jeudi 29 novembre 2007

Come on down : it's your Maaaaath Classsssss

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Attachez vos ceintures : voici un avant-goût de ce que pourrait devenir l'école si on l'adaptait au goût du jour...

Le Ron Clark Academy !

Déjà, quand l'école porte le nom de son directeur, c'est douteux. Quand il y a trop de plaisir dans le reportage, c'est douteux. Quand il y a plus de membres sur le conseil d'administration que de personnel, c'est douteux. Quand chaque page du site de l'école réclame des sous, c'est douteux.

Au-delà des doutes, quand je pense au temps qu'il me faut pour préparer mes activités d'apprentissage, je me demande vraiment qu'est-ce qu'il me resterait de vie s'il fallait en plus en gérer les décors et les costumes de mes cours... Bien sûr, cette école a des commanditaires et des campagnes de financement !

There are many ways for how you can donate!
* Online Donations * Direct Deposit * Donation By Mail
* Capital Campaign * Academy Volunteer * Gifts in Kind
* Matching Gifts * Securities/Real Estate
* Planned Giving * Special Gifts


(Euh... moi aussi j'aimerais avoir un commanditaire ou recueillir des dons pour m'acheter un nouvel ordinateur pour préparer mes cours...)

Les perles se trouvent dans la description des enseignants recherchés :

Our students will travel on international trips each year, and by the time they are in the 8th grade they will have visited every continent, including Antarctica.

(Ça te fait envie, hein Francky !)

Teachers will be required to spend a great deal of personal time traveling with the students, visiting homes and participating in after school programs.

(La routine habituelle quoi !)

Certification in each subject is preferred but not required.

(Ma foi, on se croirait presqu'au Québec !)

Benefits of working at the Academy: Teachers and staff members at our school will be involved with ground breaking and innovative strategies unlike any other educational institution in America. We will serve as a model for other schools and districts and will receive visitors from around the world.

(Une petite médaille et le paradis garanti avec ça ?)

International teachers are welcome to apply. [...] We are interested in receiving applications/videos from teachers in the following areas: Pre-Algebra, Language Arts, Spanish, Art

Excusez-moi, faut que j'aille "rafraîchir" mon c.v.



Merci à Angel pour ce lien.

mercredi 28 novembre 2007

Pour Stephen

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Voilà ce qui s'appelle la théorie de la décision :

Cartogramme II

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Merci à Sylvain pour ce magnifique cartogramme animé.

Pour Stephen...


Je veux devenir Finlandaise.
Comment on fait ?

lundi 26 novembre 2007

Actes sans nom

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samedi 24 novembre 2007

Maurice²

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Dehors novembre IV

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Inviter des amis à manger un osso bucco alla gremolata avec un bon blanc et terminer le repas avec un gâteau au citron et aux graines de pavot des Three Tarts... et un vin de glace...


(Ce plaisir se paie à l'avance par un gros samedi à corriger toute la journée... beurkkkkkkkk !)

mercredi 21 novembre 2007

Premiers flocons

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Quel immense plaisir que de se lever le matin et de constater que tout à coup tout est blanc : les premiers centimètres de neige sont tombés. La grisaille a fait place à la lumière. Pour célébrer cela, ouvrons vite le flocon !

Imaginez.

Il s'agit d'une courbe fermée et continue en tout point, mais dérivable nulle part. Il est tout à fait possible d'en peindre l'intérieur avec une quantité de peinture raisonnable. Par contre, toute la peinture de l'univers n'arrivera jamais à dessiner tout son périmètre. C'est de la magie !

Il commence simplement avec un triangle équilatéral. Puis, chaque côté fait naître un autre triangle équilatéral dont la base, centrée sur le côté, en mesure le tiers. Chaque itération répète cette renaissance éternellement. C'est de la magie !



Allez, matheux, à vos notions de convergence et démontrez que l'aire du flocon de Koch est finie et son périmètre infini.

C'est de la magie mathématique !!!

dimanche 18 novembre 2007

Dehors novembre - III

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Retrouver ses chandails de laine, ses bonnets et aller faire courir le chien dans le boisé en voie de disparition au bout du quartier. En pleine face, le soleil traversant les branches des arbres, les pieds dans les feuilles mortes qui font "crouch crouch" sous les pas, le bout du nez froid et les joues fraîches.

vendredi 16 novembre 2007

Pensées impures

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Lors de notre réflexion dans l'élaboration d'un nouveau programme obligeant l'utilisation du portable en salle de classe, une inquiétude est vite apparue : comment s'assurer que les apprenants restent attentifs aux activités d'apprentissage qui leur sont proposées devant la classe lorsque toute la toile s'offre à eux en un clic bien caché derrière leur écran ? Nous avons conclu que ça pouvait être possible.

Cet après-midi, j'assistais à une réunion de gens sérieux, des gens impliqués dans le milieu de l'éducation. Chacun avait son portable, le preneur de notes était branché à un projecteur pour que les quatre autres participants présents puissent suivre en direct le compte rendu sur le wiki du groupe. Pourtant, la personne à ma gauche a navigué sur la toile pendant la majeure partie de la réunion. La personne à ma droite a profité d'une discussion pour répondre à ses courriels.

S'il est difficile de garder l'attention de 5 personnes impliquées dans un groupe pourtant efficace et dynamique, comment un prof arrivera-t-il à rester plus intéressant qu'internet pour ses 30 élèves plus ou moins motivés ?

jeudi 15 novembre 2007

Point de vue

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mardi 13 novembre 2007

Citation du jour

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Pour mes collègues qui enseignent en français en donnant le goût des mots à nos jeunes, pour Monsieur A et pour tous les vrais matheux qui savent qu'il est ici question aussi de mathématiques, voici la retranscription d'un texte de Jean Barbe entendu samedi le 10 novembre à l'émission Je l'ai vu à la radio. À mon humble avis, il mérite d'être disponible sur la toile.

Chacun de mes examens de français en secondaire III consistait à conjuguer un verbe dans toutes ses formes. Quinze minutes avant le début des examens, il y avait des étudiants affalés partout, le nez plongé dans leur Bescherelle, qui tentaient désespérément de commettre à leur mémoire la déclinaison au conditionnel passé 2e forme du verbe « surseoir ».

J’eusse sursis, tu eusses sursis, il eût sursis, nous eussions sursis, etc.

Évidemment, dès que l’examen était terminé, notre mémoire à court terme s’empressait de
flusher les « eussions sursis » hors de nos neurones si bien que nous avons terminé l’année sans avoir rien retenu d’autre de ce cours que l’idée que le français est une langue compliquée, chiante et parfaitement inutile.

Je pensais à cela en lisant les journaux cette semaine qui dénonçaient encore une fois la pauvre qualité du français tant chez les profs que chez les étudiants.

Faut-il rappeler que voilà trois ou quatre générations, seule une toute petite partie de la population avait accès à l’enseignement supérieur. Bien sûr, l’élite du cours classique ne faisait pas de faute, la qualité de leur langue était irréprochable. Mais 90 % de la population savait à peine signer son nom. En démocratisant l’enseignement, on a un peu
scrappé la splendeur des élites, mais le niveau des autres s’est amélioré. Nous sommes toujours plutôt nuls en général, mais un peu moins qu’avant. Il y a de l’amélioration.

Je crois quant à moi que c’est l’usage qui fait la langue et pas le contraire. Mon grand-père avait une 4e année. Il aurait eu 0 si on l’avait soumis à une dictée. Pourtant, il s’est bien débrouillé toute sa vie, parce qu’il se servait pour écrire des mots qu’il connaissait et savait orthographier. Et s’il avait besoin de nouveaux mots, il pouvait toujours regarder dans le dictionnaire.

De la même manière, j’ai appris à écrire parce que je voulais devenir écrivain. Il m’est apparu alors assez vite que la langue était une convention, un ensemble de règles définies arbitrairement dont la maîtrise signifiait seulement qu’on ne donne pas des jambettes aux lecteurs pendant qu’ils parcourent nos phrases parce qu’on veut qu’ils se rendent jusqu’au bout et qu’ils comprennent le sens de notre texte. Les fautes d’orthographe, de grammaire ou de syntaxe sont des jambettes données aux lecteurs et dans les fautes, on s’enfarge, on tombe, on perd de la vitesse et on perd le sens de l’orientation. On ne sait plus où est le but du texte. C’est ça qui est grave. Les fautes ne sont pas graves en soi. La langue n’est pas une fin en soi. C’est un outil pour comprendre le monde et raconter des histoires.

Il y a deux genres de mécaniciens. Celui qui trippe sur la mécanique et celui qui trippe sur les outils. Moi, je trippe sur la mécanique. J’aime que ça fasse « vroum vroum », que ça tourne rondement et que ça m’amène quelque part. Beaucoup de mémères et de pépères à virgule qui protestaient la semaine dernière dans les journaux contre la dégradation du français sont des mécaniciens qui trippent sur les outils. Ils aiment leurs outils d’amour. Ils les bichonnent et les frottent avec un linge pour les faire reluire, puis les replacent sur l’établi comme si c’était des tableaux d’une exposition surréaliste.

Ah, nénuphar. L’exquise délicatesse du « ph ». Nénuphar. Ne touchez pas à mon « ph ».

Mais « ph » ou « f », je m’en fous. Ce n’est au fond qu’une fleur qui plonge ses racines dans la boue.

La langue est belle quand elle s’efface derrière le sens, quand elle donne au sens toute la place et c’est la seule raison pour laquelle elle demande être écrite sans faute. Pas pour le respect de la langue, mais pour le respect du sens.

Mon professeur de secondaire III était un mécanicien qui trippait sur ses outils. Nous n’avons rien retenu de son enseignement, parce que tout ce que nous voulions, c’était aller quelque part en faisant « vroum vroum » et le plus rapidement possible. Son enseignement n’avait pas de sens, il n’allait nulle part.

Je le répète : la langue n’est pas une fin en soi. C’est un outil pour comprendre le monde, pour raconter des histoires, communiquer, rêver. Il ne faut pas enseigner la langue, il faut enseigner à penser, à raconter, à rêver. Très vite, les élèves s’apercevront qu’il n’y a pas de meilleur allier pour penser, raconter et rêver qu’un bon vieux dictionnaire. On n’a pas besoin de maîtriser la langue si on reste « effoiré » devant la télé. Mais je peux vous garantir que le condamné à mort apprendra très vite à décliner le verbe surseoir dans toutes ses formes, car peut-être en effet le juge surseoira-t-il à son exécution et ainsi la langue aura la couleur de la vie plutôt qu’une odeur de poussière.

lundi 12 novembre 2007

Parlons compétence

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J'ai déjà dit que je ne parlerais pas de politique ici.
Merdre, ça va mal !!!

Les blogues de profs du Québec parlent de la performance de notre Ministress Courchesne à Tout le monde en parle. Les billets ont de quoi ramener le printemps en novembre. Je songe en particulier à celui de Monsieur A et de ceux du Prof masqué. Tel mon foie, depuis hier soir, je jubile.

Quelle magicienne, notre Ministress...
Un lapin, un autre lapin, et hop... pour votre dernière question, un autre lapin !

"Merdre, faut renverser ça : La Ministress est incompétente !"

Ooooooooooooooooooooooooohhhhhh ! Père Ubu, on se calme !

Qui est Michelle Courchesne ?

Formation
DEC en sciences humaines, Collège Jean-de-Brébeuf (1972)
Baccalauréat en sociologie, Université de Montréal (1975)
Maîtrise en urbanisme, Université de Montréal (1977)


Expérience professionnelle
* Urbaniste-conseil chez Gendron Lefebvre (1976-1979)
* Urbaniste responsable de la région aéroportuaire de Mirabel, ministère des Affaires municipales (1979-1981)
* Adjointe à la vice-présidente syndication chez Lévesque, Beaubien et Geoffrion (1985-1988)
* Sous-ministre adjointe, ministère de la Culture et des Communications (1988-1991)
* Sous-ministre en titre, ministère de la Culture et des Communications (1991-1995)
* Directrice générale de l'Orchestre symphonique de Montréal (1995-2000)
* Vice-présidente et directrice générale du Groupe tactique chez Marketel (2000-2001)
* Vice-présidente exécutive, marketing et communications chez Cognicase (2001-2003)


Ce n'est pas rien, mais ça n'a rien à voir avec l'éducation.

"Vous serez Ministre. Votre mission, si vous l'acceptez, consiste à devenir le plus rapidement possible spécialiste d'un domaine dont vous ignorez l'essentiel, sous le regard perçant des spécialistes qui vous jugeront d'une part, et des électeurs qui n'en savent pas plus que vous, mais qui vous éliront d'autre part. Si vous échouez, nous nierons avoir eu tout contact avec vous."

Pourquoi Madame Courchesne fait-elle plus de vagues que les autres ministres ? Je ne sais pas, peut-être parce que notre gouvernement est minoritaire et que, sous la pression adéquiste, il nous faut en éducation, quelqu'un qui saura faire du marketing pour vendre les nouvelles politiques libéro-adéquistes aux parents électeurs qui n'en peuvent juste plus d'entendre le milieu se plaindre de la réforme et qui veulent revenir au système de leur dégénération...

"Mes aïeux ! La Ministress a incontestablement des compétences en marketing !"

Prochain tour de magie : on lance le lapin et il tombe une pluie de votes !

"L'éducation est un domaine trop important pour être ainsi dirigé !"

Euh... réveillez-vous ! Changez de ministre, changez de parti au pouvoir, le ministre qui décide restera celui ou celle qui, il n'y a pas si longtemps, faisait du porte à porte avec son petit dépliant pour se faire élire.

Depuis le 18 avril 2007, Madame Courchesne a ces responsabilités :

* Ministre de l'Éducation, du Loisir et du Sport depuis le 18 avril 2007
* Ministre de la Famille depuis le 18 avril 2007
* Ministre responsable de la région de Laval depuis le 18 avril 2007
* Membre du Comité des priorités depuis le 18 avril 2007
* Présidente du Comité ministériel du développement social, éducatif et culturel depuis le 18 avril 2007
* Membre du Comité de législation depuis le 18 avril 2007
* Membre du Comité ministériel au développement des régions depuis le 18 avril 2007


Bon, elle n'a pas de correction, mais il faut avouer que ça lui fait pas mal de préparations !

Bizarrement, vu sous cet angle, je ne changerais pas de place avec elle... J'éprouve même de l'ad...

"Ooooooooooooooooooooooooooooooooh ! Elle est quand même Ministress de l'éducation, c'est elle qui décide des orientations de l'école, c'est elle qui dirige les tuteurs qui feront de nos enfants de magnifiques arbres s'abreuvant par leurs profondes racines aux savoirs et soufflant sur notre pays un vent vivifiant de compétences. Il faut y voir à ce poste quelqu'un de compétent dans le domaine."

Pourquoi le parti au pouvoir ne nommerait-il pas comme ministres des spécialistes élus ou non élus ? De par leurs fonctions, ils seraient compétents, de par leur nomination, ils donneraient un peu de la couleur du parti... Non, mais tant qu'à être dans les réformes, pourquoi pas réformer le système gouvernemental ?

Merdre, ce blogue ne parle pas de politique !

dimanche 11 novembre 2007

Des chiffres et des moyennes

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Ça y est, Weby a reçu son premier bulletin chiffré de sa vie. Ses parents sont rassurés, voilà enfin quelque chose de comparable à ce qu'ils ont connu et Weby, elle, n'y voit aucune différence. Enfin, n'y voyait aucune différence.

Inutile de décrire la joie de la maman, fière du 100 % de sa fille en sciences, note qu'elle-même n'a jamais réussi à obtenir même en prenant le statut de chauffeuse. (Il faut dire que l'école privée qu'elle a fréquentée était peuplée de professeurs qui aimaient bien poser la colle dans l'examen, question d'inculquer la modestie aux élèves et d'affirmer la supériorité du maître de la classe.)

Quand papa a su que sa fille avait 100 %, il a tout de suite demandé quelle était la moyenne.

"Pourquoi tu veux savoir ça ?", demande Maman.
"Parce que c'est peut-être le prof qui fait des examens trop faciles et que tout le monde a 100%", répond Papa pour qui la moyenne constitue une évaluation de l'enseignant.
"Pfffff, dit Maman, faut que j'appelle tout le monde pour dire que Weby a 100 % en sciences. Pas en enseignement moral ou autre matière fafabébé, en SCIENCES !!!"

Toute la famille l'a su : Weby a eu 100 % en Sciences et la moyenne de sa classe est 72 % ! Grand-mère a même conclu : "Mais ça mérite une récompense !"

Les A de ces bulletins de jadis n'avaient jamais provoqué autant d'émoi. Weby remercie la Ministre du retour aux bulletins chiffrés.

Mais il y a papa qui vient gâcher la sauce : Weby est en bas de la moyenne dans deux matières.

"C'est inadmissible. Le prochain bulletin, je veux que tu sois en haut de la moyenne dans toutes les matières. Tu n'as qu'à travailler plus. Tu n'as jamais de devoir, c'est pas possible. On te prendra un tuteur pour t'aider dans ces matières."

Papa, tu sais comment ça se calcule une moyenne ? Tu sais que, contrairement à la majorité des élèves de sa classe, Weby n'est pas fluently bilingual de naissance et qu'il est par conséquent peut-être normal qu'elle soit plus faible que la moyenne de sa classe d'anglais ?

Avant, Weby avait sur son bulletin "L'élève progresse avec un peu de difficulté en anglais." Papa et maman étaient d'accord et tentaient d'aider Weby pour faire en sorte que ses difficultés soient moins grandes. Avec le nouveau bulletin, ils veulent maintenant prendre des mesures sérieuses et intensives pour que Weby se retrouvent au-dessus de la moyenne, plus bilingue que les bilingues.

"Quand on veut, on peut. Elle a le talent pour réussir. Sinon, on déménagera au Lac St-Jean !" dit Papa.

Elle était anglophobe l'an dernier, on la veut anglophone l'an prochain... je tairai cependant cette pensée. Je passe déjà pour une hurluberlue avec mon opposition au calcul de la moyenne, je ne vais pas en rajouter.

En regardant le bulletin de Weby, je reste étonnée par la répétition de notes semblables. Statistiquement parlant, considérant les notes en pourcents, son bulletin est improbable.

"Dis-moi, Weby, sais-tu comment les notes ont été attribuées ?"
"Oui, on a reçu une feuille pour l'expliquer aux parents."
"Est-ce que je peux la voir ?"
"Euh... je ne l'ai pas, mais c'est assez simple."
"Ah bon, c'est quoi ?"
"Ben, A+ = 100 %, A = 92 %, B+ ben tu soustrais 8 et ainsi de suite..."

Finalement, ils ont traduit les lettres en chiffres, puis ils ont fait la moyenne.
Une moyenne arithmétique sur des variables qualitatives.

Euh... pourquoi pas faire la médiane alors ? Oups... c'est vrai, les parents veulent une moyenne, comme dans leur temps, où pour avoir écrit la définition, on donnait 2 points, pour avoir écrit la bonne formule de résolution, on en donnait 5, pour avoir plogué les bons chiffres aux bons endroits et calculé le tout, on en 3 et ça donnait une note sur 10. Mais aujourd'hui, on veut savoir si l'enfant est capable de résoudre un problème. Le réussit-il de façon satisfaisante ? Avec difficulté ? Ou est-il incompétent ? S'il le réussit en dépassant les exigences (A+) est-ce que ça veut-il qu'il ne commet aucune erreur (100 %) ? S'il le réussit avec certaines difficultés (68 %), est-ce que ça veut dire qu'il arrive à atteindre plus des deux tiers des objectifs ? Et que dire d'un élève qui ne répond pas du tout aux attentes, un élève qui ne fait rien, qui remet une copie blanche ? Un beau E (qui lorsque j'étais au primaire, signifiait Excellent... ce qui ne me rajeunit pas !!!). Eh bien, le beau E pour échec reçoit la magnifique note de 28 % !!! Voilà de quoi biaiser la moyenne ! Et 28 %, c'est quoi ? Pour ménager son estime ou la partie de compétence innée que chacun possède au fond de lui ?

En allant acheté du pain, Weby et moi avons rencontré un de ses professeurs.

"Les parents sont pour la plupart super contents du nouveau bulletin avec les moyennes. Mais, franchement, des compétences, comment voulez-vous chiffrer ça ? L'élève est capable ou il ne l'est pas !"

samedi 10 novembre 2007

Dehors novembre - II

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Le fudge de Wakefield !




Et la Ministre Courchesne à Tout le monde en parle !!!

lundi 5 novembre 2007

Hommage aux lecteurs de ce blogue

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Selon le "Blog readibility test",

cash advance

Ce qui fait de vous, chers lecteurs, incontestablement des génies !

samedi 3 novembre 2007

Dehors novembre - I

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Novembre, c'est l'hiver en Bretagne. La pluie, le froid qui vous glace les os, le jour qui ne se lève pas, qui se couche trop tôt. Les feuilles mortes qui se ramassent à la pelle et le jour du souvenir, tout en novembre rappelle que nous sommes éphémères. Et novembre dure qu'à la première neige, celle qui apporte enfin un peu de lumière.

Pour nous aider à mettre dehors novembre, je vous propose un plaisir par semaine jusqu'à la neige.

Le premier plaisir, et non le moindre : le retour à l'heure normale !!!

Ce n'est pas tant le retour à la normalité qui vaut le plaisir, mais cette heure de plus que l'on a pour dormir.

(Parents de jeunes enfants, tant pis pour vous ! HA!HA!HA!)

jeudi 1 novembre 2007

Le cellulaire comme outil d'apprentissage

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"Pour le cours de demain, n'oubliez pas d'apporter votre cellulaire."

C'est clair qu'il faut que j'expérimente ça !