vendredi 14 mars 2014

Pourquoi bloguer ?

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Il faut le constater, le printemps érable a ralenti la production de billets sur ce blogue.
Comme le démontre le graphique ci-dessous, ce n'est pas parce qu'il y a lien qu'il y a forcément causalité.

La cause principale de ce silence est bien entendu le manque de temps.  Car si le Conseil du trésor affirme qu'un enseignant de niveau collégial ne fait pendant ses 32,5 h/semaine que préparer, donner ses cours et corriger, il parle sans doute du prof qui a les mêmes transparents jaunis aux coins cassés d'il y a 20 ans qui donne le minimum de rétro-action pour avoir le minimum de correction et qui ne participe à aucune autre "activité connexe" à l'enseignement.  Le calcul de la charge individuelle de l'enseignant se doit d'être révisé si on ne veut pas que le fossé déjà quasi-infranchissable entre le mode scolaire et la société ne s'élargisse encore.  Les enseignants qui optent pour l'apprentissage actif viennent de miner leurs fins de semaine.  Ceux qui innovent et créent ajoutent un X sur leurs soirées.  Dans un contexte social où le système d'éducation est géré comme une entreprise et où la pédagogie n'a pas sa place, les changements, les réussites, les innovations reposent sur le bénévolat des enseignants.

Mais passons, cela a déjà été dit ici.

C'est d'ailleurs une autre raison de cette absence : je pourrais réécrire aujourd'hui comme actuel les premiers billets.  Les moyennes et la cote R, l'intégration des TIC... rien n'a tellement changé.

Alors pourquoi ce retour soudain ?

Hier, je préparais une activité et il s'y collait merveilleusement une vidéo que j'ai vue il y a longtemps.  Comment la retrouver ? Quels mots-clés utiliser dans les moteurs de recherche ? Je me suis dit qu'avec un peu de chance, je l'avais peut-être publié sur le brouillon.  Eh bien oui !

Plus tard, je cherchais désespérément sur Google, une pyramide avec les deux taxonomies de Bloom, l'ancienne et la nouvelle.  Tout à coup, je trouve exactement celle qui me fallait.  Où était-elle ? Ici.  Chez moi.  C'est troublant.

Alors, je me suis dit que finalement, ce n'est pas une bonne idée de jeter trop vite son brouillon !
Mais trouverai-je le temps de publier ici toutes ces notes accumulées au cours des semaines ?
Qui vivra verra !

Car oui, je me Email This !
Oui, je m'Evernote.
Mais le brouillon m'offre trois options de plus : la possibilité de pianoter ma pensée, de partager avec la toile mes étoiles et surtout la chance de lire vos commentaires pour approfondir ma réflexion.

4 commentaires:

Gael PLANTIN a dit...

Comme toujours intéressante réflexion...
...Mais ma propre réflexion m'amène à une conclusion un peu différente : si mes premiers billets constituent bien le fondement de ma pratique, en revanche cette dernière a considérablement évoluée...
...Mais, en l'absence d'interaction, je n'ai plus envie de la partager sur mon blog, consacrant le temps gagné à mon propre enrichissement, pour le bien de mes apprenants...
...Mais, j'ai conscience que mon propre enrichissement n'est possible que parce que d'autres, comme toi, chère Missmath, partage leur propre réflexion...
...Alors, en attendant (quoi ?...), a minima, je continue à partager ma veille...

Josie a dit...

Un brouillon contient souvent plus que le propre, qui est au final assez filtré et qui parfois a même perdu de ses trippes.

Et le brouillon est très intéressant. À lire. Et à relire :)

The Dude a dit...

Bonjour Missmath,

pour ma part je suis bien heureux que vous ayez donné signe de vie.

Bon courage !

Missmath a dit...

Merci à tous. Vos commentaires rapides m'ont fait chaud au coeur.