dimanche 18 janvier 2009

Les trois principaux défis du collégial

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C'est un billet de Plotin qu'il faut lire absolument (tout comme l'ensemble de son blogue par ailleurs).

Pour Plotin, les trois principaux défis sont :

- L'approche programme
- Le zèle des enseignants
- Le renouveau technologique



Après cette lecture, retournez lire Pas de temps à perdre de Hortensia.

Et additionnez les deux billets et vous aurez un excellent aperçu du monde collégial.


Maintenant la question à un million :

Sont-ce les enseignants qui sont trop zélés ou les étudiants qui ne sont pas assez étudiants ?




(Je serais bien curieuse de lire ce qu'en pensent les profs, mais aussi ce qu'en pensent les étudiants. Nick ? Félix ?)

7 commentaires:

Plotin a dit...

Zut, Missmath, le lien vers le texte d'Hortensia ne fonctionne pas. Snif! J'aurais aimé lire son billet aussi. Merci pour les bons mots sur mon blogue. À bientôt. GF

Missmath a dit...

Merci pour cette remarque, Plotin. Il y avait une barre oblique de trop dans l'adresse. Ça devrait fonctionner maintenant.

blagu'cuicui a dit...

Bonsoir,

Après lecture des deux texte, je constate surtout que les élèves ne sont pas assez impliquer et quel es prof ne sont pas assez impliqué dans le numérique ou dans la vie par rapport à leur cours.

Pour ma part, je pense qu'il y a une chose qui est oublié dans les deux cas et je sens déjà les pierres qui vont fuser. En effet, pour moi des élèves qui sont excellent en numérique ou avec un ordinateur et qui ont donc l'habitude d'avoir un rapport à la vie via le virtuel est plutôt une mauvaise chose en soi et que par conséquent le fait que des enseignant en connaisse moins que leur élève dans ce domaine là n'est pas forcément quelque chose de mal bien au contraire car quitte à ne pas comprendre toute l'évolution du monde via le "tout, tout de suite", il a au moins le mérite de garder les pieds dans la réalité et non dans le virtuel. après c'est une façon de voir les choses. Tout ça pour dire qu'il faut mieux faire de vrai cours d'informatique que de dire au prof de maths de faire des cours via l'informatique alors que les mathématiques servent l'informatique et non l'inverse (mis à part pour les temps de calcul mais qui cherche des nombre premier au collège? Bref ceci m'exaspère la place qu'on fait prendre à l'informatique en maths au lieu de leur donner une vrai place dans l e cursus).

Ceci étant, je pense que ceci risque d'amener un fossé structurel: "en consultant les élèves pour répondre à leurs besoins nouveaux." Pour ma part au collège comme aux lycées les jeunes mis à par vouloir s'amuser et se divertir avec toutes les possibilité que ce soit, il est rare qu'ils sachent se qu'il veulent faire de leur vie et encore moins pouvoir décider d'un programme de cours car sinon on arrivera à ce qui est déjà en train de ce faire "l'enfant au centre du système et le savoir au premier rang des absents".

Faire évoluer la société n'est pas donner le pouvoir à l'enfant à l'école mais plutôt remettre le savoir, l'envie de savoir, le goût de connaître, d'apprendre, de comprendre et d'entreprendre au centre du système.

Alors la réponse facile et souvent dite et redite c'est: "Donnez leur tout sous format numérique ou médiatique et ils auront envie de savoir et de comprendre". Certes, et la connaissance et le savoir il passe où dans le médiatique et dans le numérique?

Comme le dit Hortensia, le soucis se situe dans l'envie d'apprendre et pour cela il ne faut pas tomber dans la facilité de dire "donnons aux enfants ce qu'ils veulent" mais plutôt "redonnons aux enfant l'envie de vouloir". L'envie d'être acteur de leur court et non spectateur. D'accord la théorie pour la théorie c'est joli mais aborder la théorie à l'aide d'exemple et de l'environnement proche c'est tout de suite plus attrayant quitte à faire rire les élèves. Les détendre pour qu'ils se sentent à l'aise en cours et non stressé. Pour qu'ils aient envie de bien faire ou plutôt de faire tout court et non la contrainte de faire.

Alors il est vrai qu'on ne peut pas changer les mentalité des professeur qui sont hélas formé pour être des machines à craché de la théorie en oubliant que celle-ci sert sans doute à quelque chose et de façon concrète. On en oublierait même que la pédagogie n'est pas une chose négligeable pour un professeur et même qu'il s'agit de sa valeur maximal et non minimal par rapport à la théorie. Car mêem le plus grand des génie si il n'est p as capable de captivé son auditoire ne sera qu'une pale copie d'un livre qui s'achète dans le commerce comme on achète un DVD.

Il faut redonner l'envie de connaissance non pas en changeant cette connaissance mais plutôt ne en faisant la force majeur à faire apprécier. Beaucoup de réel se modélise en mathématiques et c'est peut-être dans ce sens là qu'il faudrait creuser pour captiver sont auditoire:

"Le but de se chapitre sera à terme d'étudier la vitesse d'une fléchette et de savoir si celle-ci touchera le centre de la cible" Et à partir de là, on voit comment on avance grâce à l'intuition puis au mathématique et on voit le cours théorique qui est caché là-dessous.

Ca c'est faire des maths qui "servent" comme dirait les jeunes mais pourtant, il y aura une grosse dose de théorie non négligeable mais l'auditoire sera sans doute plus attentif car tout ceci sera concret pour eux et leur parlera et les captivera et il voudrons comprendre, apprendre, refaire, innover, motiver des choses.

Quand on dit que l'interdisciplinaire est la clé de voûte quelque part, je suis sans doute assez naïf pour croire que ceci doit former un tout si on veux captiver et donner envie de manger de la connaissance.

En tout cas très intéressant billet et c'est toujours un plaisir de vous lire.

Bonne continuation!

Cordialement,

Nick a dit...

Je ne sais pas... mais beaucoup d'élèves prennent le collégial comme un simple passe-temps entre le secondaire et l'université. Pas beaucoup de gens le prennent vraiment au sérieux, j'en suis un très bon exemple. Pour une entrée à l'université, les cours sont tellement généraux au Collégial qu'ils en deviennent ennuyants. La plupart décrochent puisqu'ils ne voient pas les résultats que ça peut donner plus tard, mais comment c'est ennuyant aujourd'hui.

Les enseignants transmettent leurs connaissances, c'est tout... si l'élève ne veut rien savoir, il n'y a qu'eux à blâmer!

Missmath a dit...

Je serais bien ingrate de ne pas au moins passer vous remercier d'avoir répondu à l'appel. Je dois terminer en urgence les bases d'un cours cette semaine (la mission est impossible, je ne sais pas comment je m'en sortirai, mais je vous raconterai !) et je vous écris en priorité tout de suite après. Merci encore.

Nick a dit...

:) Bonne chance!! En passant tes élèves ont l'air sympa, tu vas t'amuser!

Hortensia a dit...

Hum... Désolée si je n'ai pas répondu avant. Je réfléchissais et je ne suis pas vite vite en ce début de session! ;-)
En fait, c'est difficile de répondre clairement à la question puisque chaque prof possède son niveau d'exigence, mais, en général, je pense que nos exigences ne sont pas trop élevées. Au contraire, je crois plutôt qu'on demande souvent le minimum, ce qui m'agace, j'avoue. J'aime bien sentir que mes élèves «se forcent» un peu les neurones. Je trouve qu'il y a du danger à baisser les attentes comme on nous incite, subtilement ou pas, à le faire. Il y aurait encore à dire...
Bonne session, miss!