vendredi 31 octobre 2008

Coup de coeur au travail

Partager

.



Cette année, pour la première fois, pour des raisons que je ne saurais expliquer, peut-être un remord de nous obliger à participer à la journée Portes ouvertes dimanche, le Cégep a décidé de nous offrir trois journées sans cours.

Nous sommes à 5 semaines de la fin de la session. Le temps où le peu d'avance que l'on avait est épuisé (enfin, je parle pour ceux qui en ont, moi je pourrais me mériter un doctorat en Travail sous pression dans la catégorie Dernière minute), le temps où le sprint de fin de session s'annonce.

Trois jours.

Pas une semaine.

Trois jours.

À la session d'hiver, nous avons une semaine de consolidation des acquis. C'est le terme politiquement correct pour cette semaine de relâche qui, suite aux négociations syndicales, coïncide avec la semaine de relâche du primaire et du secondaire. Tout le monde est alors en vacances... euh je veux dire en consolidation des acquis. Placez une réunion, une rencontre pendant la semaine de relâche et vous courrez la chance de gagner un poing sur la gueule. Essayez de rejoindre un étudiant pendant la semaine de consolidation des acquis, il consolide sur une plage dans le sud ou sur une planche à neige.

Habituellement, l'automne, nous n'avons que les congés de la fête du Travail et de l'Action de grâce. Mais cette année, trois jours.

Trois jours.

Trois jours à la fin octobre, ce n'est pas assez long pour partir dans le Sud, il n'y a pas assez de neige et le temps n'est pas au loisir.

Trois jours pendant lesquels les enfants sont à l'école et que le reste du monde est au travail.

Trois journées pédagogiques, des vraies.

Pendant ces trois jours, nous avons travaillé. Réunion d'équipes, réunion de département, rencontres d'élèves, préparation, correction. De vraies journées de travail, comme il m'arrive d'en prendre une parfois quand "la soupe déborde". Une journée que je fais alors passer avec hargne comme de la maladie alors que j'y passe tout mon temps à travailler, du lever au coucher, pour être à jour.

Ce qui m'amène à penser...

La formule pour calculer la charge individuelle (CI) d'un enseignant n'a pas changé depuis des lustres. Il s'agit d'une formule qui vise à uniformiser la tâche d'un enseignant d'une discipline à un autre. Évidemment, comme tout ce qui vise l'uniformisation, la formule n'est pas idéale. Venez me faire croire que les heures de préparation et de correction pour un enseignant d'éducation physique sont comparables à celles d'un professeur de mathématique. No way. Et il faut avoir vécu près d'un professeur de philosophie ou de français pour avoir pitié de leurs piles de correction. Que dire des professeurs qui supervisent les stages ? Enfin, chacun son karma.

Supposons que la formule de la CI est équitable (ce n'est pas le cas, mais supposons). La charge d'enseignement a drôlement changé ces dernières années. Avec la réforme, nous avons beaucoup plus de travail administratif à faire. Avec les problèmes des dernières années et avec les plans d'aide à la réussite (avec lesquels le MELS tend des carottes aux directions), la tâche a changé. Avec l'arrivée des TICE, la tâche s'est drôlement alourdie. La CI n'est plus ce qu'elle était et pourtant son calcul n'a pas changé.

Pourquoi ?

Parce que si certaines tâches administratives sont devenues obligatoires (vive la pression du groupe), tout ce qui est encadrement, enseignement adapté, TICE sont faites volontairement. Aucune pression. Au contraire : on regarde de travers ceux qui osent apporter des changements, pas ceux qui suivent la tradition. Or, les volontaires, les audacieux, (bref les "caves") écopent. Ceux qui donnent le même cours depuis 10 ans, ceux qui offrent le minimum de disponibilité, ceux pour qui le travail ne sert que de gagne-pain et qui n'ont rien à cirer de leurs étudiants, ceux qui ont toujours raison et dont les élèves ont toujours tort, ceux qui enseignent et puis s'en vont bien protégés par leur sécurité d'emploi, ceux-là n'ont pas de problème et ceux-là feront que le calcul de la CI ne changera pas de sitôt.

Mais pour les autres, ceux qui se laissent convaincre par leurs conseillers pédagogiques que la pédagogie de la première session doit être différente et est importante pour assurer la persévérance et qui changent leurs méthodes, ceux qui essaient sans ressource de se lancer dans l'éducation de plus en plus 2.0, ceux qui se tiennent au courant des courants et testent les innovations pédagogiques, ceux-là qui ont leur profession à coeur jusqu'à l'écoeurement, ceux-là, quand ils voient trois journées sans cours arriver au début novembre juste avant le sprint de fin de session, ceux-là ne peuvent que dire à leur Cégep un grand merci.

En leur nom, Cégep, merci.

mercredi 29 octobre 2008

Billet insipide

Partager

.

Lundi, en fin de journée, j'ai passé l'aspirateur dans ma poubelle-voiture en sandales et en t-shirt.

Le lendemain, mardi, bottes, tuque et mitaines : il neige.




À croire que la météo s'est prise pour le Dow Jones.


.

dimanche 26 octobre 2008

It's a small world after all

Partager



Caroline Irby du Guardian a colligé les témoignages de 200 enfants vivant en Grande-Bretagne, mais nés de pays différents. Il n'y manque que 7 pays.



Bien sûr, il ne s'agit que de cas particuliers, mais ça permet de réaliser à quel point la planète est petite, combien la culture est déterminante et combien le respect de la différence importe.


samedi 25 octobre 2008

Votre univers est-il si plat ?

Partager

Travaillant les bases et les dimensions, j'ai présenté ceci à mes étudiants.





Inutile de vous dire que ce petit 5 minutes permet de se recentrer dans le cours.

Après la pause, on s'est offert ceci :




Faut-il absolument voir pour croire ?

vendredi 24 octobre 2008

Apprentissage fractal

Partager



Est-il normal qu'une matheuse soit cartésienne ? Je ne le sais pas.

J'avoue qu'avec l'expérience, je le suis de moins en moins dans la préparation de mes cours. Je ne crache pas sur cette idée d'éducation fractale que résume bien Gaël Plantin, mais franchement, entre fractal et chaos, il y a un pas qu'il ne faut pas franchir !

Weby s'arrache les cheveux dans son cours de mathématique. La calvitie n'étant pas trop à la mode chez nos ados, elle met son orgueil de côté et vient me parler maths.

"Je ne comprends rien."

Je regarde ses notes de cours. Deux pages manuscrites seulement. Les photocopies sont rationnées au secondaire. Elle a recopié des graphiques minuscules, quelques noms, quelques équations.

Brièvement, elle savait déjà placer des points sur un graphique cartésien, maintenant, on lui donne un tableau de valeurs et elle doit déduire l'équation de la fonction. Évidemment, on lui dit ce qu'est une fonction, une fonction c'est un graphique pour lequel une droite verticale ne coupe pas plus qu'un point. Ouf... vive la rigueur ! Sans doute pour l'aider à comprendre le concept, on lui a présenté les fonctions y = ax, y = ax + b et y = 1/x, visiblement sans lui parler de leurs caractéristiques.

Ses questions sont pertinentes et démontrent bien qu'elle n'a eu qu'un survol de cette matière.

- À quoi ça sert de trouver l'équation de la fonction quand on a son graphique qui indique ce que l'on cherche ?

- À quoi ça sert de trouver l'équation de la fonction quand on a un tableau de valeurs ?

- À quoi ça sert de trouver l'équation de la fonction quand ce que l'on cherche peut être trouvé avec la règle de trois ?

Je me dis que les fonctions présentées devaient simplement être des exemples pour illustrer l'usage des fonctions que Weby a manqué et je la laisse finir son devoir.

- Comment on fait pour calculer un taux ?

- Le taux de quoi ?

- Ben le taux.

- Euh... tu le veux en % ou en unité ?

- Arrrrggg, laisse-faire, je pense qu'on soustrait les x puis on divise par les y.

- HOUHOUHOUHOUHOU... ok, ce que tu cherches, c'est le taux de variation. Laisse-moi t'expliquer ce qu'il signifie pour que tu te souviennes de la procédure pour le trouver ce taux.

Dans ma petite tête, je commence à perdre mes repères, la suite diverge, la fractale se dessine. Comment peut-on avoir vu si rapidement les notions de fonctions, les fonctions du premier degré, la notion de taux de variation et espérer que cela soit compris si rapidement et sans exercices progressifs ? La fractale. On touche à tout, en même temps. Faut que je m'y fasse, je suis trop cartésienne.

Je la laisse continuer. La mâchoire un peu plus crispée, mais la voix reste normale.

Dernier exercice.

Il s'agit de divers contextes, on donne des tableaux de valeurs et on demande des taux, des équations, des images... Weby se débrouille plutôt bien, jusqu'au dernier.

- Grrrrrrr, c'est impossible. Grrrrrrrr, ça ne marche pas non plus.

- Qu'est-ce qu'il y a ?

- J'ai essayé de trouver la valeur avec le taux, mais j'ai un moins, alors ça ne se peut pas. Si je le fais avec un produit croisé, ça ne se peut pas non plus. Si je regarde la forme du graphique, ça ressemble à inversement proportionnel, mais la calculatrice dit "erreur". Je ne comprends rien.

Je lis le problème :

Paul a acheté une voiture 22000 $, après un an, sa voiture vaut 17 500 $, après deux ans, elle ne vaut plus que 14 000 $, après trois ans 11 000 $ et ainsi de suite, on donne les valeurs de la voiture pendant les 10 premières années. La question : quelle est la valeur de la voiture après 12 ans.

J'ai hurlé. Très fort. L'éducation fractale, je veux bien, mais il ne faudrait pas exagérer. À force de tourner autour du pot, on s'étourdit sans jamais toucher à la chose. Quel est le but du MELS avec cet exercice ? Faire réaliser aux jeunes qu'il existe d'autres types de fonctions que celles énumérées ? Hello ! De cet exercice, le jeune ne comprend qu'une chose, c'est qu'il ne comprend rien et qu'il est incapable de réussir.

Au début de l'année scolaire, l'enseignante de Weby a averti tous ses élèves que les mathématiques de la troisième année du secondaire étaient très difficiles et que s'ils échouent, ils se fermeront bien des portes... Un problème de dépréciation laissé en devoir après avoir initié en quelques jours les jeunes aux concepts et notion de fonction, de fonctions à variation directe et inverse, de fonction à variation constante, de taux de variation, c'est la preuve ultime que l'intention cachée est de fabriquer des mathophobes et de créer des traumatismes importants par rapport aux mathématiques.

- La réponse est 1400 $, je vais te faire la solution moi-même. Je suis certaine que même ton prof n'arriverait pas à le faire. Pffffff, et si elle n'est pas contente, tu lui donneras mon numéro de téléphone, qu'elle m'appelle ! Tu lui diras que j'aimerais ça discuter avec elle de mathématique et de pédagogie.

- Je préfère ne pas le faire. Je vais le laisser blanc, de toute façon, elle ne ramasse jamais les devoirs. Parfois, on les corrige en classe, mais en général, on ne fait rien avec.

GGGGGGGGGGGGRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRR



Le lendemain, aux informations, on s'étonnait que le taux de réussite aux examens du MELS en mathématique dans la région était aussi bas que 15,6%... le taux de réussite provincial étant de 68 %.

Personnellement, je m'étonne qu'on s'étonne.

samedi 18 octobre 2008

Math en jeu

Partager

'

Le jeu en ligne Math en jeu produit par l'équipe du SMAC de l'Université Laval est certainement intéressant.





Le joueur choisit un personnage et la durée d'une partie, son but est de réussir à répondre à plus de questions mathématiques que ses adversaires. Les adversaires peuvent être choisis aléatoirement parmi les participants, mais des salons peuvent aussi être crées pour jouer avec ses "vrais" amis.

À l'inscription, le joueur donne son niveau (Secondaire I à V), à l'ouverture de la partie, il sélectionne son personnage et le niveau de difficulté des questions. Il ne lui reste plus qu'à se déplacer pour ramasser des objets, mais pour bouger, il faut avoir la bonne réponse à la question et plus vous voulez aller loin, plus la question sera difficile. Les pas de géants sont pour les géants en maths !

Je me suis inscrite en mentionnant un niveau secondaire 1... le niveau fafabébé... eh bien les questions ne sont pas si "fafa" que ça ou alors ma première année de secondaire est bien bien loin dans ma mémoire... Hum... vous arrivez à décoder le mot QJTDJOF rapidement vous ?

Si le joueur peut se déplacer lorsqu'il a une bonne réponse, s'il en a une mauvaise, il doit attendre 15 secondes avant de pouvoir continuer à jouer. Pendant ce temps, on lui présente la solution et ses adversaires font des points !!!

Les parties peuvent durer 1, 3, 5, 10, 15 minutes jusqu'à une heure.

Mais le plus chouette est une primeur : Jean-Marie de Koninck, le maître du SMAC, me racontait cet après-midi que son équipe travaille à ajouter un volet professeur pour ce site. Ainsi, un professeur inscrit pourrait choisir un thème (supposons la géométrie) et convier ses élèves dans un salon réservé.

"Devoir ce soir : rendez-vous à 20 heures sur Math en jeu au salon Euler pour une partie de 20 minutes."

Les élèves n'auront alors que des questions de géométrie et le professeur, après le jeu, recevra les statistiques de ses élèves.

La banque contient actuellement plus de 3500 questions et elle s'enrichit avec le temps. La conception graphique s'améliorera aussi pour plaire aux jeunes (on pense ajouter une section de clavardage, plus de personnages...)

Trève de blablatage, allez plutôt y jouer !

Comme Monsieur de Koninck, je vous recommande fortement de vous inscrire comme élève de première secondaire... si c'est trop fafa, vous n'aurez qu'à augmenter votre niveau.

Alors, on se retrouve dans mon salon ?

lundi 13 octobre 2008

Projet Google

Partager

.


jeudi 9 octobre 2008

Mali - Canada

Partager

.

Ou quand les feuilles d'érable nous donnent le goût de réviser nos drapeaux...






... et d'apprendre enfin la géographie de l'Afrique.

Parents-roi

Partager

Un beau texte de Madame Unetelle découvert via la mégère de cuisine.

Le parent-roi, une créature éduquée pour choisir et être libre, est devenu esclave de ses choix. Il doit choisir pour tout, tout le temps.–Voulez-vous connaître le sexe de votre bébé? Ferez-vous baptiser le petit? Portera-t-il votre nom ou celui de son mari? Et ses couches, lavables ou jetables?

Le parent-roi éduque ses enfants dans une société où les contradictions abondent, ce qui rend ses choix plus difficiles encore. Doit-il acheter un cinéma-maison ou adhérer à la simplicité volontaire? Écouter l’Association des pédiatres du Québec et faire la guerre aux germes avec du Lysol ou opter pour des produits nettoyants biodégradables?

Choisir est dans sa nature. Ce qu’il ne savait pas, c’est qu’il allait aussi être responsable de ses choix et, par extension, de son bonheur, sa santé, ses finances, sa retraite et même sa santé mentale. Il choisit. Il assume. Il le fait non seulement pour lui, mais pour ses enfants. Il accepte les conséquences de ses choix et se tape tout. Du service à la pompe, jusqu’aux soins de santé à domicile.

lundi 6 octobre 2008

Résistance au changement

Partager





Vu chez Gael Plantin.

dimanche 5 octobre 2008

Dimanche au Lac Meech

Partager

Pour que je me lève aux aurores, il faut vraiment que ça en vaille la peine. L'été indien a cependant des arguments massifs.

Trop de nuages ce matin pour faire éclater les couleurs... mais bon, je ne me suis pas tout de même pas tout à fait levée pour rien.


samedi 4 octobre 2008

Élégance mathématique

Partager


- On a donc x = 5 - 2k.

- Euh, Madame, d'où il vient le 5 au début ?

- Regarde, j'ai juste mis mon 5 en premier pour que ce soit plus joli.

- Ah oui, ok, je vois.

- Vous savez, l'ordre des termes n'a aucune importance, mais il y a tout de même une façon de les placer pour que ce soit plus joli. C'est comme pour vous, les gars, quand vous êtes avec votre blonde ou votre chum, pensez-y toujours : l'ordre dans lequel vous vous déshabillez n'a pas vraiment d'importance, mais c'est tellement plus "winner" si vous enlevez vos bas avant d'enlever votre pantalon, croyez-moi. En maths, c'est pareil, il est plus élégant de placer les termes positifs au début.



Qu'on vienne dire après que les cours de mathématique ne sont pas utiles dans la vie de tous les jours !

vendredi 3 octobre 2008

Enseigner à personne

Partager




On traiterait avec raison de taré un prof qui entrerait dans une telle classe vide et y donnerait pendant trois semaines son cours.

C'est pourtant ce que j'ai fait. Pendant trois semaines.

Pas totalement tarée, la Miss, il y avait tout de même à chaque cours 64 yeux qui me regardaient, 32 mains qui notaient mes enseignements. Car hélas, n'ayant pas trouvé mieux, n'ayant surtout pas le temps de chercher mieux puisque trop occupée en génie électrique à tout rebâtir, j'enseigne en sciences de la nature. Un cours comme l'aimerait les Parizeau-Facal-Landry. Rigoureux, sévère, théorique, formelle et surtout toujours magistral. Ouvrez votre tête, les petits, que j'y verse mon savoir. Les étudiants de sciences de la nature sont habitués à cela. Ils le réclament même. Les activités d'apprentissage les ennuient, de la perte de temps diront-ils.

Mais voilà, je n'y étais pour personne.

Résultat de la première évaluation sommative. Une moyenne correcte, rassurez-vous chers parents (pfffff), mais un écart type extraordinairement élevé. Il y a dans la classe deux groupes : un qui s'ennuie devant tant de facilité (j'exagère, mais à peine), un autre qui s'effondre devant tant de difficulté (là, je n'exagère pas du tout).

Conclusion : si j'enseigne pour l'étudiant moyen, je n'enseigne à personne. Continuer à donner mes cours de cette façon serait équivalent à accepter de donner des cours dans une classe vide. Ridicule.

Il me reste donc trois possibilités :

1- Baisser le niveau du cours pour permettre à plus d'élèves de réussir.

2- Garder le même niveau et tant pis pour ceux qui ne suivent pas.

3- Changer de stratégie d'enseignement pour permettre aux forts d'apprendre davantage et aux faibles d'être mieux encadrés pour atteindre le niveau de compétence du cours.

Considérant que ce cours est un préalable universitaire dans plusieurs programmes, considérant que je n'aime pas trop le ridicule et que je n'ai pas de temps pour m'improviser une nouvelle préparation, que feriez-vous à ma place ?

jeudi 2 octobre 2008

Application quadratique

Partager




Admirant le point de vue appuyé à la balustrade de son balcon du 20e étage, à 70 mètres au-dessus du sol, Roger, hilare, échappe son dentier. Il est 19 h 34.

À 19 h 30, une prof de math mesurant 1,63 m et ayant un poids proportionnel à sa taille marche sur le trottoir à une vitesse constante de 5 km/h. À 19 h 34, la distraite matheuse se trouve précisément à 5,2 mètres du point de chute de la prothèse dentaire et se dirige précisément et directement vers celui-ci.

Sachant que la prof de math n’a aucune conscience de ce qui se passe et donc qu'elle ne changera rien à sa trajectoire ni à sa vitesse, marchera-t-elle sur le dentier tombé par terre ? Le dentier tombera-t-il derrière elle ? Recevra-t-elle le dentier sur elle ?

On supposera que le dentier est incassable, on négligera la résistance de l’air et du vent et on supposera également que son impact au sol ne le fera pas rebondir.


________________________________________________

Le pire dans tout cela, c'est de voir la hâte des étudiants à résoudre ce problème et leurs sourires malicieux trahissant leur espoir de découvrir que le dentier me tombera dessus.


Source de l'image : Unoriginal

mercredi 1 octobre 2008

Chers petits chtins

Partager

...

- Le reste, c'est du travail d'ingénieur : vous "ploguez" dans la formule et vous avez votre résultat.

- Madame, pourquoi vous vous moquez toujours des ingénieurs ? Moi, j'aimerais bien devenir ingénieur.

- Mais mon cher François, je te souhaite de devenir ingénieur et quand tu auras ta première paie d'ingénieur, viens me voir, je te montrerai ma paie et là, tu vas voir, ce sera à ton tour de rire.