jeudi 3 septembre 2015

Dérivation en chaîne humaine

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Mais non ! Vous ne lirez pas ici un autre billet sur l'anxiété de nos pauvres petits coincés dans la chaîne humaine organisée par leurs parents inconscients qui espèrent ainsi soutenir leur école publique.  Allons.  Un peu de tenue.  Tout le monde sait que les enfants doivent être protégés (au fait, jusqu'à quel âge déjà ?) des discussions sur des sujets délicats comme la politique, la religion ou la sexualité.  Un peu d'étiquette dans les chaumières, non mais !

Remarquez que côté sexualité, le Ministère nous propose une formule économique : 
"L'enseignant devra donc parler de sexe « sur le temps de sa matière », confirme une autre porte-parole du ministère, Esther Chouinard."
Ah... de quoi me faire regretter de ne pas enseigner le français.

- Les amis... savez-vous... quelle est la différence entre ces deux phrases ?

C'est le temps de la rentrée.
C'est le temps de la rentrer.
Bien qu'en mathématique, on peut faire du temps aussi...  N'habitons-nous pas l'univers des corps, des idéaux, des anneaux ? Le comble pour le mathématicien n'est-il pas de se coucher avec une inconnue et de se réveiller avec un problème ?

On pourrait, par exemple, parler :
  • de la rationnelle qui consiste à être 1 (voire plusieurs) sur l'inconnue, 
  • de la recherche d'un point G, 
  • de l'asymptote verticale ; vous savez celle dont on s'approche, mais sur laquelle on ne va jamais !

Pour parler d'anatomie, le quart de ln 3 me semble parfait, bien qu'au programme de la première année, il saurait rendre les enfants... anxieux.

Mais quel beau métier professeur !
(Oui, c'est une contrepèterie !!!)

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