lundi 14 octobre 2013

Lettre à la dernière minute

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Ma chère Dernière Minute,

Je t'écris pour te dire que je suis incapable de t'oublier.  Même si je ne le désire pas, je fais tout à ta façon. Tout à la Dernière Minute. Je sais que je ne suis pas nécessairement toujours un bon complice. Je suis parfois très organisé et je m’en excuse... et quand on se revoit, je me sens coupable.

Oublie moi... tu ne me mérites pas. Ce n'est pas toi... c'est moi.

Anthony xox

P.S. J’ai appris dernièrement que tu flirtais avec plusieurs personnes de mon entourage... Sache que je ne t’en veux pas. Ils te méritent plus que moi.

mercredi 2 octobre 2013

Popboardz pour iPad

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Une autre découverte de mon ami Jean-François.

Popboardz est une simple application gratuite pour iPad.  Il s'agit en fait simplement d'un gestionnaire de contenu qui offre des fenêtres pouvant contenir des fichiers pdf, des documents, des vidéos, des images, des présentations, des sites Internet.

Branché sur un projecteur, cette application permet de naviguer au cours d'une présentation selon les besoins de l'auditoire (ou les humeurs du présentateur).

Cela reste bien magistral.

Mais lorsque les étudiants s'emparent de cette application pour leur iPad, cela devient intéressant.

Mikael a téléchargé l'application.  Il s'est présenté au cours avec dans une première fenêtre de l'application les notes de cours, dans l'autre la vidéo explicative des processus de résolution, dans l'autre la description de la tâche, dans l'autre une photo du tableau qu'il avait prise au cours précédent après avoir demandé des explications particulières et dans l'autre... une photo de sa nouvelle copine ! Tellement plus pratique et rapide que de passer d'une fenêtre  à une autre avec une souris ou le double-clic du iPad.

En ces temps où l'on peut tenir des tonnes d'information dans la paume d'une main, il est important d'être bien organisé.






lundi 30 septembre 2013

Pourquoi étudier en Sciences humaines ?

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À l'heure où l'on parle d'ajouter un cours "d'histoire" à la formation générale... sans toucher à la formation générale et sans ajouter d'unités et d'heures de formation...

Euh... bonne chance !!!
Reprenons.

Comme le gouvernement Harper, le gouvernement péquiste a finalement décidé de mettre son nez dans la formation donnée en histoire.  Le ministre Duchesne a officiellement annoncé la création d'un nouveau cours d'histoire obligatoire au Cégep.  Il y aura aussi une révision des programmes d'histoire au primaire et au secondaire.  Les citoyens, selon la ministre Malavoy, ne sont pas satisfaits des cours actuels.  Ils trouvent qu'il y a trop peu d'histoire et qu'elle est mal enseignée.

Tout cela est un peu surprenant.  Je suppose que la ministre n'oserait pas évaluer d'un bloc la qualité de l'enseignement de tous les enseignants d'histoire sur la base du jugement d'un écho de proches citoyens.  Elle parle sûrement de la pédagogie prescrite par son programme de formation à laquelle tous les enseignants d'histoire doivent se soumettre.  La notion de compétence a en effet changé la façon dont l'histoire est aujourd'hui enseignée.  La mémorisation de longues listes de dates qui nous effrayait tant lorsque j'avais des cours d'histoire inscrits à mon horaire a fait place à des analyses, des critiques, des lectures de textes présentant les points de vue des principaux antagonistes d'une situation...  Les enseignants d'histoire sauraient sans doute nous dire quelle approche est préférable dans une vision globale de la formation.

Il faut être bien naïf pour croire que c'est la population générale qui réclame cette révision de l'histoire.  Notre devise est "Je me souviens".  Le hic, c'est qu'ici, on ne sait pas vraiment de quoi... il importe alors que les gouvernements nous aident à nous créer des souvenirs.


L'histoire nationale, il ne faut pas confondre ça avec l'histoire nationaliste ou avec l'histoire péquiste. L'histoire nationale, c'est tout ce qui s'est passé au Québec.
Lucia Ferrett, historienne et professeure d'histoire à l'UQTR

Sous d'autres régimes, on appellerait peut-être cela de la propagande.  Heureusement ici, ce n'est pas possible.

Par contre... quand je constate que la formation générale du Cégep implique des cours de philosophie et de français qui touchent tous à l'histoire, quand je pense qu'on a demandé aux cours spécifiques des programmes d'inclure des éléments d'histoire, quand on sait que les cours de biologie se retrouvent atrophiés dans la soupe scientifique de la formation au secondaire et que la majorité des étudiants au collégial ne font ni biologie, ni chimie, ni physique, je me demande bien pourquoi les citoyens ne réclament pas également dans la formation générale collégiale un cours de sciences appliquées à la vie de tous les jours.

Hum... c'est sûrement parce que pour faire de la science, il faut avoir un bagage mathématique.  Pfffffffffffffff...

En attendant, la carcasse du nouveau cours d'histoire annoncé ressemble beaucoup plus à un cours multidisciplinaire touchant à tous les domaines des sciences humaines qu'à un cours d'histoire.  Comme il serait intéressant qu'il soit offert en coenseignement (team teaching).  Mais le calcul de la tâche enseignante ne permet pas cela, alors la chicane risque de pogner dans la cabane des sciences humaines.

Mais pourquoi imposer à tous un cours général en Sciences humaines ?





jeudi 29 août 2013

À chacun son Aristote

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Depuis que j'essaie le plus possible d'intégrer la classe inversée à ma pratique, je n'ai plus de temps pour ce blogue.  Ni pour mes amis, ma famille, ma vie !!!  Le hic avec la pédagogie active et les TICE, c'est que les préparations sont chronophages, même lorsque l'on connaît bien ses outils.  Or, avec le calcul de la charge de travail qui ne change pas, mais cette charge allant en s'alourdissant considérablement avec toutes les tâches connexes et administratives qui s'y ajoutent, du temps, on n'en a plus.

C'est pourquoi, lorsqu'une vidéo conclut qu'un jour il y aura assez de matériel existant et satisfaisant les besoins de chaque étudiant pour que les profs en aient moins à faire, ouf, je souris, j'espère et je crains, comme Raymond Lévesque : 

"Mais nous, nous serons morts, mon frère."


mercredi 7 août 2013

La solitude...

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samedi 13 juillet 2013

L'art de la longueur

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vendredi 12 juillet 2013

Citation célèbre

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"On peut donc dire qu'une femme mathématicienne est contraire à la nature, dans un certain sens hermaphrodite.  Les femmes érudites et artistes sont une dégénérescence.  Ce n'est que par des mutations pathologiques que la femme peut acquérir des talents autres que ceux de maîtresse ou de mère."

Paul Möbius (1853-1907)
Neurologue
Spécialiste en hystérie


(Je ne sais pas pourquoi, mais j'ai l'impression que ce Möbius devait avoir une certaine facilité à provoquer des crises d'hystérie.)

jeudi 11 juillet 2013

La pente de Nantes

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On a parlé de la catastrophe du Lac Mégantic partout dans le monde et on l'a même aperçu de l'espace.





Il y a quelques jours, Ed Belkaloul, gestionnaire des opérations ferroviaires de la région de l'Est et de l'Atlantique au Bureau de la sécurité des transports du Canada affirmait :
 

«Il y a une pente de 1,2 % entre Nantes et Lac-Mégantic. En termes de chemin de fer, 1,2 % c'est énorme. Dans les Rocheuses, vous avez un 1,4 %, c'est une pente assez raide. Il est descendu vers Lac-Mégantic où il y une courbe et là, il a déraillé vers 1 h 14.»

 On comprendra aisément que la pente maximale puisse dépendre de la sorte de train qui s'y promène.



Type de ligne Pente maximale
Ligne de plaine 2%
Ligne principale de montagne 2.5% – 3%
Ligne à grande vitesse 3.5% – 4%
Ligne secondaire à voie normale 4.5% – 5%
Ligne à voie étroite, tramway 7%


Que signifie ce pourcentage de pente ? Simplement le rapport entre le déplacement vertical et le déplacement horizontal.

Pour connaître l'angle de l'inclinaison s'obtient en prenant l’arc-tangente de ce rapport.

Ainsi, l'angle d'inclinaison de la pente entre Nantes et Lac-Mégantic est de arctg(0,012)  ≈ 0,7°.
Rien pour convaincre que c'est énorme si ce n'est qu'on ajoute que de sa position arrêtée, le train sous l'effet de cette petite pente a atteint Lac-Mégantic 11 km plus loin avec une vitesse que l'on dit bien au-delà des limites permises.

Et c'est alors que se présente la courbe dans la voie ferrée au centre-ville de Lac-Mégantic.

Ici encore, comme les trains ne tournent pas sur des 10 cennes, il y a des rayons de courbure minimaux à respecter.  Le rayon de courbure, c'est simplement le rayon du cercle tangent qui épouse le mieux la trajectoire courbe.











Il existe évidemment des normes sévères établissant les rayons de courbure minimaux pour les trains et on supposera qu'elles étaient respectées à Lac-Mégantic.  C'est la vitesse excessive du train qui l'a fait dérailler et non la courbure trop serrée de la voie ferrée.

Les mathématiques associées aux rayons de courbure pourraient faire l'objet d'un prochain billet...  Ah ! Si les journées pouvaient avoir plus d'heures !



Photo : Le Devoir

lundi 29 avril 2013

Le 29 avril au soir, on vote Le Maire

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Préparer une évaluation de statistique est une aventure qui demande beaucoup de temps pour qui veut offrir à ses étudiants des sujets signifiants. Nos étudiants du Cégep sont à l'âge où tout est possible, à l'âge où l'on veut changer le monde et où, on l'a vu le printemps dernier, quand on s'y met, on peut le faire. Alors, pourquoi aller puiser dans les manuels scolaires de vieilles statistiques quand l'actualité nous en présente de toutes fraîches ? La réponse est simple : parce qu'on souhaite avoir une vie !

Alors...  je profite de ces quelques minutes pendant lesquelles j'attends que le chien s'avoue vaincu de ne pas avoir réussi à attraper le lièvre qui rode dans la cour et demande la porte pour vous proposer ces statistiques trouvées.

 Selon l'Institut de la statistique du Québec, les quintiles du revenu disponible des ménages québécois en 2010 étaient les suivants :


Premier quintile : 24 300 $
Deuxième quintile : 38 800 $
Troisième quintile : 53 800 $
Quatrième quintile : 79 400 $

La répartition du revenu par rapport aux quintiles est donnée dans le tableau suivant :



Répartition du revenu par rapport aux quintiles
1 2 3 4 5
    5,6 %              11,6 %                16,8 %                23,9 %                42,1 %       


De késsé des quintiles ?

L'affaire est simple.  On a pris les revenus de chaque ménage québécois, on les a ordonnés du plus faible au plus riche et on a tranché avec les 4 quintiles pour obtenir 5 groupes égaux.

Ainsi, le premier quintile (24 300 $) signifie qu'au moins 20 % des ménages avaient en 2010 un revenu de 24 300 $ ou moins.  En considérant la répartition du revenu par rapport aux quintiles, on voit que les 20 % des ménages les plus pauvres recevaient 5,6 % des revenus, soit environ 4 fois moins que ce qu'ils devraient avoir si la répartition des revenus était égalitaire (20 % des ménages recevant alors 20 % des revenus).

À l'opposé, les 20 % des ménages les plus riches reçoivent plus que le double de leur part, soit 42,1 % du revenu.

Voilà les dernières statistiques disponibles pour le Québec.  Elles ne sont pas sans rappeler cette présentation de la répartition de la richesse aux États-Unis.  Et elles deviennent tout à fait effrayantes lorsqu'on leur appose le montant moyen dépensé par les ménages québécois pour s'alimenter (7 250 $), le prix des loyers selon les régions, les coûts afférents du système scolaire, le coût des soins médicaux, le coût du transport.

Je ne suis pas convaincue qu'une répartition égalitaire des revenus serait une solution facile et je laisse les experts en politique analyser la chose.  Il n'en demeure pas moins qu'en regardant ces "chiffres", on comprend mieux pourquoi les gens sortent dans la rue avec des casseroles... vides.  Enfin, "sortaient", puisque les manifestations semblent être devenues... comment dire... imparfaites !

À bien y penser, il est peut-être temps d'avoir de nouvelles élections...
Ça tombe bien : nous sommes le 29 avril !!!



dimanche 7 avril 2013

Vous êtes observés

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C'est Monsieur A qui a titillé ma curiosité sur ce phénomène, puis, en voyant mes étudiants y adhérer à leur tour, il m'a fallu aller voir.

  

Même si Google+ a réussi à séduire certains étudiants, la grande majorité se retrouvent sur Facebook. La quantité "d'amis" qu'ont les étudiants est impressionnante, à croire que lorsqu'ils rencontrent quelqu'un en classe ou dans une file d'attente, ils l'ajoutent à leurs amis pour passer le temps. Ce sont surtout les étudiantes qui "collectionnent" les amis. Il n'est pas rare que mes étudiantes de première année, celles qui auront bientôt 18 ans, dépassent les 1000 amis. En fait, si j'avais un peu de temps libre, je serais bien curieuse de voir s'il y a pas chez ces jeunes filles un lien entre le nombre d'amis sur Facebook et le nombre de photos de soi publiées sur pour le plaisir de se les voir complimentées... 

On a beaucoup parlé de cyber-intimidation, surtout lors de l'affaire Marjorie Raymond et depuis, des campagnes de sensibilisation et des plans d'action ont été mis en place... Or voilà que le mouvement Spotted nait comme une herbe dans la fissure d'un système. 


 


L'idée est simple. Voici la description de la page de mon cégep :
À propos

Vous avez vu quelqu'un au Cegep et aimeriez lui envoyer un message anonyme? Faites-le ici! Envoyez-nous un message privé et nous le publierons anonymement.
 Description

Vous avez vu quelqu'un mais vous ne connaissez pas son nom? Vous voulez laisser un commentaire aux pas de classe qui laissent leurs restants de diner trainer un peu partout a la caf? Gênez-vous pas les messages sont anonymes ;)

Je ne sais pas qui se cache derrière cette communauté, je ne sais pas qui reçoit les messages pour les publier anonymement, mais une question se pose : Est-ce que tous les messages sont publiés ? Même ceux qui seraient de la diffamation, de la calomnie ?

 Jusqu'à présent, je lis surtout un déversoir d'hormones. 
Mais il arrive déjà que le défouloir frôle l'insulte.
Spotted dans le sens de sali ?!!!


  


 Je suis surprise de constater que certains commentent ou approuvent en aimant, lançant ainsi tomber le masque de l'anonymat. 

Mais qui donc connait ces communautés ? 

Né le 20 mars 2013, en ce début d'avril Spotted au Cégep de l'Outaouais a 1900 adeptes et 1324 personnes en parlent.  Les diverses écoles secondaires de la région ont également leur communauté.

Comment rappeler aux étudiants que l'anonymat sur Internet n'existe pas... ou du moins, pas longtemps.

dimanche 24 mars 2013

Privée de vie et vie privée

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Ah... l'art divinatoire n'est plus ce qu'elle était !



jeudi 21 mars 2013

Répartition de la richesse américaine

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En attendant la version canadienne ou québécoise...


mardi 19 mars 2013

Voyage vers Mars

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Évidemment, je n'ai pas pu m'empêcher de montrer cette vidéo à mes étudiants de technologie des systèmes ordinés et de télécommunication.




Aucune considération pour les déchets laissés dans l'espace.
Même pas un frisson lorsque le signal parvient sur Terre.
Décidément, les jeux vidéos, ça blase !

M'enfin, comme le disait Mauriac :
"Il ne sert de rien à l'homme de gagner la lune s'il vient à perdre la terre."

jeudi 14 mars 2013

La courbe de Pi

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En ce jour de pi, il suffit de retenir cette courbe paramétrique :


x(t) = 17 / 31 sin(235 / 57-32 t) + 19 / 17 sin(192 / 55-30 t) +
47 / 32 sin(69 / 25-29 t) + 35 / 26 sin(75 / 34-27 t) + 
6 / 31 sin(23 / 10-26 t) + 35 / 43 sin(10 / 33-25 t) + 
126 / 43 sin(421 / 158-24 t) + 143 / 57 sin(35 / 22-22 t) + 
106 / 27 sin(84 / 29-21 t) + 88 / 25 sin(23 / 27-20 t) + 
74 / 27 sin(53 / 22-19 t) + 44 / 53 sin(117 / 25-18 t) + 
126 / 25 sin(88 / 49-17 t) + 79 / 11 sin(43 / 26-16 t) + 
43 / 12 sin(41 / 17-15 t) + 47 / 27 sin(244 / 81-14 t) + 
8 / 5 sin(79 / 19-13 t) + 373 / 46 sin(109 / 38-12 t) + 
1200 / 31 sin(133 / 74-11 t) + 67 / 24 sin(157 / 61-10 t) + 
583 / 28 sin(13 / 8-8 t) + 772 / 35 sin(59 / 16-7 t) + 
3705 / 46 sin(117 / 50-6 t) + 862 / 13 sin(19 / 8-5 t) + 
6555 / 34 sin(157 / 78-3 t) + 6949 / 13 sin(83 / 27-t) - 
6805 / 54 sin(2 t + 1 / 145) - 5207 / 37 sin(4 t + 49 / 74)
- 1811 / 58 sin(9 t + 55 / 43) - 63 / 20 sin(23 t + 2 / 23)
- 266 / 177 sin(28 t + 13 / 18) - 2 / 21 sin(31 t + 7 / 16)


y(t) = 70 / 37 sin(65 / 32-32 t) + 11 / 12 sin(98 / 41-31 t) 
+ 26 / 29 sin(35 / 12-30 t) + 54 / 41 sin(18 / 7-29 t) + 
177 / 71 sin(51 / 19-27 t) + 59 / 34 sin(125 / 33-26 t) + 
49 / 29 sin(18 / 11-25 t) + 151 / 75 sin(59 / 22-24 t) + 
52 / 9 sin(118 / 45-22 t) + 52 / 33 sin(133 / 52-21 t) + 
37 / 45 sin(61 / 14-20 t) + 143 / 46 sin(144 / 41-19 t) + 
254 / 47 sin(19 / 52-18 t) + 246 / 35 sin(92 / 25-17 t) + 
722 / 111 sin(176 / 67-16 t) + 136 / 23 sin(3 / 19-15 t) + 
273 / 25 sin(32 / 21-13 t) + 229 / 33 sin(117 / 28-12 t) + 
19 / 4 sin(43 / 11-11 t) + 135 / 8 sin(23 / 10-10 t) + 
205 / 6 sin(33 / 23-8 t) + 679 / 45 sin(55 / 12-7 t) + 
101 / 8 sin(11 / 12-6 t) + 2760 / 59 sin(40 / 11-5 t) + 
1207 / 18 sin(21 / 23-4 t) + 8566 / 27 sin(39 / 28-3 t) + 
12334 / 29 sin(47 / 37-2 t) + 15410 / 39 sin(185 / 41-t)
- 596 / 17 sin(9 t + 3 / 26) - 247 / 28 sin(14 t + 25 / 21)
-458 / 131 sin(23 t + 21 / 37) - 41 / 36 sin(28 t + 7 / 8)

Ça fait quoi ?






Merci Wolfram-Alpha !!!





mercredi 13 mars 2013

Je hais les dimanches

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jeudi 7 mars 2013

Ctrl + C

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C'est un sport vieux comme la lune.
Il en existe des utilisateurs professionnels.
Ils m'amusent.

Il y a les classiques antisèches écrites sur les pupitres, sur les cuisses des filles, à l'intérieur de la palette des casquettes, à l'intérieur des trousses, sur les bouteilles d'eau.

Il y a étonnamment l'insoupçonnée calculatrice programmable dans laquelle il est si simple d'insérer du texte.

Il y a également les antisèches astucieuses, celles dont on ne se doute pas dont plusieurs demandent tellement de temps de préparation qu'il est raisonnable de se demander si l'étude n'aurait pas été moins exigeante.

Le fossé étant parfois grand entre l'utilisation des TIC par les étudiants et celui de leurs enseignants, on rencontre maintenant une autre forme de triche : la triche informatique.

Je vous épargne le plagiat.
Trop banal.

Je pourrais vous raconter de magnifiques histoires apprises sous le couvert de la confidence de certains élèves, mais il serait facile de retracer les collègues dupés (Missmath est loin d'être anonyme), alors je vais plutôt vous raconter ce qui m'est arrivé l'automne dernier.

L'affaire se passe lors d'une évaluation en laboratoire informatique.  Une évaluation qui ne compte que pour 4 % de la note finale, un détail, pas de quoi sortir l'artillerie lourde pour piéger les copieurs.  Le laboratoire est une grande classe.  Quatre rangées d'une dizaine de postes informatiques.  Facile de voir l'écran du voisin.  Facile de ne pas entendre les chuchotements entre étudiants.

Mon évaluation porte sur l'analyse d'une série chronologique.  Les séries sont générées aléatoirement sur Moodle.  Par conséquent, les voisins ne peuvent pas comparer leurs réponses.

Évidemment, il y a en laboratoire toujours quelque chose qui plante.  Le logiciel permettant l'analyse ne s'ouvre pas, l'affichage est réduit, le transfert des données ne se passent pas bien.  Les joies de l'informatique ! Ce qui fait qu'il me faut faire du dépannage en début d'évaluation.  Ce qui fait que certains en profitent pour solliciter leurs collègues.

C'est le cas de Nicolas.  Il me surveille du coin de l'oeil, pas très subtilement.  Je le regarde et souris.
Puis, je le surprends à parler à Olivier.  Je souris.  Ils deviennent plus confiants.  Je m'approche : "Les gars, essayez de faire l'évaluation tout seuls."  Ils me trouvent sympathique.


L'examen se termine.  Nicolas est l'un des derniers à sortir.  Tout sourire, il me dit :

- Hey Madame, voulez-vous voir quelque chose ?

- Bien sûr ! 

Il ose.  Il me montre son iPhone.  Avec iMessage, il a pris une photo de son écran et l'a transmise à Guillaume (peut-être à d'autres, je n'ai pas osé demander) avec la note "Comment fait-on pour avoir cette valeur-là ?"  Sous la bulle, Guillaume répondait : sommes des médianes.

J'ai surveillé Guillaume comme les autres.  J'ai bien regardé Nicolas pendant tout l'examen.  Je l'ai vu parler, zyeuter l'écran de son voisin, me regarder.  Pourtant, jamais je n'ai vu ni l'un ni l'autre avec un iPhone et encore moins à prendre une photo de leur écran.

Qui d'autres a osé ainsi tricher ?

Et quand on a nos évaluations finales dans les grands gymnases où souvent un enseignant surveille une centaine d'étudiants, combien de photos se prennent ? Combien de réponses s'écrivent dans l'isoloir des toilettes ?

Que faire pour empêcher cela ?

Hum...

Interdire les appareils ?
Bof... On ne procédera jamais (j'espère !) à des fouilles d'étudiants et peut-on vraiment empêcher un étudiant de sortir d'un examen ? Même en envoyant un accompagnateur au toilette avec lui, il finira bien par se retrouver tout seul.

Je ne vois qu'une seule solution : les évaluations exigeant des tâches complexes qui peuvent être résolues en utilisant diverses ressources.  Ça tombe bien, c'est ce genre de tâche qui mesure le développement des compétences.

Autre condition pour toutes les formes d'évaluation faite à l'école : le surveillant surveille.

Mais la véritable question ne devrait-elle pas être : Pourquoi les étudiants trichent-ils ?

Ils trichent pour la note.  La note de passage.  La note de l'excellence ou du moins une meilleure note que celle qu'ils croient mériter.  La note est comme un salaire ou gage de diplôme, par conséquent d'emploi, de salaire.  Des Lance Armstrong.

Qui triche lors de l'examen pratique pour l'obtention d'un permis de conduire ?

Il devrait en être ainsi lors de nos évaluations.

On n'évalue pas pour donner une note à l'étudiant.  On évalue pour mesurer le développement de sa compétence, pour certifier, parfois, pour remédier souvent.  Si l'étudiant est responsable de ses apprentissages et conscient qu'il est évalué sur des notions essentielles et pertinentes à sa formation et que son programme d'étude est construit sur ces savoirs évalués, la triche devient un affaiblissement qui forcément le pénalisera.  Et si ce n'est pas le cas, c'est à se demander à quoi servait cette évaluation qu'on lui a fait subir et si, finalement, ce n'est pas démontrer une certaine intelligence, de l'audace et de la débrouillardise que d'oser y tricher.

Quant à la culture générale, aux connaissances globales, comment pourrait-on leur redonner toute la valeur qu'elles ont, la soif d'en acquérir toujours davantage sans qu'il soit nécessaire de construire des postes de contrôle ? Il me semble que la richesse des savoirs vaut tellement plus qu'une note.




mardi 5 mars 2013

Pas une cenne !

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Si vous croyez que je vais vous parler de gratuité scolaire, détrompez-vous.

On se remet à peine de nos deux sessions comprimées et je n'ose même pas imaginer dans quel état se trouvent mes collègues et leurs étudiants qui en commencent une troisième.  Avec les coupures dans l'assurance-emploi, dans l'aide sociale, avec les statistiques des profits des banques, mon carré rouge se gonfle au point de vouloir se faire drapeau.  Mais nous n'en sommes pas là.

Parlons plutôt de vraie cenne, de celle qui est en voie de disparition. La raison est purement économique : la pièce vaut plus qu'un cent !




Évidemment, si la pièce disparait, le montant à payer lui est tout de même arrondi après le calcul des taxes au cent près.  Enfin, c'est du moins ce que prétend le site du gouvernement canadien, car selon Weby, sa caisse procède automatiquement à l'arrondi des montants que le clients paient par carte ou comptant.  Au cas où les gens auraient oublié comment arrondir (c'est ce qu'on appellerait des apprentissages durables), notre bon gouvernement rappelle comment arrondir.


Jusqu'ici tout va très bien.

Mais là où les affaires risquent de devenir amusantes, c'est lorsque l'on apprend que l'on pense également à faire disparaitre la pièce de 5 cents.  Bien sûr, le gouvernement prétend que ce n'est pas dans ses plans, raison de plus pour nous y préparer.

L'arrondi du sous au 5¢ près est simple, car le nombre de subdivisions est pair.
L'arrondi du 5¢ au 10¢ près ne l'est pas.

Toutes les calculatrices, les ordinateurs et sans doute les caisses arrondissent au plus proche.

La procédure est simple, c'est la règle que nous avons apprise à l'école... enfin, si on n'y a pas fait de statistiques !

On regarde le nombre de sous dans le montant à payer.  Si on a 0, 1, 2, 3 ou 4, on garde le nombre de dizaine.  Si on a 5, 6, 7, 8 ou 9, on passe à la dizaine supérieure.  Cela semble logique : 5 valeurs d'un côté et 5 de l'autre.

Arrondir à la baisse (à 1,00 $) les montants 1,00 $, 1,01 $, 1,02 $, 1,03 $ et 1,04 $.
Arrondir à la hausse (à 1,10 $) les montants 1,05 $, 1,06 $, 1,07 $, 1,08 $ et 1,09 $.

Le hic, c'est que cette méthode entraine un biais et comme l'arrondi se fait sur le montant à percevoir et non sur la monnaie à rendre, contrairement au Monopoly, "l'erreur" est toujours en faveur de la caisse !

En effet, 1,00 $ n'a pas à être arrondi.  Par conséquent, il y a 4 subdivisions qui permettent de payer moins ( 1,01 $, 1,02 $, 1,03 $ et 1,04 $ ) contre 5 qui exigent de payer plus (1,05 $, 1,06 $, 1,07 $, 1,08 $ et 1,09 $).  Et comme le veut l'adage, c'est avec des cennes qu'on fait des piastres, l'arrondi au plus près finit à la longue par arnaquer le payeur et surtout enrichir le marchand.

Il faudrait plutôt favoriser l'arrondi au pair.

Arrondir à la baisse (à 1,00 $) les montants 1,01 $, 1,02 $, 1,03 $ et 1,04 $.
Arrondir à la hausse (à 1,10 $) les montants 1,06 $, 1,07 $, 1,08 $ et 1,09 $.

Quant aux montants se terminant exactement par 5¢, il faudra l'arrondir à la hausse ou à la baisse en choisissant la dizaine paire.  Ainsi, 1,05 $ sera arrondi à la baisse à 1,00 $ (entre 1,00 $ et 1,10 $, on choisira la dizaine paire, donc 1,00 $) et 1,15 $ sera arrondi à la hausse à 1,20 $ (car entre 1,10 $ et 1,20 $, on choisira la dizaine paire, donc 1,20 $).  On peut croire alors que la répartition se fera de façon plus équitable.

Mais au fond, la vraie question c'est : qui fixe les prix ?
Connaissant le montant applicable des taxes, un marchand ne peut-il pas fixer ses prix en fonction de tirer profit des règles des arrondis ?

Bon, il ne faut pas exagérer : les marchands capitalistes restent des gens bons.
Mais les consommateurs demeurent trop souvent des jambons !







samedi 9 février 2013

Cueillette de la semaine

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Lorsque l'on enseigne des cours de statistique ou de méthodes quantitatives, il faut être à l'affût de l'actualité.  Nos étudiants, souvent provenant des programmes des sciences humaines, fuient l'abstraction des mathématiques.  Ils veulent du vrai, du concret, du critique et nos cours se doivent d'être, pour reprendre le titre de Normand Baillargeon des cours d'autodéfense intellectuelle.

Bien sûr, l'enseignant peut compter sur des alliers fidèles.  Le Journal de Montréal (dont les interprétations fautives ou les conclusions hâtives sont généralement magistralement analysées par mon ami virtuel Le prof masqué) ou son pendant anglophone (le Sun) et même la firme de sondage Léger Marketing qui autrefois sérieuse comme un astronome dérape parfois vers l'astrologie.

Cette semaine, la cueillette de perles méthodologiques a été assez fructueuse.

Un premier sourire à ce diagramme par secteurs du Winnipeg Sun présentant ce que les spectateurs du Superbowl ont préféré :



Quelle est la méthodologie permettant d'affirmer que les Québécois sont de chauds lapins ?



Quelle serait l'impact de cette publicité si l'axe du temps était à l'échelle ?



Mais la perle des perles revient au Parti Conservateur qui donne la parole à ses lecteurs sur les enjeux importants.  Un belle façon de justifier ses politiques.  Je me permets de reproduire ici le sondage, car je ne peux pas croire qu'un parti qui forme le gouvernement du "plus beau pays au monde" puisse garder longtemps public un tel exemple de tout ce qu'il ne faut pas faire dans la rédaction d'un questionnaire.  
Amateurs de questions biaisées, délectez-vous.



À vous la parole sur les enjeux importants

  • Prénom *
  • Nom *
  • Courriel *
  • Code postal *
  • / / Pick a date.
  • Est-ce que vous soutenez notre décision d’abolir le registre des armes d'épaule, inefficace et coûteux ?
  • Est-ce que vous soutenez notre ordre du jour de lutte contre le crime ?
  • Est-ce qu’une force militaire solide est importante pour le Canada ?
  • Est-ce que vous soutenez notre plan permettant le partage du revenu des familles afin de permettre à celles-ci de payer moins d’impôt ?
  • Nous permettons le partage du revenu de pension des aînés afin d’alléger leur fardeau fiscal. Est-ce que vous soutenez cette mesure ?
  • Est-ce que vous êtes d’accord que le gouvernement conservateur soutienne les familles par des mesures comme la Prestation universelle pour la garde d'enfants (PUGE) de 1 200 $ par année, versée pour chaque enfant de moins de six ans, le Crédit d'impôt pour la condition physique des enfants et le Crédit d'impôt pour les activités artistiques des enfants ?
  • Est-ce que vous bénéficiez d’un Compte d’épargne libre d’impôt (CELI) ?
  • Est-ce que les demandeurs du statut de réfugié devraient recevoir de meilleurs soins de santé que les citoyens canadiens ?
  • Est-ce que nous devrions déporter les non-citoyens qui enfreignent nos lois au lieu de les garder en prison ?
  • Est-ce que vous êtes d’accord avec notre politique étrangère réfléchie consistant à soutenir Israël ?
  • Est-ce que vous êtes d’accord avec le NPD, qui soutient que les contribuables canadiens devraient subventionner les banques européennes ?
  • Est-ce que vous êtes d’accord avec les Libéraux et le NPD, qui soutiennent que les demandeurs devraient avoir droit à l’Assurance-emploi après une année de travail de 45 jours ?
  • Est-ce que vous soutenez la taxe sur le carbone tueuse d’emplois de 21 milliards de dollars de Thomas Mulcair ?
  • Est-ce que vous soutenez le Parti conservateur du Canada ?
  • Est-ce que vous envisageriez de devenir membre du Parti conservateur du Canada ?
  • Est-ce que vous envisageriez de faire un don au Parti conservateur du Canada ?

mercredi 30 janvier 2013

Derrière le calme de Monsieur A.

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Monsieur A dévoilait hier à ses amis ces petites phrases assassines qu'il serait tellement bon de pouvoir dire à certains élèves. De telles perles méritent d'être publiées. Avec sa permission, les voici. 

Voici la liste des phrases qui m'énervent le plus quand elles sortent de la bouche de mes élèves :

Élève : Monsieur, avez-vous les notes ? Avez-vous corrigé ?

Monsieur A : Non, mais si tu veux que ça aille plus vite, je te donne 40 % tout de suite et on n’en parle plus... Ça ferait bien mon affaire, c’est tellement long corriger !

Élève : Monsieur est-ce qu’on joue à 7up ?
Monsieur A : Si tu me poses la question, c’est que tu as déjà joué à ce jeu insipide dans un cours... j’aime mieux ne pas y penser...

Élève : Monsieur, est-ce qu’on travaille aujourd’hui ?
Monsieur A : Non, aujourd’hui, on fait un collier en macaronis, une carte pour la fête des mères et on apprend la chanson Ani Kuni !

Élève : Monsieur, avez-vous les notes ?
Monsieur A : Oui, tiens : do, ré, mi, fa, sol, la, si, do !

Élève : Si j’étais payé pour venir à l’école, je travaillerais.
Monsieur A : Si je te payais pour être dans ma classe, je te congédierais.

Élève : Monsieur, pourquoi on ne regarde jamais de film en mathématique ?
Monsieur A : Parce qu’un film d’une heure et quart sur la fonction linéaire, ça te ferait faire des cauchemars!

Élève : Monsieur, avez-vous les notes?
Monsieur A : Oui, voici les notes de cours du nouveau chapitre!

Élève : Monsieur, j’ai un prof privé et j’aimerais avoir des exercices supplémentaires.
Monsieur A : Prend ton agenda et regarde dans la section « devoirs » depuis le début de l’année... tu n’en as pas fait un.

Élève : Monsieur, même ma mère n’a pas été capable de faire mon devoir.
Monsieur A : Je le sais... la mienne non plus. Faut dire qu’elle n’était pas au cours.

Élève : Monsieur, je n’ai rien compris au devoir!
Monsieur A : Bizarre, tu as arrêté de comprendre au deuxième numéro.

Élève : Ah monsieur là... on est fatigué, c’est vendredi!
Monsieur A : Tu as raison. Fais le travail demain matin et envoie-le moi par courriel, tu auras plus d’énergie!