mercredi 18 avril 2012

Double carré

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Je ne sais pas combien de temps il me faudra pour pouvoir regarder ce vidéo-reportage sans trembler ni pleurer. Voilà mes étudiants. Voilà mes collègues. Voilà mon amie, ma consoeur Stéphanie avec qui je crie : Ne touchez pas à nos étudiants.




La lutte dépasse et de loin la hausse des frais de scolarité.
Nous sommes blessés, mais pas brisés.

7 commentaires:

Anonyme a dit...

Je tiens simplement à vous dire à quel point j'admire vos étudiants et les personnes interrogées dans cet extrait qui s'expriment toutes clairement et avec éloquence.

Je souhaite sincèrement que les étudiants sortent vainqueurs de leur lutte qui est juste. Leur ténacité devant un gouvernement qui mise sur la dégénérescence du conflit et des médias qui prennent souvent parti est admirable !

Le professeur masqué a dit...

Je ne pensais jamais me repolitiser.

Anonyme a dit...

Ma belle-soeur était à cette manifestation.

Un cycliste qui passait par là, sans aucun rapport avec la grève, s'est retrouvé pris en souricière. Il a aussi eu une amende...

On dirait vraiment les mesures de guerre de 1970. Je conçois difficilement pourquoi on arrête des étudiants sous le motif d'entrave de la voie publique, alors qu'on leur refuse la possibilité de quitter la voie publique.

Abberant...

Le professeur masqué a dit...

Toutes ces amendes sont contestables. Imaginez l'engorgement des tribunaux. De même pour les accusations criminelles.

Ne manquez pas Enjeux ce soir: verra-t-on notre premier ministre condamner la corruption?

http://www.cyberpresse.ca/actualites/quebec-canada/politique-quebecoise/201204/19/01-4517105-un-ex-organisateur-conservateur-piege-par-enquete.php

Stéphanie Demers a dit...

Line, ma soeur, je peux te dire que je ne suis pas capable de l'écouter sans trembler. je peux te dire que je suis incapable d'entrer dans l'université sans trembler. Mardi, alors qu j'étais prise à l'intérieur avec environ 80 étudiants, on est venu me dire que l'on m'attendait à l'extérieur pour m'arrêter. Je faisais un teach-in sur l'histoire de la démocratie occidentale. Un cadre avait entendu et décidé que mes propos étaient dangereux... tu imagines ? Je ne me suis fait arrêter mercredi, en fin de compte, avec mes étudiants... mais je tremble depuis mardi...

Jean-François Nadeau a dit...

C'est plus facile d'écrire une réponse que de la dire. Je crains que ma voix s'éteigne en plein milieux d'une phrase...

D'un côté : du courage, de la franchise, du coeur, de la clarté d'esprit, de l'honnêteté, de l'entraide, de la construction...

De l'autre côté : des mensonges, de la violence, des abus de pouvoir, des profiteurs, de la destruction...

D'un côté : l'espoir...

De l'autre côté : la jouissance du pouvoir...

D'un côté : les étudiants...

De l'autre côté : le gouvernement...

Missmath a dit...

Qu'importe que l'on me sorte ici de l'anonymat, que les masques tombent, il est temps de s'unir et de lutter pour ces valeurs que je croyais pourtant acquises. Plus le temps passe, plus les invraisemblances s'accumulent, plus j'aime mes étudiants, mais surtout plus j'aime les mathématiques.