samedi 13 juin 2009

Éthique et culture religieuse

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Il s'agit d'un programme offert aux enfants du primaire et du secondaire. Selon le MELS :

Le programme Éthique et culture religieuse permettra à votre enfant :

* d'acquérir ou de consolider, le cas échéant, la notion selon laquelle toutes les personnes sont égales sur le plan des droits et de la dignité;
* d'apprendre à réfléchir de façon responsable;
* d'explorer, selon son âge, différentes manifestations du patrimoine religieux québécois présentes dans son environnement immédiat ou éloigné;
* de connaître des éléments d'autres traditions religieuses présentes au Québec;
* de s'épanouir dans une société où se côtoient plusieurs valeurs et croyances.




Il existe des gens qui s'opposent à ce programme :


(Reportage présenté à Second Regard, Radio-Canada)



Dans la nuit de mercredi à jeudi, au moins une personne est entrée par infraction dans l'église St-Paul du secteur Aylmer de Gatineau. Après y avoir versé un bidon d'essence, on a mis le feu à cette église patrimoniale. Les pompiers de Gatineau et d'Ottawa n'ont pu que sauver les murs de pierre et protéger les maisons environnantes. Les gens criaient, pleuraient.

Aujourd'hui, deux jours plus tard, l'église fume encore. La circulation est dense sur Eardley. Les gens passent, souvent avec leurs enfants, contemplent le désastre tristement, prennent des photos.

- C'est tellement triste. Je viens de Sudbury. Mes parents et mes grands-parents se sont mariés dans cette église. Je suis venue voir ma mère qui habite ici et qui est sous le choc.

- This is very sad. I am not catholic but this is like losing a soul.

Un homme s'approche de moi : "Venez voir, j'ai trouvé le grelot de la grosse cloche. La cloche est peut-être restée coincée dans le clocher."

Je le suis, lui souris quand il me pointe le grelot dans l'amoncellement de poutres brûlées. Ce grelot ne battra plus le rythme des baptêmes, des mariages et des funérailles. L'église ne sera plus le témoin du temps qui passe sur Aylmer, ni du temps qui s'arrête pour y apprécier un concert. Les tuyaux de l'orgue Casavant doivent être noicis comme des tuyaux de poêle.

- J'imagine qu'ils doivent avoir de bonnes assurances.


Les assurances ne ramènent jamais l'histoire, ni les souvenirs.



En rentrant, j'entendais une entrevue avec Francine Pelletier sur les survivants de l'Holocauste au cours de laquelle elle racontait que certains de ces survivants qui habitent au Canada sont aujourd'hui atteints de la maladie d'Alzheimer et lorsqu'on les amène prendre leur douche, ils deviennent terrifiés.

Un programme d'éthique et de culture religieuse ne guérit pas de la maladie mentale, mais il me semble qu'il ne peut pas nuire. Et si la découverte d'une autre religion ébranle votre foi, peut-être est-ce parce que votre foi était déjà chancelante ? Car étudiée sans conviction, une foi est coutumes !

Comment peut-on comprendre ou simplement apprendre l'histoire du monde sans avoir une culture religieuse générale ? Comment peut-on vivre dans une société multiculturelle sans connaître les différentes cultures ?

La culture est le fil qui tisse serré les sciences humaines comme la mathématique tisse solidement les sciences naturelles et appliquées.


Prof malgré tout écrit :

Rendons-nous à l'évidence : les gens qui s'opposent au cours d'éthique et culture religieuse s'opposent à... l'éthique et la culture!

15 commentaires:

Le professeur masqué a dit...

Je jase avec des collègues de première secondaire et la partie religion dans les faits, dans le programme, est un survol. Point à la ligne. Pas de quoi à capoter et penser qu'un enfant va devenir musulman ou catholique tout à coup parce qu'il en a entendu parler à l'école...

Prof Malgré Tout a dit...

Je seconde Prof Masqué. C'est comme croire qu'un enfant va devenir instruit ou cultivé parce qu'on en parle à l'école.

Bordel! Une bonne partie de ce qu'on essaie de leur transmettre ne colle pas. Ça m'étonnerait qu'ils se mettent à triper Brahma... quoique, c'est une marque de bière.

Guy Marion a dit...

Ouh là, sujet trop difficile pour en bien parler ici . En France ce sont davantage les mosquées qui sont visées de temps à autre .
La lutte contre l'intolérance, le fanatisme, l'obscurantisme, la haine, et la violence est un combat qui n'est jamais gagné .
Ici,l'étude des religions est au programme du cours d'histoire-géo et il y a parallèlement à l'école laïque des écoles catholiques,musulmanes,juives,etc... largement financées par l'Etat.
Mais vous savez tout cela aussi bien que moi,je suppose ...

blagu'cuicui a dit...

Une sujet brûlant que le sujet de la religion ou je dirait pour être plus exacte le sujet des religions. C'est presque le premier reproche qu'on pourrait faire au titre de cette matière:

"Éthique et culture religieuse"

"Une culture des religions" serait déjà moins figé et blâmé et encore j'ai un doute. CE qui est intéressant c'est de voir qu'aujourd'hui il y a des débat très difficile à gérer au sein d'un hémicycle sur des sujet éthique tel que le clônage l'avortement et bien d'autre, alors qu'est-ce qu'on entend par l'étude de l'éthique dans cette matière? De la philosophie caché pour éviter le mot car cela ferai pompeux? Hmm, je dirai tout de même quand le mot éthique renferme bien des non dit et surtout bien des passion alors comment faire enseigner quelque chose qui risque de ne pas être vu de la même façon par tous? Cela revient à savoir comment fixé les objectifs d'un cours de philosophie, ce n'est pas aisé mais il faut éviter les sujet polémique pour éviter les risques de passion de la part des élèves mais aussi du professeur car il est humain comme tout le monde.

Alors après parlons de la "culture religieuse" comme je l'ai dit le titre me gêne atrocement car il sous entendrais qu'il n'y a qu'une seule culture d'une seul religion ce qui est vraiment très restreint comme analyse vu la multitude des religions présente en ce monde. Et d'ailleurs le billet comme les commentaires ne parlent de que catholicisme et de religion musulman encore une vision dualiste des choses que faisons-nous des religions passées polythéistes survolées dans les petits classes? Je ne parle pas des religions manichéismes ou dualiste et encore moins du taoïsme, du bouddhisme, de la religion Incas et j'en passe comme les celtes, les viking et bien d'autres (je ne cite que les moins citées par habitude et ceci est tout à fait voulu pour éviter de tomber dans le déjà vu et dans les passions). Alors vous aller me dire que certaine religions ont disparue et que cela n'a donc aucun intérêt d'en parler mai_s comprendre le passé c'est construire un avenir si je me souvient bien des vieux dictons prônant le fait de ne pas négliger le passer quel qu'il soit (même si ce dicton sert plus le fait de ne parler que de guerres quasiment dans les programme d'histoire mais passons sur ce point là).

Alors au vu de tout cela, que reste-t-il dans ce nouvel enseignement et que contient-il réellement? Car si le but est d'éviter qu'une église, une mosquée, une synagogue, un temple, un lieu de culte au sens générale du mot culte, je pense que si c'est le but la peine est perdu car j'ai un doute sur le fait que cela ait un impact réel. Par contre si le but est de transmettre une culture générale sur les religions d'un point de vue totalement culture et désintéressé (ce qui changerait un peu d'ailleurs des actions faite par intérêt mais ceci est un autre débat) alors il mérite d'être mis en place.

Un dernier soucis que cela peut poser c'est la passion du professeur qui peut lui-même avoir une religion qui lui est propre et que par conséquent, son discours ne soit pas dénué de passion pour celle-ci plus que pour une autre. Mais ce problème se pose aussi dans les autres enseignement vous aller me dire (politique, histoire, biologie (même si ici c'est une volonté de ne parler que du strict minimum sur le créationnisme), économie, philosophie, maths (un prof qui préfère l'algèbre à l'analyse fera plus l'un que l'autre même si c'est totalement inconscient), ...).

(mon message est trop long je le coupe en feux)

blagu'cuicui a dit...

L'idée est donc bonne sur le papier après il ne faut pas que cela tombe dans le côté passionnel. Par exemple dans les établissement catholique en france (qui sont ni plus ni moins quel es école privé d'ailleurs) la religion n'est abordé que pour celle et ceux qui le souhaite le bémol étant qu'il n'y a qu'une seule religion de mise à l'honneur mais cela reste qu'une option au-dehors du temps scolaire donc libre qui veut de s'y intéresser ou pas.

En tout cas, c'est une initiative qui a l'air des plus alléchante même si comme je l'ai exposer des point d'ombre subsiste pour moi car après tout je ne connais pas le contenu du programme en question ce qui mène mon discours dans le cadre d'une réflexion général sans à priori sur le contenu du cours proposé par la matière (ce n'est peut-être pas plus mal après tout).

Bonne réflexion et merci Missmaths de nous la proposer!

Missmath a dit...

Le sujet est effectivement délicat car plusieurs communautés préfèrent vivre en milieux sociaux clos pour minimiser l'influence des autres. Les comparer aux autres est pour elles et avec raison inadmissible tout autant que d'imaginer qu'un enseignant athée ou d'une autre religion puisse témoigner de leur religion.

Or, justement, il n'est pas question à l'école de témoigner de la foi, mais bien de présenter uniquement le volet culturel des religions. Les écoles sont laïques. Pour ce qui est de l'éducation religieuse comme telle, c'est, à mon avis, aux communautés religieuses élargies d'y voir, pas à l'école. Plusieurs religions l'ont compris et offrent l'école du dimanche (ou du samedi).

Il n'en demeure pas moins que la planète est de plus en plus petite et que les peuples de diverses cultures partagent les mêmes espaces avec tous les avantages que ces savoirs et ces visions multiples apportent. Mais, pour s'ouvrir aux autres cultures, il faut un minimum d'éthique et de culture religieuse et c'est ce que l'école québécoise offre dans son nouveau programme.

Or, comme le mentionnaient Prof masqué et Prof malgré tout, le programme n'a pas de quoi scandaliser :

Missmath a dit...


Éthique

Votre enfant apprend à :

* réfléchir avec rigueur sur des aspects de certaines réalités sociales et sur des sujets tels que la justice, le bonheur, les lois et les règlements;
* se poser des questions telles que : Quelle valeur devrait guider les gens dans leurs relations en société? Qu'est-ce qui caractérise un comportement acceptable et un comportement inacceptable? Comment peut-on reconnaître ces comportements?

Ainsi, il lui est de plus en plus facile de rassembler ses idées et de les exprimer avec respect et conviction.

Culture religieuse

Votre enfant apprend progressivement à :

* connaître la place importante du catholicisme et du protestantisme dans l'héritage religieux du Québec;
* découvrir la contribution du judaïsme et des spiritualités des peuples autochtones à cet héritage religieux;
* connaître des éléments d'autres traditions religieuses apparues récemment dans la société québécoise.

[...]




Du primaire à la fin du secondaire, le programme d'éthique et culture religieuse vise les mêmes finalités éducatives et le développement progressif des mêmes compétences. D'un cycle à l'autre, les élèves sont amenés à mobiliser des ressources de plus en plus nombreuses et complexes.

Au primaire, les élèves s'approprient des éléments essentiels de l'éthique, de la culture religieuse et du dialogue. Lorsqu'ils s'interrogent sur le bien-fondé d'établir un code de vie dans une famille ou une classe, ils se préparent à reconnaître des valeurs et des normes qui balisent la vie de groupe et la vie en société. Pour trouver la signification des expressions du religieux présentes dans leur environnement, ils doivent se familiariser avec des récits et des rites associés au christianisme et à d'autres religions. Enfin, ils s'exercent à la pratique du dialogue en utilisant des moyens déterminés à l'avance pour réfléchir individuellement et collectivement aux questions éthiques et religieuses soulevées par les situations d'apprentissage et d'évaluation qui leur sont proposées.

Au premier cycle du secondaire, les élèves se familiarisent avec de nouveaux aspects de l'éthique, de la culture religieuse et du dialogue. Ils poursuivent leur analyse des valeurs et des normes propres à des groupes, à des institutions et à des organisations en s'intéressant, notamment, à ce qui en explique la présence et la transformation dans une société donnée. Pour mieux comprendre des expressions du religieux issues du christianisme et d'autres traditions, les élèves examinent divers types de récits, de rites et de règles et doivent apprendre à les distinguer. Ils sont également amenés à découvrir la dimension symbolique du religieux. Ils approfondissent leur réflexion par la pratique du dialogue en respectant les conditions qui favorisent l'échange. Ils apprennent enfin à utiliser diverses formes de dialogue et à enrichir la liste des moyens dont ils disposent pour élaborer ou interroger un point de vue.

Au deuxième cycle du secondaire, les élèves abordent de nouveaux aspects de l'éthique, de la culture religieuse et du dialogue à partir de sujets de réflexion complexes. Leur compréhension de ce que sont des valeurs et des normes devrait alors leur permettre de cerner un grand nombre de questions éthiques ou de défis importants liés à la tolérance, à l'avenir de l'humanité, à la justice et à l'ambivalence de l'être humain. Pour approfondir leur compréhension des expressions du religieux, ils s'intéressent davantage aux dimensions symbolique et expérientielle du religieux de même qu'à l'étude des temps marquants du développement des traditions religieuses. Enfin, ils acquièrent une plus grande aisance dans la pratique du dialogue et en maîtrisent plus facilement les divers aspects.


(Comme Blagu'cuicui, j'ai vu les limites de Blogger !!!)

Blagu'cuicui a dit...

Le programme a l'air en effet des plus large possible ce qui n'a donc pas de vocation d'inculquer tel ou tel principe en particulier mais de rester dans un cadre le plus générale. Même si la logique veut que le but soit de comprendre le propre passé du pays concerné et que par conséquent, il n'étudierons et approfondirons que deux voire trois type de religions. C'est peut-être le reproche que je ferai à la première lecture du texte. Mais il est vrai que dans le premier et le second cycle du secondaire, il y a une volonté assez senti sur le fait de bien mettre dans la balance catholicisme et les autres religions (sans mettre de barrières sur leur nombre).

Sinon, pour avoir approfondi un peu le sujet, je pense que mettre les religions en vis-à-vis n'est pas forcément une mauvaise chose et serait même une très bonne chose. On serait même étonné de voir la multitude des similitudes entre celles-ci même s'il reste des divergence dogmatique bien entendu. Si les jeunes pouvait au moins apprendre dans cette matière la seule chose fondamentale prôné par toute les religion "le respect d'autrui" et cela leur donnera une certaine ouverture d'esprit non négligeable après tout.

Bonne continuation!

voxclamentis a dit...

Il est toujours bon, naturellement, de promouvoir la concorde universelle des religions; c’est même la marque la plus sûre des grands esprits d’être chez eux dans toutes les grandes traditions philosophiques et religieuses. C’est toujours un triomphe pour l’esprit et la raison que le souci d’autrui, de ses absolus et de ses dieux.C’est toujours une excellente chose que cette diplomatie de l’altérité qui est la politesse des princes.Pour Francis Bacon, les troubles et l’adversité ramènent à la religion.

Et pourtant un programme, comme le nouveau cours d’éthique et de culture religieuse, quelle que soit la noblesse de ses intentions, ne peut se permettre les infortunes d’un bricolage trop hatif; un tel programme , en raison même des fils à haute tension qui le traversent de part en part, se doit dans ses applications d’être à la hauteur morale et philosophique de ses objectifs. Un tel programme,pour faire vraiment une différence, doit se garder de verser dans un révisionnisme trop complaisant de la chose religieuse. Un tel programme, s’il est vraiment conséquent avec l’histoire des religions, se doit, parallèlement aux grands évènements qui jalonnent le devenir des religions, de nommer les nombreuses errances, retracer le topo des dérives, articuler le long sillage de vacheries dont la chose religieuse n’a pas manqué d’être l’occasion...
Pour l'intégralité de l'article voir mon blog http://voxclamentis.wordpress.com/2009/05/31/quand-les-dieux-prennent-le-chemin-de-lecole/

Blagu'cuicui a dit...

Votre article est des plus intéressants en effet et prône donc le fait qu'un tel programme appliqué sans recule ne serait quel e reflet de vouloir inculqué tel ou tel principe plutôt que tel ou tel autre. C'est tout à fait juste et cette peur est d'autant plus présente qu'on parle de religions. Et comme je l'ai dit dans mon propre commentaire, c'est une dérive à craindre en effet.

Cependant, de là à mettre Charlemagne dans le panier, il y a une marge. Il a créé l'école mais quand reste-t-il aujourd'hui pour sa volonté propre? Aucune idée pour ma part, je n'ai pas encore étudier en profondeur la volonté de Charlemagne lorsqu'il a monté l'éducation au rang du public. Car je rappelle que l'éducation religieuse à (et il faut l e rappeler je pense) été la première à être faite peu importe les religions ou les croyances.

Dans l'état actuel des choses et avec une incompréhension des heurts qui existent entre deux croyance qu'on ne comprend pas par faute de savoir ou de culture des religions, c'est u n problème en soi. En effet, certain arrive à inculqué ou à se convaincre de raccourci entre attentat, brûler des églises, des mosquées ou autre et des gens qui appartiennent à telle ou telle religion. C'est cette incompréhension et ce raccourcit qu'il faudrait éviter pour qu'on puisse jugé en connaissance de cause.

La foi de s'apprend pas et ne se transmet pas c'est inné de croire ou non en telle ou telle religion. Par contre être croyant dans une religions n'empêche pas de lire les livres d'autres religions ou d'essayer de comprendre les divergences ou les convergences. après la question fondamentales que vous posez c'est de savoir si c'est à l'école de faire ce pas vers le dialogue ou à d'autre. Le problème c'est que des parents convaincu dans une foi (peu importe laquelle) ne sera pas enclin à discuter de religion avec leurs enfants (au sens large du mot religion) vu qu'il y a ce qu'on appelle des tabou (sexe, politique, argent et religion) qui subsistent même à notre époque (c'est un fait hélas).

Là où je pense que vous faite justement un raccourci assez pervers je dirai c'est que vous dite que les religions sont bâties grâce à leur opposé c'est à dire les hérésies. Les textes religions (peu importe lesquels) n'ont jamais prôné les guerres au nom de la religion et encore moins un quelconque jugement d'autrui par rapport à sa religion. Ce son les Hommes qui prônent et interprètent des textes avec leur propre conviction ou ambition. donc ne faites pas dires aux religions ce qu'elles ne disent pas cela gâche votre argumentation qui est tout à fait pertinente. Une religion ne vit pas grâce aux "hérétiques" de celle-ci mais grâce au fidèle qui se retrouve dans le message qu'elle porte tout simplement.

Cordialement,

Missmath a dit...

D'abord, bienvenue Voxclamentis dans le brouillon de poulet. Comme Blagu'cuicui, j'ai lu avec beaucoup d'intérêt votre billet concernant le cours d'Éthique et de culture religieuse. La route que vous indiquez est dangereuse et je n'ai pas la compétence pour la prendre et, sans vouloir vous choquer, je crois que ce serait une bien mauvaise idée que l'école y amène les enfants. Restons-en aux dogmes et à la culture, car c'est là que toutes les religions prônent la paix, le respect et l'équilibre. Le reste est politique.

Guillaume Lamy a dit...

Écoutez une entrevue radio avec Mathieu Bock-Côté et Joëlle Quérin dans laquelle ils dénoncent ce qui ne va pas avec le nouveau cours d'Éthique et culture religieuse au Québec.


ici pour l'entrevue


Bonne journée

Missmath a dit...

Merci Monsieur Lamy.

Je ne partage pas l'opinion de Mathieu Bock-Côté et Joëlle Quérin à propos du cours de Éthique et culture religieuse, mais je pense que leur entrevue mérite d'être écoutée pour avoir un autre point de vue bien argumenté sur la question.

Merci.

Luc Chartrand a dit...

Le professeur masqué a dit…

«Je jase avec des collègues de première secondaire et la partie religion dans les faits, dans le programme, est un survol. Point à la ligne. Pas de quoi à capoter et penser qu'un enfant va devenir musulman ou catholique tout à coup parce qu'il en a entendu parler à l'école...
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Visiblement le professeur masqué n'a pas compris : de nombreux parents ne pensent pas que leur enfant reviendra musulman, mais qu'il pensera que toutes les religions se valent. Car c'est cela le cours ECR : l'ouverture obligatoire à tout, pas la connaissance qui compte, mais l'attitude, l'ouverture, le dialogue. Car vous avez raison : on n'a apprend rien d'autre au primaire qui ne pourrait sinon attendre.

Avant que le petit intello agnostique québécois qui sommeille avec complaisance en vous ne se dise : c'est parfait, pas de problème.

Le pensez-vous vraiment? L'Islam aussi bon que le christianisme ? Les religions en général aussi bon que l'athéisme?

Je répète on n'a apprend rien d'autre au primaire qui ne pourrait sinon attendre. Donc pourquoi ne pas atteint.

Lisez plus sur le sujet sur Pour une école libre, il y a pas mal d'arguments (souvent de la part de religieux, mais aussi des nationalistes et laïques) contre le cours.

Missmath a dit...

Le blogue dont parle ici Monsieur Chartrand se trouve ici : Pour une école libre, il contient effectivement des articles qui offrent le point de vue de diverses gens contre ce cours.