mardi 26 avril 2011

Cauchemar personnel

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Parmi les choses que tout le monde sait, mais que je ne sais pas, que je n'arrive pas à apprendre, il y en a deux qui se démarquent :

- Je ne sais pas lire l'heure
- Je suis nulle de chez nul en calcul mental

Ah... c'est étrange pour un prof de maths, me direz-vous. (On me l'a dit 1000 fois.) Eh bien non. Je fais des mathématiques, pas de la comptabilité.

Voilà que Clockus de Ji Hun Noh a créé ce "jouet" cauchemardesque : une horloge calcul mental. Une horreur.

Pour obtenir l'heure, vous devez répondre à une question de calcul mental (+, -, x ). Pour les vrais, il est possible de mettre l'horloge en mode 24 h.



Cette chose n'est vraiment pas faite pour moi.


Source : Ji hun Hoh

dimanche 24 avril 2011

Orange électrique

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Je ne sais pas pourquoi, mais un de mes anciens étudiants a pensé à moi en voyant cette publicité. J'comprends pas !


lundi 18 avril 2011

Les fichiers joints aux courriels vides...

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samedi 16 avril 2011

Cantat et Mouawad : Ça sert à ça, la philo

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"Je t'écris, malgré tes trois ans, tant est grand le besoin de m'adresser à toi pour te raconter comment le silence a su me garder. Ces mots te parviendront plus tard. Aujourd'hui, où tu t'extasies dès lors que tu aperçois un toboggan, tu ne te soucies que de jouer. Le matin tu me reconduis à la porte me disant: «Papa au théyatavec Antigogne Éclèt et Dézanil».

T'écrire, c'est conjurer la peur que j'ai de mourir avant d'avoir eu avec toi quelques conversations. La vie est faite pour parler infiniment avec ses amis et quelques fois avec ses parents. Une seule conversation avec son père peut agir comme pont et comme ravin. Traverser pour se libérer. C'est peut-être cela un père: pont et ravin. N'être qu'un pont, c'est empêcher le ravin, garant de liberté; n'être qu'un ravin c'est empêcher sa traversée et retenir l'enfant sur sa propre rive. Considère alors cette lettre comme l'ombre de la conversation que nous aurions eue si ma mort devait nous séparer, une façon d'avoir en ta possession mes mots. Je ne voudrais pas que ma fille ait un jour à se dire: «Mon père a écrit sa vie durant sans me donner de mots qui soient des mots de lui à moi». Cela si je devais mourir avant le temps.

Mais si l'impensable devait survenir, si tu devais mourir avant moi et que je sois précipité dans l'inimaginable douleur de vivre sans te voir grandir, alors tous ces mots seront vains.

Aujourd'hui pourtant je me tiens aux côtés de celui qui ôta la vie à la femme qu'il aimait. Cette mort, bien qu'il n'ait pas eu l'intention de la donner, il la donna violemment en se servant de ses mains. Cette femme qu'il aimait était la fille d'un père. Par conséquent, tu aurais pu être elle comme elle fut à cet instant toutes les femmes. Je t'aime plus que tout; pourtant, je me tiens aux côtés de cet homme. Pour ma part, après la mort et l'amour, je tiens la justice comme l'espace pacificateur auquel je me dois de me rallier coûte que coûte, si je veux faire barrage à la barbarie de la vengeance que j'exècre plus que tout tant elle a déchiré le pays qui m'a vu naître; et dès l'instant où cet homme a comparu devant la justice, qu'il a reconnu son crime, que sa sentence fut donnée puis purgée, je l'ai considéré comme mon égal. En tout point. Il aurait pu être mon frère. J'aurai pu être lui. Et si c'est mon frère qui te tue, malgré la chute et le désastre, je me refuse, pour ma part, le droit de prononcer les mots de Caïn; et si je suis moi-même ton propre assassin, je ne voudrais pas être jeté aux orties des humains. Mon fardeau serait infini, mais si je décide de vivre et de faire face à ma propre horreur alors la vie, toute la vie devrait m'être accordée. Malgré tout, malgré tout. C'est ce malgré tout qui, à mes yeux, rend l'humanité sublime.

Cet homme, dans l'aujourd'hui dont je te parle, est libre pour avoir purgé sa peine tel que les institutions judiciaires l'ont décidé. Il demeure à jamais celui qui tua, mais il est devenu aussi celui qui fit face à la justice. Il est donc multiple. Dans sa multiplicité, il est mon ami, il est aussi un artiste et parce que son art correspondait le mieux à l'aventure artistique dans laquelle je suis plongé, j'ai choisi de l'inviter à prendre la part la plus humble du spectacle, non pas celle du héros mais celle du choeur, et de faire face à sa vie tant ces trois pièces, si tu les lis, racontent son désastre. L'art est miroir des souffrances et des douleurs.

Ai-je bien fait?

Il n'existe pas de réponse universelle à cette question. Il n'existe que des jugements moraux. L'un dira oui, l'autre dira non. Il ne s'agit pas d'avoir raison, mais de choisir. Soit tu choisis le symbole de l'homme qui tua une femme et tu lui interdis la scène, mais alors tu dois savoir que tu le soumets à une seconde peine. Tu sacrifies la justice au profit du symbole. Est-ce juste? Est-ce juste de condamner deux fois un homme pour un seul crime?

Si, par contre, tu choisis de défendre la justice, défendre l'idée qu'un homme ne peut pas être puni deux fois pour le même crime, alors tu mets en souffrance ceux et celles qui ne pourront pas accepter le symbole affiché. Est-ce juste? Est-ce juste de sacrifier le symbole au profit de la justice? Voilà devant quelle question, pendant que tu glissais sur ton toboggan, une partie du monde de ton père s'est retrouvée.

Je te laisserai le plaisir de lire tout ce qui aura été dit, sache seulement que devant la déferlante d'opinions, aussi respectables les unes que les autres, ton père a choisi le silence comme seule élégance possible. Ton père s'est tu; non pas parce qu'il n'avait rien à dire, mais parce que dans cet espace en équilibre entre justice et morale, où il n'y avait pas de réponse mais des choix, rien ne pouvait être plus audible sinon le silence qui garde et sauvegarde les vérités et évite de rajouter la violence à la violence que ton père engendra lui-même sans le vouloir.

Ton père

***

Wajdi Mouawad, dramaturge et metteur en scène
Source : Le Devoir

vendredi 15 avril 2011

Math et musique

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Impossible d'être musicien sans être un peu de mathématicien.

Est-ce réciproque ?

Finaux universitaires...

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... version étudiante.


samedi 9 avril 2011

Vous êtes ici - Prise 2

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Lors de la première prise, on m'avait demandé de publier la carte dans un format utilisant une police vectorielle, ça n'a pas été simple de trouver un logiciel me permettant de le faire, mais grâce à un dévoué collègue de géomatique, c'est fait !

Vous êtes ici

vendredi 8 avril 2011

Le pouvoir des mots

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Eh les gars ! Vous qui regardez l'école de l'autre côté de la rivière avec envie parce qu'elle offre le même programme que nous sans obliger de cours de français ou de philo, regardez plutôt ceci.





- Ben là, Madame, c'est quoi le rapport avec la philo ?


Pfffffffffff...

dimanche 3 avril 2011

Bibliothèque de Strahov - Mauvaise idée

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Après les magnifiques vues de certaines villes en haute résolution (Londres, Paris, Dubaï), voilà que l'on s'intéresse maintenant aux intérieurs.

Voici une photo de 40 Gigapixels de la magnifique bibliothèque de Strahov, à Prague.



La photo est suffisamment précise pour que l'on puisse lire le titre des volumes des côtés.





Je ne comprends pas, cependant, pourquoi on n'a pas fermé aux visiteurs l'accès à la bibliothèque le temps de la photo. Enfin, allez voir ça, vous en aurez les jambes coupées !



Le temps passe...

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C'est Olivier qui a réveillé ce matin chez moi cette nostalgie en publiant une photo de sa première calculatrice programmable. Ça m'a donné le goût de faire de même et de constater que le temps passe, mais que je demeure tout de même assez fidèle à mes calculatrices (programmables).

Voici celle sur laquelle j'ai fait mes premiers programmes :



Remarquez le charme de ses boutons carrés et surtout, surtout, le bouton "arc" pour aller chercher les fonctions trigonométriques inverses.

Ensuite, au secondaire, j'ai eu la chance d'avoir celle-ci :



Ce qui était bien, c'est qu'on pouvait y mettre plusieurs programmes à une époque où les profs du secondaire ignoraient que les calculatrices pouvaient être programmées.

C'est alors que sont entrés à la maison les premiers ordinateurs.

Le Commodore Vic 20 :



Le Vic 20 nous a permis d'apprendre le BASIC. Puis, mon frère, joueur de jeux vidéo avant l'heure, nous est arrivé avec ceci :



L'arrivée des disquettes !

Pendant ce temps-là, j'ai réussi à mettre la main sur cet appareil qui pouvait chauffer toute une maison l'hiver :



Il est mort quelques semaines plus tard, pendant une journée de canicule.

Grâce à un club de science, j'ai pu m'amuser sur ceux-ci.






À l'école, nous avions ceci :



Puis, les études sérieuses ont obligé l'utilisation de bornes informatiques et l'achat d'une vraie calculatrice et l'apprentissage de la notation polonaise :



Ce qui est surprenant avec cette calculatrice que j'ai toujours ici dans le tiroir de mon bureau, c'est que ça fait plus de 20 ans que je l'ai, qu'elle fonctionne toujours aussi bien et que je n'en ai jamais changé les piles !

Puis, mon premier vrai ordinateur tout neuf juste à moi, un magnifique Macintosh 512 :




Côté calculatrice, depuis plusieurs années, mon employeur m'offre ceci :



Par contre, c'est avec mes maigres économies que je renouvelle mes ordinateurs personnels sur lesquels, la très grande majorité du temps, je travaille.

Je vous écris de mon iMac



Et pour mes cours, mon Cégep me prête un instrument merveilleux : une ardoise électronique.



De la cassette d'enregistrement du Vic 20 au iMac avec un détour vers les iPadPod et les tablettes PC, y a pas à dire, le temps passe. J'avais payé à l'époque mon Macintosh, avec un disque dur externe de 20 Mb (que je n'ai jamais réussi à remplir) environ 2500 $, soit, en dollars actuels, 4200 $. Imaginez quel ordinateur vous pourriez vous offrir aujourd'hui pour 4200 $. Combien de Tb de mémoire ? Il y a tout de même des choses qui évoluent dans le bon sens !


Rappel :
Méga = 1 000 000
Téra = 1 000 000 000 000

Il reste à suivre le courant !