lundi 31 décembre 2007

Prix Euclide 2007

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Peu de pédagogues ont laissé leurs traces en mathématique. Peu de grands mathématiciens ont été reconnus comme de bons pédagogues. Sauf peut-être Euclide.

Il est vrai qu'Euclide n'avait pas le génie d'Archimède. En fait, on ne lui reconnaît somme toute aucune découverte mathématique spectaculaire. Cependant, avec l'installation de la démocratie en Grèce, Euclide veut publier des textes incontestables. Pour ce faire, il construit ses axiomes et ses démonstrations avec une rigueur inébranlable. La légende dit qu'Euclide était un excellent pédagogue. De plus, signe des temps, comme s'il s'agissait d'un dieu, on met aujourd'hui en doute l'existence de Euclide, proposant que ses Éléments soient plutôt l'ouvrage d'un collectif, le Bourbaki de l'Antiquité. Qu'il ait été un ou plusieurs, peu importe, n'est-ce pas un honneur pour quelqu'un qui fait avancer les mathématiques ou qui oeuvre en éducation que d'être comparé à Euclide ?



Catégorie mathématique :

Григорий Перельман ! Comme ce blogue n'existait pas l'an dernier, c'est cette année que je lui accorde le premier Euclide. Gregori Perelman a simplement réussi à démontrer une conjecture de Poincaré et d'autres petites bestioles qui lui ont mérité le prix de la Société européenne de mathématiques, la médaille Fields l'an dernier et un petit million de l'institut Clay. M'enfin... notre jeune homme se moque de tout cela. Il a refusé le prix de la Société européenne car, selon lui, son jury était incompétent. Il a refusé sa médaille Fields parce que tout cela ne l'intéresse pas. Et, pour le million pffff... Les règles de l'institut Clay exige que la preuve soit publiée dans une revue spécialisée ayant un comité de lecture. Or, Perelman n'a publié sa démonstration que sur Internet, puis il l'a présentée dans plusieurs universités. Non, il n'a pas l'intention de la publier. Selon lui, l'argent n'entraine que de la violence et cela ne l'intéresse pas.

(Et ce qui est génial dans l'affaire, c'est que Perelman refuse Fields et Clay, mais ne refusera pas mon Euclide !)


Catégorie Éducation :

Plusieurs candidats en lice, mais j'accorde le premier prix Euclide à Mario Asselin. Sentant le besoin d'un temps de réflexion sur les changements nécessaires en éducation, Monsieur Asselin a lancé l'idée d'une première non-conférence sur l'éducation 2.0. L'événement s'est déroulé à Québec, mais simultanément un peu partout au Québec et en Europe via Via. Une trève à cette nostalgie de l'école d'antan. Une bonne bouffée d'air frais, des réflexions plongées vers le présent et l'avenir, des participants extrêmement intéressants, le tout lié par l'animation de Monsieur Asselin qui avait pourtant ce jour-là le coeur en berne.

dimanche 30 décembre 2007

Littérature mathématique

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Un délice de fin d'année.



Ce roman dure tout de même plus de 20 minutes.


30 décembre 2007, 17h40, je viens de terminer ma correction... enfin, si j'exclus les deux &%?$*& examens de reprise qu'il me faudra préparer... alors que je sais à l'avance qui a atteint la compétence du cours et qui ne l'a pas atteinte.

samedi 29 décembre 2007

Prix citron 2007

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Catégorie Mathématique :

Le prix citron va à Paul Piché pour sa formule algébrique de notre inconscient collectif :

2(x-80) + 45



Non mais, tant qu'à inventer des formules, aussi bien les simplifier !
Paul, 2(x - 80) + 45 est tellement plus joli quand on l'écrit 2x - 115...


(L'entrevue avec Monique Giroux vaut ses 10 minutes... décourageant...)


Catégorie Éducation
:

Le prix citron va à la ministre de l'Éducation pour avoir berner les parents avec de faux bulletins chiffrés et pour avoir aviser les professeurs des nouveaux modes d'évaluation en pleine session et très peu de temps avant la remise des dits bulletins.



À qui vont vos prix citron ?

mardi 25 décembre 2007

Liste de cadeaux

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Comme pour cette belle enfant :



Le système d'éducation pourait nous offrir de beaux cadeaux !

En supposant que le ministère de l'Éducation a des ressources illimitées pour les 25 prochaines années, quels cadeaux aimeriez-vous qu'il vous accorde ?

(C'est Noël, on a bien le droit de rêver !)

samedi 22 décembre 2007

Démêlez-vous avec cela

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C'est fou, plus la pile de correction est haute, plus les éléments perturbateurs se présentent.

Ce petit jeu tout simple consiste à déplacer les sommets pour faire en sorte qu'aucune arête ne se croise.




Allez, juste un petit niveau avant de corriger...

...

...

Ouin...



J'pense qu'on va encore corriger dans la dinde cette année...

vendredi 21 décembre 2007

Effet secondaire d'une surdose de correction

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et pourtant, ça ne bouge pas !

jeudi 20 décembre 2007

Jeudi 20 décembre

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ImageChef.com - Custom comment codes for MySpace, Hi5, Friendster and more

Et ça ne sera pas fini avant le 31 décembre...


(imagechef proposé par Sylvain)

Histoire des mathématiques

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J'aime ça quand on me prépare un petit bout de mon premier cours :



Merci Blog à Maths pour tous ces cadeaux quotidiens.

mardi 18 décembre 2007

Tag malade

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Dans mon temps, quand on jouait à la tague, cela se faisait forcément dehors.

Il faut dire qu'alors, il n'y avait pas d'internet, pas d'ordinateur, pas de Télétoon ou de Vrak TV (même pas de télécommande !), bref, dans ce temps-là, le réseau social se tissait à l'extérieur de la maison et se limitait à la cour de récréation ou au voisinage immédiat.

Ça devait être l'enfer ?, penseront les dudes et dudettes internautes qui me lisent.

Pantoute ! Car c'était aussi l'époque où le parent n'était ni notre ami ni notre gardien de sécurité, mais notre parent et où tout ce qui comptait était :
Primo : Réussir à l'école
Secondo : Respecter le contrôle parental des présences (c'est-à-dire rentrer directement après l'école, être à l'heure pour le souper et ne pas dépasser le couvre-feu le soir).

En dehors de cela, c'était le free for all ! À 4 sur un vélo à siège banane et poignée Mustang, avec des cartes de hockey dans les rayons pour faire du bruit, les cabanes dans le bois, les glissades sur le bord de la rivière qui semblait gelée (pas de parent-gardien de sécurité pour vérifier, alors on sautait sur le bord pour voir si ça calait ou pas), la carabine à plomb pour les gars et le Easybake pour les filles. C'était l'époque où les jeux éducatifs n'étaient pas des jeux et où la publicité s'adressait directement aux enfants. (Je peux encore vous les chanter). Et je ne vous raconte pas ce que l'on mangeait !





Ça vous fait du monde fort. Parce que nous étions nombreux. Et quand on décidait de jouer en gang, il y avait nécessairement un "smatt" pour proposer de jouer à la tag. Tag ordinaire, tag malade, tag barbecue. (Mais celle-là, c'était pour Mylène Lajoie, la fille qui laissait les garçons l'embrasser. Même sur la bouche ! Une fille qui se respecte refuse de jouer à la tag barbecue, par définition.)

C'était la belle époque et les temps ont changé. Pour le meilleur et pour le pire. La tag est restée, mais elle est métamorphosée.

Il y a trop longtemps, Angel m'a taguée.

???, s'est dit la vieille. Alors j'ai demandé à Weby : "Yo, taguée, de késsé ?"

Après avoir lever les yeux au ciel comme si je venais de lui demander ce qu'était une dent, elle m'a dit : "Tu réponds et tu tagues d'autre monde."

Une définition ne doit pas contenir essentiellement l'élément à définir. Pas clair. 0/5. À refaire.

J'ai alors appris que la tag version Dude se joue entre blogues. On trouve un sujet, un thème, c'est souvent une série de questions (ta couleur préféré, ton personnage préféré dans Naruto...), auxquels on répond sur son blogue et par la suite, on tague un lecteur qui doit sur son blogue se soumettre au même exercice. Ça ressemble quand même au jeu de la tag d'antan !

D'une part, il est assez fascinant de constater que nos dudes ont pour la plupart au moins un blogue. Bien sûr, on trouve beaucoup d'images, de vidéo, de photos sur ces blogues. Bien sûr, l'orthographe peut provoquer des infartus à ceux qui ont à coeur la qualité de la langue. Il n'en demeure pas moins que si le blogue n'est pas un exercice d'écriture (quoique si j'étais prof de français, j'aurais un bel exercice à proposer à partir des blogues des dudes), il reste un catalyseur de créations. Mais il y a plus. Weby me disait que Frannnn était vraiment chanceuse car elle avait déjà sur son blogue plus de 1000 commentaires, alors que elle, elle n'en avait que 150. Or, voyez-vous, pour laisser des commentaires, ne serait-ce qu'un "Cool mais j'm mieu lotre davan", il faut être capable d'évaluer, de critiquer, de s'affirmer. La matière que l'on trouve sur ces blogues est trop brute, c'est vrai, mais il y a de la matière... pas mal plus que quand on jouait à la tag dans mon temps !




Donc, puisque j'ai été taguée, l'exercice consiste à faire mon analyse graphologique (Angel est tout de même beaucoup plus vieille que Weby, son blogue est plus sérieux... enfin, pour les vieux j'entends !). Direction Test de graphologie, voici ce que ça donne. Ceux qui me connaissent bien vont se bidonner.

Elle atteste par ailleurs de votre conscience d'exister. Vous ne voulez pas passer inaperçu mais ne cherchez pas, non plus, à nécessairement vous faire remarquer. Les accents et les points de vos lettres "i" dénotent une inclination à l'autodiscipline. Vous respectez ce qui est établi et cherchez peu à vous en démarquer. Ce signe, contraire à l'esprit de provocation, témoigne par ailleurs de votre intérêt pour la précision et l'efficacité, comme de votre faculté à la concentration. Vous ne devriez pas être mauvais au jeu d'échecs. La fermeté de vos graphes trahit une grande vitalité, une énergie qui réclame de l'action à mener sur le long terme. Vous avez la constance ainsi qu'une détermination suffisante pour réaliser vos entreprises. Aussi, dès que vous voyez clairement ce que vous désirez, vous vous jetez corps et âme dans la réalisation de votre projet. Mais vous savez aussi communiquer votre passion ce qui vous permet de commander sans que cela nécessite trop d'autorité. Vous êtes énergique, vous avez besoin d'entreprendre pour vous réaliser pleinement et ne goûtez guère l'immobilité physique comme psychique. Mais vous êtes aussi quelqu'un chez qui le sens critique est vif, et qui savez distinguer ce qui correspond à vos convictions de ce qui s'en démarque. Vous êtes, par ailleurs, caractérisé par une certaine cohérence de caractère, qui vous fait passer pour quelqu'un de mesuré, voire de "sage". Vous savez maîtriser vos pulsions, votre émotivité et ne vous y soumettre qu'après mûre réflexion. Cette tendance n'est pas toujours appréciée des autres qui vous considèrent parfois comme un être plat, monotone, manquant d'originalité ! Sur le plan de la "continuité", votre écriture indique que vous faites partie de ces individus, qui utilisent pleinement leur esprit logique, leur sens de la déduction, pour la réalisation de projets à mener sur le long terme. Mais, malgré ce sens de la logique et quoique votre extraversion vous permet de vous adapter à votre entourage, il vous arrive souvent de mener vos raisonnements, votre réflexion, jusqu'à la limite de l'absurde. Vos écrits trahissent votre manque d'imagination et de dynamisme. En un mot, le caractère vous fait défaut. On peut toutefois louer votre rigueur et votre souci du détail. Ce n'est pas avec vous qu'on risque des surprises, mais il est parfois agréable de côtoyer quelqu'un de posé. De manigance, vous en êtes capable si vos objectifs la justifient. Vous utilisez votre habileté dans l'intrigue pour vous mettre en valeur aux yeux d'autrui, pour vous vendre ou faire adhérer à vos idées. Ce n'est pas forcément un défaut mais ça peut le devenir ! Discret par prudence, vous êtes capable de mentir pour vous protéger. Votre grande hantise : que vous soyez démasqué et qu'en cela vous déceviez... D'aucun disent sans doute de vous que vous êtes intelligent (à distinguer de cultivé). C'est certainement vrai, du moins votre écriture en témoigne. Vous cultivez le bon sens et savez juger avec droiture. Vous avez des opinions mûrement réfléchies et vous les exprimez naturellement, sans vous les imposer sous forme de dogmes. La forme de vos caractères graphiques dénote une douceur certaine. Gentil, sociable, parfois charmeur, vous n'appréciez guère la solitude et recherchez constamment la présence d'autrui. De la volonté, de la stabilité, de la fermeté dans les idées. Vous allez au fond des choses grâce à une grande maîtrise de vous-même. Chez vous l'excès est de rigueur. Vous êtes impulsif, orgueilleux, mais aussi désordonné et parfois agressif. La taille de votre écriture témoigne d'un certain élan vital. Vous êtes actifs et plutôt tourné vers l'extraversion en ce sens que vous vous affirmez facilement. Vous disposez d'une qualité d'imagination accentuée par votre émotivité.


Et maintenant, je victimise Nickyboy !

(Ouais, Weby m'a dit que tag, c'était dépassé, maintenant, on ne tague plus, on victimise...)

lundi 17 décembre 2007

Sale argent

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(C'est fou tout ce qu'on peut trouver sur Internet quand on a une tonne de travaux à corriger...)


Voici une affiche qui pourrait sembler mensongère :




Si vous économisez 5 $ à l'achat d'un glockenspiel, vous paierez 5 $ de moins que le prix initial, n'est-ce pas ?

Alors, si le prix initial de l'article ici annoncé était de 249,99 $ et que l'on économise -10 $, le nouveau prix est de 249,99 $ - - 10 $ = 249,99 $ + 10 $ = 259,99 $. CQFD

Et pourquoi pas, puisque c'est le thème, un petit rabais postal de -100 $ ? Dans une enveloppe que vous aurez soin d'affranchir suffisament, envoyez-nous votre facture, la preuve d'achat (CPU au beau milieu de la boîte) ainsi que votre chèque ou mandat poste ! Tiens, tiens, c'est peut-être pour cela que tant de gens se plaignent de ne jamais recevoir leur rabais postal... ils ont oublié d'envoyer les sous et ils s'attendent à ce que l'entreprise les remercie, franchement !

(Bon... qu'est-ce que je pourrais bien faire d'autre pour ne pas corriger...)

Ah ! Comme la neige a neigé

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Après des heures à pelleter, quoi de mieux qu'un petit jeu pour relaxer !



samedi 15 décembre 2007

Souhaits pour 2008 - version piano

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Pour la prochaine année, je vous souhaite :

La santé de Bebo Valdès qui aura 90 ans cette année. Rester jeune, c'est avoir encore le goût d'expérimenter à 80 ans et jouer du piano comme ça jusqu'à 100 ans !



La créativité de Ravel pour exprimer le sublime. Ravel est mort il y a 70 ans.



La quête d'harmonie et de la collaboration et l'enthouiasme !



Surmonter les difficultés avec de l'imagination et ... en trouvant les bons outils !

mercredi 12 décembre 2007

Concert de fin d'année

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Non, je ne vous parlerai pas de ces magnifiques concerts que l'on peut entendre dans les églises (est-ce un mot tabou... déjà j'ai censuré Noël, il faut me dire si je dois bannir le mot église de notre vocabulaire accommodant), je ne vous parlerai pas non plus de l'organiste de la cat.. d'Ottawa qui a lui seul vaut toute la m... de N... lorsqu'il se met à improviser ad delirium pour les quelques fidèles (de l'organiste) qui bien qu'arrivant tôt, négligent le choeur pour monter dans le jubée avoir les meilleures places pour admirer l'artiste tentaculaire (l'organ se jouant avec le coeur, la tête, les mains et les pieds, il faut être tentaculaire pour y exceller). Mon cousin est d'ailleurs facteur d'orgues et je compte bien lui demander si les organistes ne lui demandent pas pour les pédales des mini-claviers dont ils pourraient jouer avec les orteils. M'enfin, là n'est pas mon propos.




Il s'agit d'un premier concert symphonique.

Entrée des musiciens : ils s'installent et pratiquent les passages plus difficiles.

Les étudiants partagent leurs résultats ou donnent des précisions aux autres sur les divers projets qu'ils doivent remettre dans les prochains jours.

Arrivée du premier violon : elle donne le "la".

Les étudiants s'ajustent, rangent leurs autres projets et se mettent en mode mathématique. Pour plusieurs, c'est le dernier cours de maths de leur vie ! Préparation pour l'évaluation et en particulier, révision de l'algèbre vectorielle, le supplice de plusieurs.

Le joueur de timbale :

"Madame, moi j'ai bien compris les vecteurs, est-ce que je peux aller faire mon autre projet ?"

Bien sûr, je ne pensais pas avoir autant de timbales dans mon orchestre. Ils quittent, mais ça me va.

Le concert de l'algèbre vectorielle commence. Allegro ma non troppo. On joue dans le classique : paradigme de l'enseignement.



Ils jouent dans leur mode alternatif, en bons étudiants 2.0. Ça commence à ressembler à du contemporain.

Un étudiant sorti avec les timbales revient pour son solo : il n'a pas compris le numéro 3... Le basson et le trombone sortent. Une étudiante se tire les cheveux.



Étudiants 2.0 : pas de temps à perdre, l'information où vous la voulez, quand vous la voulez.

"Ok gang, on est dans un concert classique."

"De késsé, premier violon ? Ah oui, c'est vrai, dans l'autre paradigme, tu es le chef !"

"Je vous permets d'entrer et de sortir, mais entre les mouvements seulement. Pendant les explications, pas un mot, sauf pour les questions, même pas le droit de tousser."


Lors de leur dernier cours de maths à vie, mes élèves ont non seulement révisé l'algèbre vectorielle, mais ils ont appris les règles des concerts classiques. Les mathématiques ne sont prétextes qu'à tellement d'apprentissages connexes !

Et moi, j'ai appris que la prochaine fois, la révision se fera en balladodiffusion !

dimanche 9 décembre 2007

L'art d'être multitâche

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Il faut me pardonner à l'avance ce billet : c'est la fin de la session.

Oui, je l'avoue. Même si Prof malgré tout a bien raison de ne pas le comprendre, j'aime les Trois Accords. Je connais la majorité des "succès" qui passent à Radio Cochonnerie (Radio Cochonnerie : si c'est poche, on l'a). Je peux vous chanter Fidélité de Fidel même sans avoir bu. Je suis peut-être celle qui a semé le démon qui habite Monsieur A ou est-ce lui qui m'a poussée à acheter l'anthologie de Michel Louvain : on ne le sait pas. Quoiqu'il en soit, j'ai honte d'être en retard sur ce phénomène que nous a fait découvrir hier Patrick Lagacé : LadyGripette. Depuis hier, je savoure ses centaines de vidéos déposés sur youtube et je l'envie.

Je l'envie parce que je suis certaine que Ladygripette s'amuse en faisant ça et qu'elle n'a pas eu cette pensée qui a traversé mon esprit quand j'ai vu qu'elle s'enregistrait en faisant du karaoke : ce serait là un superbe exercice de lecture rapide à proposer aux enfants.

Sérieusement, tous les enfants aiment chanter et pour suivre les paroles, il faut savoir lire et parfois lire assez vite. Maintenant, amusez-vous à changer les paroles pour éviter la mémorisation du texte des chansons. Voilà un bel exercice d'initiation à la poésie que de devoir écrire de nouvelles paroles de chansons. Faites ensuite chanter les nouvelles chansons en équipes et en choeur ! Ça peut être assez drôle. Un peu de DDR en éducation physique et du karaoke en français, en anglais ou en espagnol. Ça change du ballon chasseur ou des textes éducatifs ennuyants sur Jane Goodall ou Helen Keller !


Dans une entrevue à TVA, Ladygripette affirme dans sa grande sagesse :
"De toute façon, j'ai rien à perdre : j'ai rien, je suis su'l B.S." Imaginez le bonheur de n'avoir rien à perdre.

Mais Ladygripette, tu as plus que tu ne crois : tu as des cigarettes, un ordinateur bien équipé qui te permet de t'enregistrer en faisant du karaoke, tu as ton petit mari et ton grand fiston en chest qui t'appuient, qui participent avec toi et qui te défendent et en plus, tu es multitâche !

Regardez-la clavarder sur MSN en même temps qu'elle enregistre en famille son vidéo. On dirait mes étudiants quand je donne les explications du laboratoire informatique !



Je ne sais pas... après ça, il me vient en tête le refrain de la Chanson de Jacky :

Être une heure, une heure seulement
Être une heure, une heure quelquefois
Être une heure, rien qu'une heure durant

Belle, belle, belle et conne à la fois.

Et comme finirait Serge Lama : Et je suis malheureuse...

Mais, pour oublier tout cela, quand il fait -20°C dehors, quand on a la chance comme Ladygripette d'avoir un ordinateur, rien de tel que le nouveau usbwine.





Ah... je vais déjà mieux.

samedi 8 décembre 2007

Chasse aux planchistes

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C'est le cas de le dire, ce sport a fait boule de neige :



De nos jours, les autobus jaunes qui envahissent les centres de ski regorgent de jeunes enfin lâchés "loose", la fourche de pantalon aux genoux, les pieds liés à leur planche, comme pour se souvenir du milieu carcéral qui leur permet cette sortie autorisée.

Il a été démontré depuis belle lurette (pas la fille de Saint-Élie-de-Caxton, mais l'autre) que le cerveau des ados ne fonctionne pas normalement. Ce n'est pas de leur faute, ils n'ont pas encore le nez sorti du nombril et ils ont le bouton "plaisir" collé dans le tapis.

Plusieurs cultures ont compris que pour couper court aux délires de l'adolescence, rien de tel que des rites bien établis. Un séjour plus ou moins long dans un lieu réservé éloigné de la société, l'enfant quitte son monde de l'enfance sous les cris perçant de sa mère et de sa famille à qui on l'arrache, va souffrir pour son bien quelques temps, puis revient au village, adulte, accueilli par toute la société dans une grande fête marquant son initiation.

Tout ça, hélas, c'est de l'histoire ancienne. Finis les rituels organisés dans cette société ! Aujourd'hui, c'est l'ado qui détermine l'endroit qu'il envahit et l'adolescence commence de plus en plus tôt et se termine de plus en plus tard... Par chez nous, l'hiver, ce sont les centres de ski que plusieurs "dudes" choisissent d'envahir pour faire de la planche !

Comme la planche demande une certaine préparation avant chaque descente (ne serait-ce que pour attacher le pied libéré), ils s'installent dès leur sortie du remonte-pente, bloguant ainsi le passage aux skieurs qui eux veulent avoir accès à la piste dès que leurs fesses quittent le siège. Ils s'en vont ensuite soit sur des pistes qui ne conviennent pas à ce sport et là, ils dérangent ou alors, en gang, ils vont sur les pistes moins abruptes ou moins boisées gratter tels des chasse-neige toute la belle neige pour laisser une belle croûte de fond glacé. Mais le pire, c'est quand ils décident de s'attendre après la butte du tournant... car pour s'attendre, les planchistes adolescents transforment leur planche en tangente à la courbe de niveau et s'assoient en troupeau de phoques au beau milieu du passage. Le skieur non averti arrive, passe la bosse et, s'apercevant qu'il lui sera difficile de ne pas atterrir sur le troupeau leur lance un appel : Phoooooooooques !

Sinon, comme ils reçoivent des subventions parentales importantes pour débarrasser la maison quelques heures pour faire du sport (et faire le plein de malbouffe), les planchistes adolescents hyper-consommateurs rapportent beaucoup aux centres de ski. Ce qui fait qu'on les attire en réservant sur les pistes des sections de plus en plus larges pour qu'ils puissent s'amuser davantage (sauts, barres métalliques, rampes). Voilà qui est parfait. Mais pourquoi ne leur réservons-nous pas toute la piste ? Une section complète de la montagne voire des centres de ski entiers aménagés uniquement pour nos hyperhormonés : des buttes pour se cacher, des structures pour se faire valoir, de la musique abrutissante, des distributions d'échantillon de crème hydratante, de Clearasil et de condoms dans les fils d'attente de leurs remonte-pente dans lesquels ils pourront ensuite se crier après d'une cabine à l'autre, taguer leurs sièges.

Bref, qu'ils se cassent la gueule entre eux et qu'ils nous laissent les autres pistes !


P.S. : Je suis vraiment mûre pour aller enseigner au secondaire. HA!HA!HA!

mercredi 5 décembre 2007

3 + 3 = 6

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Un message de la plus haute importance en cette période de l'année :





Charles-Antoine, remercie ton beau-père au nom de tous les lecteurs de ce blogue.
Merci Bill.

lundi 3 décembre 2007

Réseau de concepts

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Charles-Antoine en parle depuis longtemps. Comme il est toujours de bon conseil, j'ai commencé à en faire avec les étudiants.

À la première plonge :
L'élève : "Madame, j'ai plus de place sur ma feuille !"
Missmath : "L'important, c'est qu'il t'en reste dans ta tête!"

À la troisième plonge :
Quand je leur propose de faire leur réseau de concepts, les feuilles se tournent immédiatement en mode paysage... c'est déjà ça ! Car ils n'aiment pas ça.

L'élève : Qu'est-ce que j'écris ?
Missmath : Tu fais en fait un résumé de la matière en faisant des liens entre les concepts, vers ce à quoi ils t'amènent.
L'élève : Ouin, ben je ne comprends rien dans cette matière-là.
Mismath : Tu ne comprends rien ? Rien du tout ?
L'élève : Rien.
Missmath : Ok. Sais-tu de quoi parle l'étape ?
L'élève avec une face de Dâh et un ton de "tu te fous-tu de ma gueule" : Ben des complexes.
Missmath : Bien, c'est parti. Écris ça. Ok, maintenant, c'est quoi un complexe ?
L'élève : Ben c'est une patente avec des j.
Missmath : Ok. Ben fais une flèche de "complexes" et écris j dans une autre case. Maintenant, c'est quoi j ?
L'élève : Ben, je ne le sais pas, mais j² = -1.
Missmath : Ben là, ajoute ça ! Fais une flèche de ton j et écris définition : j²=-1.
L'élève d'à côté qui écoute attentivement : C'est pas j = V(-1) ?
Missmath : Ça ne revient pas au même ?
L'élève d'à côté : Ben ouin...
Missmath : Pis tes nombres complexes ont-ils nécessairement des j ?
L'élève : Ben oui.
Missmath : Ok, est-ce qu'ils ont tous que des j ?
L'élève : Ben non, des fois, il y a un nombre + des j.
Missmath : Ah... ben corrige ta définition. Et puis comment s'appelle le nombre qui n'a pas de j ?
L'élève : Ben la partie réelle, pis l'autre c'est la partie imaginaire.
Missmath : C'est bon ça et qu'est-ce qu'on fait avec des complexes ?
L'élève : Ben, des +, pis toute sorte d'affaires.
Missmath : Écris-les.
L'élève : Toutes ?
Missmath : Y en a-tu tant que ça ?
L'élève : Ben tu les veux toutes ou juste celles qu'on utilise ?
Missmath : Qu'est-ce que tu veux dire ?
L'élève : Ben tsé, mettons qu'on veut diviser, c'est plus facile quand on divise les longueurs pis les angles qu'avec les j.
Missmath : Tu vérifieras ta règle de division, je ne pense pas que les angles se divisent.
L'élève : Ben oui, check l'exemple qu'on a "faite". Ah ben non, on les soustrait.
Missmath : Écris tout ça dans ton réseau. Pis en même temps, tu vois, à ta définition de nombre complexe avec les j, tu peux ajouter la définition avec la longueur pis l'angle. Pis tant qu'à y être, ajoute la façon de passer d'une à l'autre. Au fait, comment on l'appelle cette longueur ?
L'élève : Euh c'est-tu ça le module ?
Missmath : C'est ça, pis l'angle s'appelle argument. Sais-tu que pour quelqu'un qui ne comprenait rien, tu en sais quand même pas mal.
L'élève : Ouin, ben c'est l'impédance que je ne comprends pas.
Missmath : Ah ben tiens ! Fais-toi donc une flèche qui dit que les nombres complexes, ça sert entre autre à calculer l'impédance. Pis c'est quoi l'impédance ?
L'élève : Ben je ne sais pas, je ne comprends rien. C'est dans les circuits-là avec des bobines, des condensateurs pis toute.
Missmath : Continue, t'es bien parti !


C'est difficile, car ils préfèrent que le prof arrive avec le beau résumé ou mieux des exemples comme-il-y-aura-dans-l'examen tout faits qu'ils apprendront par coeur, qu'ils ne comprendront pas et qu'ils oublieront dès que l'examen sera passé... Mais peut-être qu'un jour, ils arriveront à faire leurs réseaux de concepts par eux-mêmes... et alors, ils deviendront les plusssses meilleurs au monde !!!




via Florence Meichel

Pensées impures

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Postulat 1 : Il est plus prudent de rester chez soi les jours de tempête.

Postulat 2 : Les conducteurs d'autobus sont des gens expérimentés sur la route.

Fait 1 : Les élèves du primaire et du secondaire n'ont pas de voiture (sauf de rares exceptions).

Postulat 3 : Moins on a d'expérience au volant, plus on risque des accidents, surtout quand il y a tempête.

Fait 2 : Les étudiants du cégep ont, pour la plupart, leur voiture et peu d'expérience au volant.

De 1, on obtient la fermeture censée des écoles primaires et secondaires...

Pourtant, s'il fallait absolument laisser des écoles ouvertes, logiquement, les écoles primaires et secondaires auraient dû être celles-là et le cégep, lui, aurait dû fermer !


Une jalouse qui aurait aimé jouer dans la neige aujourd'hui... bouhouhou...

dimanche 2 décembre 2007

Citation du jour

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"Les formations du MELS sont une espèce de Wal-Mart de l'éducation avec un seul choix en magasin et une gang de vendeurs mal à l'aise avec le produit."

Gilles G. Jobin

samedi 1 décembre 2007

Frette ou tablette

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La preuve que Novembre est dehors, la voici :



Ça y est, il fait frette ! Alors parlons tablette !

Depuis quelques temps, le département de Génie électrique constate que la pédagogie et les activités d'apprentissage en salle de classe pourraient être plus efficaces si chaque étudiant possédait son portable. C'est ainsi qu'a été développé le projet TGÉ en TIC, projet appuyé par le cégep (enfin, dans la mesure où le cégep appuie un programme en difficulté, mais ça c'est une toute autre histoire).

Il y a quelques mois, nous avons rencontré Monsieur André Girard, professeur de physique au Cégep de Ste-Foy et pionnier du projet P@scal... et de bien d'autres choses. (J'adore Monsieur Girard qui est une personne énergisante et avant-gardiste qui donne le goût d'expérimenter, qui a une expertise considérable, qui a osé avancer malgré les difficultés et les résistances, qui porte un regard réfléchi sur la pédagogie tout en restant d'une simplicité et d'une écoute attentive envers tous.) Monsieur Girard nous a alors dit qu'outre la gestion matérielle des salles de classe, il fallait considérer l'écran du portable comme un paravent entre l'étudiant et le reste de la classe. Le point est fort intéressant. Aussi, pour le contrer et pour permettre une utilisation plus facile de l'ordinateur dans la prise ou dans l'annotations de notes de cours (pensons en mathématique, par exemple), nous avons opté pour la tablette PC... eh oui, hélas, PC... (hi!hi!hi!)



Nous avons reçu la tablette il y a quelques semaines et nous avons commencé à nous amuser avec ce nouveau jouet. (Nous excluant la personne qui écrit qui n'arrive pas à trouver une seule seconde pour cela... mais la session finit... heureusement.)

Or vla-tu pas qu'en ce beau premier jour de décembre frette, Ollie nous propose une utilisation de la tablette en physique ! Je l'inclus ici tout en y joignant une présentation (peut-être un peu longuette) de la trousse éducationnelle de la tablette PC.

C'est évidemment un dossier à suirrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrre !




jeudi 29 novembre 2007

Come on down : it's your Maaaaath Classsssss

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Attachez vos ceintures : voici un avant-goût de ce que pourrait devenir l'école si on l'adaptait au goût du jour...

Le Ron Clark Academy !

Déjà, quand l'école porte le nom de son directeur, c'est douteux. Quand il y a trop de plaisir dans le reportage, c'est douteux. Quand il y a plus de membres sur le conseil d'administration que de personnel, c'est douteux. Quand chaque page du site de l'école réclame des sous, c'est douteux.

Au-delà des doutes, quand je pense au temps qu'il me faut pour préparer mes activités d'apprentissage, je me demande vraiment qu'est-ce qu'il me resterait de vie s'il fallait en plus en gérer les décors et les costumes de mes cours... Bien sûr, cette école a des commanditaires et des campagnes de financement !

There are many ways for how you can donate!
* Online Donations * Direct Deposit * Donation By Mail
* Capital Campaign * Academy Volunteer * Gifts in Kind
* Matching Gifts * Securities/Real Estate
* Planned Giving * Special Gifts


(Euh... moi aussi j'aimerais avoir un commanditaire ou recueillir des dons pour m'acheter un nouvel ordinateur pour préparer mes cours...)

Les perles se trouvent dans la description des enseignants recherchés :

Our students will travel on international trips each year, and by the time they are in the 8th grade they will have visited every continent, including Antarctica.

(Ça te fait envie, hein Francky !)

Teachers will be required to spend a great deal of personal time traveling with the students, visiting homes and participating in after school programs.

(La routine habituelle quoi !)

Certification in each subject is preferred but not required.

(Ma foi, on se croirait presqu'au Québec !)

Benefits of working at the Academy: Teachers and staff members at our school will be involved with ground breaking and innovative strategies unlike any other educational institution in America. We will serve as a model for other schools and districts and will receive visitors from around the world.

(Une petite médaille et le paradis garanti avec ça ?)

International teachers are welcome to apply. [...] We are interested in receiving applications/videos from teachers in the following areas: Pre-Algebra, Language Arts, Spanish, Art

Excusez-moi, faut que j'aille "rafraîchir" mon c.v.



Merci à Angel pour ce lien.

mercredi 28 novembre 2007

Pour Stephen

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Voilà ce qui s'appelle la théorie de la décision :

Cartogramme II

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Merci à Sylvain pour ce magnifique cartogramme animé.

Pour Stephen...


Je veux devenir Finlandaise.
Comment on fait ?

lundi 26 novembre 2007

Actes sans nom

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samedi 24 novembre 2007

Maurice²

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Dehors novembre IV

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Inviter des amis à manger un osso bucco alla gremolata avec un bon blanc et terminer le repas avec un gâteau au citron et aux graines de pavot des Three Tarts... et un vin de glace...


(Ce plaisir se paie à l'avance par un gros samedi à corriger toute la journée... beurkkkkkkkk !)

mercredi 21 novembre 2007

Premiers flocons

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Quel immense plaisir que de se lever le matin et de constater que tout à coup tout est blanc : les premiers centimètres de neige sont tombés. La grisaille a fait place à la lumière. Pour célébrer cela, ouvrons vite le flocon !

Imaginez.

Il s'agit d'une courbe fermée et continue en tout point, mais dérivable nulle part. Il est tout à fait possible d'en peindre l'intérieur avec une quantité de peinture raisonnable. Par contre, toute la peinture de l'univers n'arrivera jamais à dessiner tout son périmètre. C'est de la magie !

Il commence simplement avec un triangle équilatéral. Puis, chaque côté fait naître un autre triangle équilatéral dont la base, centrée sur le côté, en mesure le tiers. Chaque itération répète cette renaissance éternellement. C'est de la magie !



Allez, matheux, à vos notions de convergence et démontrez que l'aire du flocon de Koch est finie et son périmètre infini.

C'est de la magie mathématique !!!

dimanche 18 novembre 2007

Dehors novembre - III

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Retrouver ses chandails de laine, ses bonnets et aller faire courir le chien dans le boisé en voie de disparition au bout du quartier. En pleine face, le soleil traversant les branches des arbres, les pieds dans les feuilles mortes qui font "crouch crouch" sous les pas, le bout du nez froid et les joues fraîches.

vendredi 16 novembre 2007

Pensées impures

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Lors de notre réflexion dans l'élaboration d'un nouveau programme obligeant l'utilisation du portable en salle de classe, une inquiétude est vite apparue : comment s'assurer que les apprenants restent attentifs aux activités d'apprentissage qui leur sont proposées devant la classe lorsque toute la toile s'offre à eux en un clic bien caché derrière leur écran ? Nous avons conclu que ça pouvait être possible.

Cet après-midi, j'assistais à une réunion de gens sérieux, des gens impliqués dans le milieu de l'éducation. Chacun avait son portable, le preneur de notes était branché à un projecteur pour que les quatre autres participants présents puissent suivre en direct le compte rendu sur le wiki du groupe. Pourtant, la personne à ma gauche a navigué sur la toile pendant la majeure partie de la réunion. La personne à ma droite a profité d'une discussion pour répondre à ses courriels.

S'il est difficile de garder l'attention de 5 personnes impliquées dans un groupe pourtant efficace et dynamique, comment un prof arrivera-t-il à rester plus intéressant qu'internet pour ses 30 élèves plus ou moins motivés ?

jeudi 15 novembre 2007

Point de vue

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mardi 13 novembre 2007

Citation du jour

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Pour mes collègues qui enseignent en français en donnant le goût des mots à nos jeunes, pour Monsieur A et pour tous les vrais matheux qui savent qu'il est ici question aussi de mathématiques, voici la retranscription d'un texte de Jean Barbe entendu samedi le 10 novembre à l'émission Je l'ai vu à la radio. À mon humble avis, il mérite d'être disponible sur la toile.

Chacun de mes examens de français en secondaire III consistait à conjuguer un verbe dans toutes ses formes. Quinze minutes avant le début des examens, il y avait des étudiants affalés partout, le nez plongé dans leur Bescherelle, qui tentaient désespérément de commettre à leur mémoire la déclinaison au conditionnel passé 2e forme du verbe « surseoir ».

J’eusse sursis, tu eusses sursis, il eût sursis, nous eussions sursis, etc.

Évidemment, dès que l’examen était terminé, notre mémoire à court terme s’empressait de
flusher les « eussions sursis » hors de nos neurones si bien que nous avons terminé l’année sans avoir rien retenu d’autre de ce cours que l’idée que le français est une langue compliquée, chiante et parfaitement inutile.

Je pensais à cela en lisant les journaux cette semaine qui dénonçaient encore une fois la pauvre qualité du français tant chez les profs que chez les étudiants.

Faut-il rappeler que voilà trois ou quatre générations, seule une toute petite partie de la population avait accès à l’enseignement supérieur. Bien sûr, l’élite du cours classique ne faisait pas de faute, la qualité de leur langue était irréprochable. Mais 90 % de la population savait à peine signer son nom. En démocratisant l’enseignement, on a un peu
scrappé la splendeur des élites, mais le niveau des autres s’est amélioré. Nous sommes toujours plutôt nuls en général, mais un peu moins qu’avant. Il y a de l’amélioration.

Je crois quant à moi que c’est l’usage qui fait la langue et pas le contraire. Mon grand-père avait une 4e année. Il aurait eu 0 si on l’avait soumis à une dictée. Pourtant, il s’est bien débrouillé toute sa vie, parce qu’il se servait pour écrire des mots qu’il connaissait et savait orthographier. Et s’il avait besoin de nouveaux mots, il pouvait toujours regarder dans le dictionnaire.

De la même manière, j’ai appris à écrire parce que je voulais devenir écrivain. Il m’est apparu alors assez vite que la langue était une convention, un ensemble de règles définies arbitrairement dont la maîtrise signifiait seulement qu’on ne donne pas des jambettes aux lecteurs pendant qu’ils parcourent nos phrases parce qu’on veut qu’ils se rendent jusqu’au bout et qu’ils comprennent le sens de notre texte. Les fautes d’orthographe, de grammaire ou de syntaxe sont des jambettes données aux lecteurs et dans les fautes, on s’enfarge, on tombe, on perd de la vitesse et on perd le sens de l’orientation. On ne sait plus où est le but du texte. C’est ça qui est grave. Les fautes ne sont pas graves en soi. La langue n’est pas une fin en soi. C’est un outil pour comprendre le monde et raconter des histoires.

Il y a deux genres de mécaniciens. Celui qui trippe sur la mécanique et celui qui trippe sur les outils. Moi, je trippe sur la mécanique. J’aime que ça fasse « vroum vroum », que ça tourne rondement et que ça m’amène quelque part. Beaucoup de mémères et de pépères à virgule qui protestaient la semaine dernière dans les journaux contre la dégradation du français sont des mécaniciens qui trippent sur les outils. Ils aiment leurs outils d’amour. Ils les bichonnent et les frottent avec un linge pour les faire reluire, puis les replacent sur l’établi comme si c’était des tableaux d’une exposition surréaliste.

Ah, nénuphar. L’exquise délicatesse du « ph ». Nénuphar. Ne touchez pas à mon « ph ».

Mais « ph » ou « f », je m’en fous. Ce n’est au fond qu’une fleur qui plonge ses racines dans la boue.

La langue est belle quand elle s’efface derrière le sens, quand elle donne au sens toute la place et c’est la seule raison pour laquelle elle demande être écrite sans faute. Pas pour le respect de la langue, mais pour le respect du sens.

Mon professeur de secondaire III était un mécanicien qui trippait sur ses outils. Nous n’avons rien retenu de son enseignement, parce que tout ce que nous voulions, c’était aller quelque part en faisant « vroum vroum » et le plus rapidement possible. Son enseignement n’avait pas de sens, il n’allait nulle part.

Je le répète : la langue n’est pas une fin en soi. C’est un outil pour comprendre le monde, pour raconter des histoires, communiquer, rêver. Il ne faut pas enseigner la langue, il faut enseigner à penser, à raconter, à rêver. Très vite, les élèves s’apercevront qu’il n’y a pas de meilleur allier pour penser, raconter et rêver qu’un bon vieux dictionnaire. On n’a pas besoin de maîtriser la langue si on reste « effoiré » devant la télé. Mais je peux vous garantir que le condamné à mort apprendra très vite à décliner le verbe surseoir dans toutes ses formes, car peut-être en effet le juge surseoira-t-il à son exécution et ainsi la langue aura la couleur de la vie plutôt qu’une odeur de poussière.

lundi 12 novembre 2007

Parlons compétence

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J'ai déjà dit que je ne parlerais pas de politique ici.
Merdre, ça va mal !!!

Les blogues de profs du Québec parlent de la performance de notre Ministress Courchesne à Tout le monde en parle. Les billets ont de quoi ramener le printemps en novembre. Je songe en particulier à celui de Monsieur A et de ceux du Prof masqué. Tel mon foie, depuis hier soir, je jubile.

Quelle magicienne, notre Ministress...
Un lapin, un autre lapin, et hop... pour votre dernière question, un autre lapin !

"Merdre, faut renverser ça : La Ministress est incompétente !"

Ooooooooooooooooooooooooohhhhhh ! Père Ubu, on se calme !

Qui est Michelle Courchesne ?

Formation
DEC en sciences humaines, Collège Jean-de-Brébeuf (1972)
Baccalauréat en sociologie, Université de Montréal (1975)
Maîtrise en urbanisme, Université de Montréal (1977)


Expérience professionnelle
* Urbaniste-conseil chez Gendron Lefebvre (1976-1979)
* Urbaniste responsable de la région aéroportuaire de Mirabel, ministère des Affaires municipales (1979-1981)
* Adjointe à la vice-présidente syndication chez Lévesque, Beaubien et Geoffrion (1985-1988)
* Sous-ministre adjointe, ministère de la Culture et des Communications (1988-1991)
* Sous-ministre en titre, ministère de la Culture et des Communications (1991-1995)
* Directrice générale de l'Orchestre symphonique de Montréal (1995-2000)
* Vice-présidente et directrice générale du Groupe tactique chez Marketel (2000-2001)
* Vice-présidente exécutive, marketing et communications chez Cognicase (2001-2003)


Ce n'est pas rien, mais ça n'a rien à voir avec l'éducation.

"Vous serez Ministre. Votre mission, si vous l'acceptez, consiste à devenir le plus rapidement possible spécialiste d'un domaine dont vous ignorez l'essentiel, sous le regard perçant des spécialistes qui vous jugeront d'une part, et des électeurs qui n'en savent pas plus que vous, mais qui vous éliront d'autre part. Si vous échouez, nous nierons avoir eu tout contact avec vous."

Pourquoi Madame Courchesne fait-elle plus de vagues que les autres ministres ? Je ne sais pas, peut-être parce que notre gouvernement est minoritaire et que, sous la pression adéquiste, il nous faut en éducation, quelqu'un qui saura faire du marketing pour vendre les nouvelles politiques libéro-adéquistes aux parents électeurs qui n'en peuvent juste plus d'entendre le milieu se plaindre de la réforme et qui veulent revenir au système de leur dégénération...

"Mes aïeux ! La Ministress a incontestablement des compétences en marketing !"

Prochain tour de magie : on lance le lapin et il tombe une pluie de votes !

"L'éducation est un domaine trop important pour être ainsi dirigé !"

Euh... réveillez-vous ! Changez de ministre, changez de parti au pouvoir, le ministre qui décide restera celui ou celle qui, il n'y a pas si longtemps, faisait du porte à porte avec son petit dépliant pour se faire élire.

Depuis le 18 avril 2007, Madame Courchesne a ces responsabilités :

* Ministre de l'Éducation, du Loisir et du Sport depuis le 18 avril 2007
* Ministre de la Famille depuis le 18 avril 2007
* Ministre responsable de la région de Laval depuis le 18 avril 2007
* Membre du Comité des priorités depuis le 18 avril 2007
* Présidente du Comité ministériel du développement social, éducatif et culturel depuis le 18 avril 2007
* Membre du Comité de législation depuis le 18 avril 2007
* Membre du Comité ministériel au développement des régions depuis le 18 avril 2007


Bon, elle n'a pas de correction, mais il faut avouer que ça lui fait pas mal de préparations !

Bizarrement, vu sous cet angle, je ne changerais pas de place avec elle... J'éprouve même de l'ad...

"Ooooooooooooooooooooooooooooooooh ! Elle est quand même Ministress de l'éducation, c'est elle qui décide des orientations de l'école, c'est elle qui dirige les tuteurs qui feront de nos enfants de magnifiques arbres s'abreuvant par leurs profondes racines aux savoirs et soufflant sur notre pays un vent vivifiant de compétences. Il faut y voir à ce poste quelqu'un de compétent dans le domaine."

Pourquoi le parti au pouvoir ne nommerait-il pas comme ministres des spécialistes élus ou non élus ? De par leurs fonctions, ils seraient compétents, de par leur nomination, ils donneraient un peu de la couleur du parti... Non, mais tant qu'à être dans les réformes, pourquoi pas réformer le système gouvernemental ?

Merdre, ce blogue ne parle pas de politique !

dimanche 11 novembre 2007

Des chiffres et des moyennes

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Ça y est, Weby a reçu son premier bulletin chiffré de sa vie. Ses parents sont rassurés, voilà enfin quelque chose de comparable à ce qu'ils ont connu et Weby, elle, n'y voit aucune différence. Enfin, n'y voyait aucune différence.

Inutile de décrire la joie de la maman, fière du 100 % de sa fille en sciences, note qu'elle-même n'a jamais réussi à obtenir même en prenant le statut de chauffeuse. (Il faut dire que l'école privée qu'elle a fréquentée était peuplée de professeurs qui aimaient bien poser la colle dans l'examen, question d'inculquer la modestie aux élèves et d'affirmer la supériorité du maître de la classe.)

Quand papa a su que sa fille avait 100 %, il a tout de suite demandé quelle était la moyenne.

"Pourquoi tu veux savoir ça ?", demande Maman.
"Parce que c'est peut-être le prof qui fait des examens trop faciles et que tout le monde a 100%", répond Papa pour qui la moyenne constitue une évaluation de l'enseignant.
"Pfffff, dit Maman, faut que j'appelle tout le monde pour dire que Weby a 100 % en sciences. Pas en enseignement moral ou autre matière fafabébé, en SCIENCES !!!"

Toute la famille l'a su : Weby a eu 100 % en Sciences et la moyenne de sa classe est 72 % ! Grand-mère a même conclu : "Mais ça mérite une récompense !"

Les A de ces bulletins de jadis n'avaient jamais provoqué autant d'émoi. Weby remercie la Ministre du retour aux bulletins chiffrés.

Mais il y a papa qui vient gâcher la sauce : Weby est en bas de la moyenne dans deux matières.

"C'est inadmissible. Le prochain bulletin, je veux que tu sois en haut de la moyenne dans toutes les matières. Tu n'as qu'à travailler plus. Tu n'as jamais de devoir, c'est pas possible. On te prendra un tuteur pour t'aider dans ces matières."

Papa, tu sais comment ça se calcule une moyenne ? Tu sais que, contrairement à la majorité des élèves de sa classe, Weby n'est pas fluently bilingual de naissance et qu'il est par conséquent peut-être normal qu'elle soit plus faible que la moyenne de sa classe d'anglais ?

Avant, Weby avait sur son bulletin "L'élève progresse avec un peu de difficulté en anglais." Papa et maman étaient d'accord et tentaient d'aider Weby pour faire en sorte que ses difficultés soient moins grandes. Avec le nouveau bulletin, ils veulent maintenant prendre des mesures sérieuses et intensives pour que Weby se retrouvent au-dessus de la moyenne, plus bilingue que les bilingues.

"Quand on veut, on peut. Elle a le talent pour réussir. Sinon, on déménagera au Lac St-Jean !" dit Papa.

Elle était anglophobe l'an dernier, on la veut anglophone l'an prochain... je tairai cependant cette pensée. Je passe déjà pour une hurluberlue avec mon opposition au calcul de la moyenne, je ne vais pas en rajouter.

En regardant le bulletin de Weby, je reste étonnée par la répétition de notes semblables. Statistiquement parlant, considérant les notes en pourcents, son bulletin est improbable.

"Dis-moi, Weby, sais-tu comment les notes ont été attribuées ?"
"Oui, on a reçu une feuille pour l'expliquer aux parents."
"Est-ce que je peux la voir ?"
"Euh... je ne l'ai pas, mais c'est assez simple."
"Ah bon, c'est quoi ?"
"Ben, A+ = 100 %, A = 92 %, B+ ben tu soustrais 8 et ainsi de suite..."

Finalement, ils ont traduit les lettres en chiffres, puis ils ont fait la moyenne.
Une moyenne arithmétique sur des variables qualitatives.

Euh... pourquoi pas faire la médiane alors ? Oups... c'est vrai, les parents veulent une moyenne, comme dans leur temps, où pour avoir écrit la définition, on donnait 2 points, pour avoir écrit la bonne formule de résolution, on en donnait 5, pour avoir plogué les bons chiffres aux bons endroits et calculé le tout, on en 3 et ça donnait une note sur 10. Mais aujourd'hui, on veut savoir si l'enfant est capable de résoudre un problème. Le réussit-il de façon satisfaisante ? Avec difficulté ? Ou est-il incompétent ? S'il le réussit en dépassant les exigences (A+) est-ce que ça veut-il qu'il ne commet aucune erreur (100 %) ? S'il le réussit avec certaines difficultés (68 %), est-ce que ça veut dire qu'il arrive à atteindre plus des deux tiers des objectifs ? Et que dire d'un élève qui ne répond pas du tout aux attentes, un élève qui ne fait rien, qui remet une copie blanche ? Un beau E (qui lorsque j'étais au primaire, signifiait Excellent... ce qui ne me rajeunit pas !!!). Eh bien, le beau E pour échec reçoit la magnifique note de 28 % !!! Voilà de quoi biaiser la moyenne ! Et 28 %, c'est quoi ? Pour ménager son estime ou la partie de compétence innée que chacun possède au fond de lui ?

En allant acheté du pain, Weby et moi avons rencontré un de ses professeurs.

"Les parents sont pour la plupart super contents du nouveau bulletin avec les moyennes. Mais, franchement, des compétences, comment voulez-vous chiffrer ça ? L'élève est capable ou il ne l'est pas !"

samedi 10 novembre 2007

Dehors novembre - II

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Le fudge de Wakefield !




Et la Ministre Courchesne à Tout le monde en parle !!!

lundi 5 novembre 2007

Hommage aux lecteurs de ce blogue

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Selon le "Blog readibility test",

cash advance

Ce qui fait de vous, chers lecteurs, incontestablement des génies !

samedi 3 novembre 2007

Dehors novembre - I

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Novembre, c'est l'hiver en Bretagne. La pluie, le froid qui vous glace les os, le jour qui ne se lève pas, qui se couche trop tôt. Les feuilles mortes qui se ramassent à la pelle et le jour du souvenir, tout en novembre rappelle que nous sommes éphémères. Et novembre dure qu'à la première neige, celle qui apporte enfin un peu de lumière.

Pour nous aider à mettre dehors novembre, je vous propose un plaisir par semaine jusqu'à la neige.

Le premier plaisir, et non le moindre : le retour à l'heure normale !!!

Ce n'est pas tant le retour à la normalité qui vaut le plaisir, mais cette heure de plus que l'on a pour dormir.

(Parents de jeunes enfants, tant pis pour vous ! HA!HA!HA!)

jeudi 1 novembre 2007

Le cellulaire comme outil d'apprentissage

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"Pour le cours de demain, n'oubliez pas d'apporter votre cellulaire."

C'est clair qu'il faut que j'expérimente ça !

mercredi 31 octobre 2007

Des mots et des maux

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Hum... le docteur Kawashima peut te faire beaucoup de bien.

lundi 29 octobre 2007

Beauté et intelligence

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Voilà ce que tous se souhaitent.

En ce temps de congé forcé pendant lequel je m'occupe de mon magnifique corps de déesse, il m'est venu à l'esprit que je négligeais peut-être mon intelligence. Le destin faisant bien les choses, voilà qu'un article est publié dans le DS Mag annonçant les résultats d'une étude réalisée par Derek Robertson auprès de trois groupes d'élèves écossais âgés de 9 et 10 ans de milieux socio-économiques semblables.

Enseignant, Monsieur Robertson avait été étonné de constater que deux garçons ayant de lourdes difficultés en mathématique dans ses cours arrivaient à facilement résoudre des problèmes d'ordre mathématique plus complexes dans des situations de jeu sur ordinateur. Cette problématique l'amena à intégrer les jeux vidéo en salle de classe, puis à tenter cette expérience.

D'abord, avant de commencer, il a fait passer aux trois groupes un test de mathématique qu'il a noté (avec des chiffres et des moyennes). Puis, pendant 10 semaines, il a fait vivre aux enfants les expériences suivantes :

Le premier groupe, celui de l'école St Columba, devait avant de commencer l'école, jouer pendant 15 minutes au jeu que nous connaissons ici sous le nom de Brain Age. Il s'agit d'un programme d'entrainement cérébal écrit par le Docteur Ryuta Kawashima pour Nintendo DS qui est composé essentiellement d'exercices de rapidité en calcul, en lecture, en mémorisation et de sudoku.

Le deuxième groupe devait quant à lui se soumettre à une série d'exercices physiques destinées à stimuler l'activité cérébrale (Brain Gym).

Le troisième groupe servait de contrôle et n'avait donc aucun programme particulier.

Après 10 semaines, on a fait repasser le test initial et on a comparé les résultats.

Surprise ! Tous les enfants ont fait des progrès. Mais ceux qui en ont fait le plus de progrès sont les élèves du premier groupe. Leur moyenne est passée de 76 % à 86 %. Il y aurait même un élève qui aurait échoué le premier test avec un lamentable 25 % qui aurait eu un final de 68 % ! (Euh... c'est peut-être à cause de sa note aberrante que la première moyenne était si basse...) La pire note a été de 65 % dans ce groupe au deuxième test, alors qu'il y a eu des échecs lamentables dans les autres groupes. Et ce n'est pas tout, on a remarqué que ces enfants avaient un meilleur comportement et une meilleure concentration en classe.

Il y a ici une belle erreur méthodologique et c'est sans doute pour cela que Monsieur Robertson souhaite reprendre l'expérience en s'assurant une validité statistique. Plus de classes dans chaque groupe. Pas nécessairement plus d'élèves, mais plus de classes.

Autre point à souligner : Lorsque l'on procède à de la randomisation, il est important que les participants reçoivent tous le même traitement. Or ici, les groupes étaient dans des écoles distinctes. Ils n'avaient donc probablement pas les mêmes enseignants, probablement pas les mêmes horaires. Qu'est-ce qui prouve alors que c'est le jeu qui cause ce progrès et non l'enseignant ou l'atmosphère du groupe ou...

Il aurait été préférable, même avec son échantillon, de choisir aléatoirement dans chacune des classes des élèves de chaque groupe expérimental. Toutes les écoles seraient alors semblables et les biais minimisés.

Autre point à considérer : les exercices mathématiques de Kawashima sont des calculs rapides. Or, le calcul mental, c'est comme le piano, plus vous pratiquez, plus vous en faites, meilleur vous êtes. Si le test mathématique utilisé pour comparer les groupes se résumait à une série de calculs, il est évident que les élèves Nintendo seront meilleurs, puisque les autres se seront moins pratiqués ! Il aurait fallu un groupe faisant quotidiennement 15 minutes de calculs rapides sans DS pour comparer ! Mais bon, peut-être que le fait que ce soit sur une console "interdite" en classe ou que ce soit perçu comme un jeu, peut-être que cela a un effet motivateur et pour pouvoir continuer l'expérience, on reste sage.

Mauvaise foi, me criez-vous.

Eh bien non.

La clinique de radiologie étant à côté d'un magasin de jeux, je me suis procuré ce magnifique jeu et je l'ai testé sur un échantillon de un, soit mon moi-même (pas trop de degré de liberté), et je dois vous dire que j'ai royalement progressé.

Non seulement ai-je maintenant un corps de déesse, mais j'ai l'intelligence de DS qui vient avec ! Élargissez les portes, ma tête ne peut plus passer !

Et ce n'est pas tout, il me reste 9 6/7 semaines d'entrainement à faire ! Après cela, il vous faudra des lunettes de soleil pour me regarder tant je serai brillante.

Constatez plutôt mes progrès !



Bon, je ne savais pas qu'on pouvait parler et que le DS a des oreilles !!!
Mais on apprend aussi plein d'autres choses :







Perdre 44 ans par jour, diantre, demain sera toute une renaissance !

vendredi 26 octobre 2007

S'il y a le GEN, il y aura du plaisir

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Que la Ministre "fasse du sens" ou pas (je la cite), que l'on soit pro ou anti réforme, que les bulletins soient de lettres ou de chiffres, il est temps que s'unissent les professionnels de l'éducation qui veulent que l'école devienne un lieu d'émancipation pour les jeunes. On en trouve plusieurs dans la blogosphère. On s'entrelit, on s'entrecite. On trouve aussi dans nos milieux des sages qui ont longuement réfléchi, on trouve des profs qui essaient tout simplement, qui expérimentent, qui réussissent et qui tombent sur les genoux, mais qui se relèvent et qui ont le goût de continuer à avancer.

Charles-Antoine propose (billet à lire obligatoirement) la formation d'un groupe d'éducation nouvelle. Oh que oui je le veux ! Et qu'il regroupe des profs du primaire, du secondaire et du cégep pour qu'enfin on puisse partager de façon plus globale la réalité. Il est temps, à mon avis, que l'on jette les cloisons de nos secteurs et que l'on collabore les uns avec les autres, solidairement.

J'ai enlevé le mot "québécois", parce que, si je ne peux qu'agir localement, j'ai le goût de penser globalement. La non-conférence sur l'éducation 2.0 a démontré que les frontières ont peu d'importance.

Charles-Antoine, je te suis.

Ménagez-moi, je vous prie

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Ça fait une semaine que je me crache les poumons, congé de maladie et tout et tout. Ma vie se résume à dormir, tousser, chercher des remplaçants pour mes élèves, préparer leurs cours et corriger... euh... trouvez l'erreur.

Mon ordinateur personnel est mort, capout draconis. Pas de sous pour en acheter un autre. Bien sûr, mon ordinateur sert surtout à la préparation de mes cours. Mais, mon gouvernement ne considère pas le portable comme un outil de travail. Trouvez l'erreur.

Ici, je ne devrais pas me plaindre, j'ai un ordinateur juste à moi dans mon bureau et on me donne une clé de mémoire, ce qui n'est pas le cas des écoles secondaires où l'on se partage l'ordinateur à plusieurs profs. Voir à ce propos le billet de Sylvain (attention, il risque de vous faire hurler).

MAIS, si vous voulez vraiment hurler à plein poumons, il vous faut lire l'entrevue de notre Ministresse de l'éducation accordée à Patrick Lagacé.

Monsieur Jobin
en a parlé hier en les considérant d'épais, Monsieur Asselin, aujourd'hui, en écrivant calmement à Madame Courchesne. Alors, je me suis dit que la blogosphère apprécierait sûrement une opinion mitoyenne et que cette mission me revenait.

J'ai donc tenter de lire avec attention l'entrevue. Bon, Patrick Lagacé a droit à son personnage. Mais les propos de la Ministre qui mélange tout ne sont pas drôles du tout. Ça faisait même longtemps que je n'avais pas sacré comme ça ! Et bientôt, hors de moi, j'ai claqué mon ordinateur qui s'est brisé, mort. J'ai tenté de hurler à plein poumons, mais je me suis remis à tousser comme une tuberculeuse.

Trouvez l'erreur et ménagez-moi, je vous prie.

______________________________________________

L'entrevue intégrale est disponible ici.
Avertissement : Prozac et Gravol nécessaires.

mardi 23 octobre 2007

Arithmétique pour les nuls

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Ça ressemble étrangement à mon cours d'il y a quelques semaines...

vendredi 19 octobre 2007

Un prénom pour la vie

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Il ne faut pas attendre d'être une vieille prof pour constater avec les sessions qu'il existe des vagues de prénoms. Quand chaque année on fait la connaissance de près de 200 étudiants, on pourrait presque parler, pour la région du moins, d'échantillon représentatif. Enfin, représentatif des étudiants qui poursuivent leurs études post-secondaires en mathématique... parce que, à en croire certains, le prénom peut déterminer le caractère, la personnalité, donc la carrière d'une personne.

J'ai connu des vagues de Geneviève, de Anik et de Nicolas.
A suivi la vague des Stéphanie et des Krystel et des Guillaume Yan - Yannick.
Au cégep, il y a la vague des Michael et des Joël... (j'ai perdu le fil des prénoms de fille, puisque je n'ai plus qu'une ou deux filles par groupe...)

Moi-même, dans mes classes, je n'étais jamais la seule à avoir mon prénom, un prénom pourtant affreux qu'on a vite cessé d'attribuer. Ce qui est fort pratique, puisque lorsque j'apprends que telle personne a le même prénom que moi, je sais automatiquement que nous avons le même âge !!!

Il en est de même pour les Manon, les Louise et les Sylvie, fruit indirect de Michel Louvain.

Outre l'ésotérisme que certains lui accordent, il se cache souvent beaucoup de choses derrière un prénom. Car, comme le disait la publicité, si " la télévision influence votre enfant", on peut affirmer que "la télévision influence les parents" !!! Le prénom révèle souvent l'origine, les goûts, la culture.

La sociologie par le prénom ? Pourquoi pas !

Alors, allons voir la cuvée 2006. Il suffit de se rendre sur le site de la Régie des Rentes du Québec*.




À vous d'analyser tout cela, car comme je suis une pauvre matheuse déconnectée qui ne regarde pas la télévision, je fais un peu pitié. En tout cas, il y a une vague océanne qui s'en vient (si on additionne les Océane avec les Océanne et les Océan(n)e composées ou les Aucéan(n)e déformées et les 2 Océan, on obtient la 1e place au palmarès 2006).

Il existe cependant des prénoms marquants. J'ai connu un Jihad (je le connais encore, même s'il a depuis changé son prénom)... J'ai connu le beau Caillou (avec cheveux). Et cette session, je connais Zoé. Zoé, ce n'est pas rare, voyons ! Mais pour un grand gars avec barbe, oui.

"Tu as dû te faire embêter quand tu étais petit, non ?"
"J'ai toujours été plus grand que les autres, alors on n'osait pas."

Zoé, du grec qui signifie la vie. Quel beau prénom. Mais il faut avoir de la culture pour l'apprécier au masculin !

Allons voir si dans la cuvée 2006, il n'y aurait pas des perles de prénoms...

WATETSHENSHERIIOSTHA et IESENNAKWENNIENSTHA auront intérêt à ne pas naître dyslexiques...
SHOPIE est peut-être fille de parents dyslexiques.
TAXIARHOULA comme future Ministre des Transports !
STORM et ELEKTRA et leur amie MPEMBA-POWER ... et dans la même veine,
HEROS, avec un H, c'est super !
PORNIKA... sans commentaire !
PRECIEUSE... ridicule !
PRECIOUS MELODY (pourvu que ce ne soit pas la soeur jumelle de l'autre)
PRINCESSE-ALISHA... Faut leur dire que Princesse est un prénom de chien. Faut leur dire qu'en bon québécois, on ne dit pas "elle lécha", mais " a licha". Princesse-Alisha ne pourra qu'être chienne et baveuse en plus !
CANIN, appelez son fils comme ça, c'est chien.
YAYA, celui que j'ai connu là, là, en dansant le Yaya.
PARADIS-LEBRUN... Et le nom de famille est...
APOLLO... le gars qui est toujours dans la lune.
GAY-ALEXANDER... est-ce bien nécessaire ?
FIACRE, l'ami de LEXUS, KIO et MERCEDES
TRO, c'est comme pas assez.
EUREKA... j'ai enfin trouvé un prénom pour notre fille.
JAY-REMY et EAU-PHELIE : "Une jeu de mot par heure t'éloigne du docteur."**
ONAYA lève ton verre.
TERRY-LOVE DESTINY... ne l'oublie pas
LOVDEEP... amateur de Bee Gees
TREASURE... un prénom et un "petit nom", c'est pas pareil !
DEVORAH... future ogresse.
MISTY... attrapez-les toutes !
HERMIONE... déjà !
FELYX... inutile, les prénoms sont interdits au Scrabble.
PUNIS PENOTE... attention aux lapsus
PATRICK-SEBASTIEN, le petit bonhomme en mousse.
CASH PRESLEY et CEDAR LAKE : c'est pas sérieux !
LOURDES et EVA-LOURDES... Futures anorexiques.
KOVALEV et GRETSKY voudront-ils jouer au hockey ?
MATHIEU et MARIO... pour des filles...
MADELEINE et ROSEMARIE... pour des garçons...
... sans doute des erreurs !





* On constatera encore une fois une erreur statistique dans l'attribution des rangs par notre bon Ministère. En effet, lorsque deux modalités ont le même effectif (même fréquence), elles occupent le même rang... Le prénom Thomas est donc aussi au rang 4 et non au rang 5 comme l'indique la RRQ.

** Citation de Monsieur A.

mercredi 17 octobre 2007

La mesure au Québec

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C'est très tôt dans la vie des enfants que l'on insiste sur l'importance d'indiquer les unités de mesure après un calcul. Même quand l'unité est évidente.

Car ça peut faire toute une différence. Du moins ici, au Canada.

Évidemment, en Europe où le système métrique est indiscutablement en vigueur, il est inutile de préciser les unités, puisqu'il a été convenu depuis la Révolution française, que, par exemple, l'unité de mesure d'une vitesse serait, par convention, le mètre/seconde.



Puisqu'une vitesse de 90 m/s correspond à 324 km/h, on comprend pourquoi nous, les as du volant, on rêve de rouler sur les autoroutes européennes.

Chez nous, sans doute à cause de nos voisins du sud, sommes-nous généralement plus prudents.



Depuis plus de 30 ans (1976), le système métrique est en vigueur au Canada.

Je reprends...

Depuis plus de 30 ans (1976), le système métrique est en vigueur dans les écoles au Canada.

Parce que dans la vraie vie, on résiste !

C'est vrai, il n'y a plus personne qui convertit ses km/h en milles à l'heure. Il n'y a plus personne qui réclame la température extérieure en Fahrenheit. Par contre, on comprend mieux qu'il fait frette dans ma maison, quand je dis qu'il y fait 60°F et non 15°C. L'eau de la piscine extérieure au Hilton est à 87°. Comme je m'y suis baigné, je peux affirmer qu'il ne s'agissait pas de degrés Celsius.

À l'épicerie, on passe également facilement de la livre au kilo. En général, si ce n'est pas cher, le prix sera indiqué en $ / kg, par contre, quand c'est cher, c'est toujours en $ / lb.



Je mesure 5 pieds 4 pouces... ok, sur mon permis de conduire, on dit 1,63m.

Tout ce qui touche à la construction se mesure en pieds, en pouce et quart, en livres. Un deux par quatre n'est pas devenu un cinq par dix avec le système métrique. Même le gallon de peinture est resté à 3,43 l.



Qui cuisine au Québec avec une balance ? C'est quoi ça 300 g de farine ? 2 tasses ?

En plus de passer d'un système à un autre, nous avons aussi au Québec une autre habitude, celle d'utiliser des unités de mesures inhabituelles. Par exemple, si vous me demandez où j'habite, je vous dirai le plus naturellement du monde que j'habite à 5 minutes d'Ottawa, à 2 h de Montréal. Le cégep est à 25 minutes de la maison. Le centre commercial à 5 minutes à pied. Le temps devient une unité de distance. Étrange, pourtant, c'est tout aussi entendu que l'unité de vitesse sur les routes d'Europe est le kilomètre/h et non le m/s.



Par contre, là où ça devient surprenant, c'est lorsque l'on apprend que le temps de cuisson parfait d'un saumon est d'un cycle de lave-vaisselle ou que vous lisez que la cuisson des crevettes demande 65 km. Celle du filet de porc 450 km. Pratique n'est-ce pas ? En fin de semaine, quand j'irai voir ma douce maman qui habite à 4 h 30 d'ici, j'emballerai mes filets de porc dans un papier d'aluminium étanche et je placerai le tout sur le bloc moteur de la voiture. 450 km plus tard, ils seront cuits. Évidemment, une heure avant d'arriver, je placerai des pommes de terre tranchées qui elles demandent 88 km à cuire.

lundi 15 octobre 2007

Pensées impures

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Depuis quelques semaines (oui, semaines, c'est l'horreur), une pensée impure, honteuse m'habite. Je la transcris ici pour m'en libérer. Ne lisez pas la suite.

Je me suis dit...

... et si certaines personnes décidaient de devenir enseignants au primaire ou au secondaire uniquement parce qu'elles sont incapables de couper le cordon qui les attache à l'école... comme un enfant qui reste sous les jupons de sa mère par crainte d'affronter le monde...

Cette perspective est effrayante. Je ne la développerai pas, car vous saurez me convaincre que je délire.

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Mylène étudie en enseignement des mathématiques au secondaire. Elle n'a pas terminé et voilà qu'on lui propose un remplacement pour le reste de l'année scolaire. Un temps plein jusqu'en juin. "Mais je n'ai pas terminé !" a-t-elle dit. "On est en manque incroyable de prof de maths, viens, nous t'en prions", lui a-t-on répondu.

Tentant, se dit Mylène.

Se dit Mylène et plusieurs autres, comme le démontre cette vieille nouvelle.

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Me dirigeant vers mon cours Localisation prise 3, repensant à toute la problématique ayant occasionné tant de recommencements, il m'est venu une terrible pensée impure que j'ai du mal à refouler...

Et si je prenais un congé sans solde et allais enseigner un an au secondaire...
(En plus, ce serait bien : au secondaire, on n'a jamais de cours jusqu'à 18 heures !)

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Délivrez-moi de moi.

mardi 9 octobre 2007

La fin des moustiques

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Si on en juge par le thermomètre des couleurs (eh oui, notre bon gouvernement fait des statistiques avec n'importe quoi ces temps-ci), l'Outaouais est en pleine saison des couleurs.

Outaouais
Mont Sainte-Marie Apogée 85 %
Parc de la Gatineau Milieu 45 %

Dites-moi comment sont calculés ces pourcentages, parce que, à voir la montagne (amis suisses, je sais, ce ne sont pas des montagnes, mais bien de petits monticules, que dis-je, de légères dénivellations... (comme quoi tout est relatif)), quoiqu'il en soit, il me semble bien que plus de 45 % des arbres sont colorés, pardi !!! M'enfin...


(Photo de mon ami Jean-François qui tient à me faire regretter d'avoir préféré faire la grasse matinée dimanche plutôt que de l'avoir suivi au Lac Meech pour faire de la photo... et il réussit bien le coquin ! )

Nous sommes donc en plein automne, en fin d'été indien (on ira, où tu voudras quand tu voudras...), mais surtout en fin des moustiques !

Il y a quelques temps, Angel me faisait découvrir un moustique nouveau genre. Je me donnais à peine 20 ans (HA!HA!HA!HA!), eh bien grâce à ce moustique, je sais que je ne les ai plus.

"OMG, ça frappe dans le dash tight !"

Ce moustique serait logé en Europe dans plusieurs cellulaires pour la plus grande joie de leurs propriétaires qui les utiliseraient pour déranger leurs camarades de classe. Les élèves supplient leurs vieux maîtres de cesser le supplice et les vieux maîtres font la sourde oreille.

L'idée est de Howard Stapleton, un électronicien autodidacte (comme quoi, il n'y a pas juste l'école qu'on apprend !). Le son ressemblerait à celui d'un moustique qui tient à percer votre tympan, à un violoniste débutant qui "varge" sur son archet, à des ongles pointus qui glissent horriblement sur le noir d'un tableau. Mais le plus beau, c'est que les plus de 20 ans ne l'entendent plus. Les marchands britanniques embêtés par la "racaille" qu'ils n'arrivaient plus à faire fuir avec les canons de Pachelbel ont acheté à prix fort ce moustique comme arme de dissuation massive. Et ça marche !

"Légende urbaine, ça ne se peut pas !" hurle l'intérieur aveugle de mon corps frippé.

Weby a servi de cobaye.

"Arrête, arrête, ça fait mal aux oreilles !!!"

Pffffffffffffff, elle disait ça pour faire croire.

"Ok, ne regarde pas et dis-moi si tu entends ou si tu n'entends pas."

Et j'ai joué du triangle et de la pause. Eh ben, la jeunette, elle entend le moustique pour vrai !!! Et non seulement elle l'entend, mais ça lui fait mal aux oreilles, ça lui est insupportable.



L'automne amène la fin des moustiques. Il ne faut surtout pas que celui-ci traverse l'océan. Imaginez : pris avec des moustiques à l'année... Des moustiques que nous, vielles croûtes, ne voyons pas et n'entendons pas et qui font le supplice de nos jeunes. Pire qu'un fossé de génération, la confirmation d'un dialogue de sourds. L'horreur.

Vous voulez tester votre ouïe ? C'est sur le site de l'Université australienne de New South Wales qu'il faut aller.

Mais avant, rappelez-vous ce proverbe : Ah ! Si jeunesse savait, si vieillesse pouvait !

Remerciements sincères aux baby-boomers d'avoir étirer la jeunesse intérieure de plusieurs décennies. On n'entend peut-être plus rien, mais on est quand même fonctionnel !!! Enfin... je pense...