dimanche 9 novembre 2008

Les cinq pires ennemis

Partager

'

Pendant que mon collègue Denis m’exposait sa théorie des ennemis, j’ai regretté de pas avoir de caméra dans mon bureau pour pouvoir ensuite présenter cela en classe. Denis, qui est ingénieur électrique et maître des systèmes ordinés, a une crédibilité que je n’ai pas, celle qui vient de la pratique, celle qui vient de la vie en vrai.

Les cinq pires ennemis

En première position : “Votre pire ennemi, c’est vous.”




La petite voix qui dit qu’il y a plus amusant à faire ailleurs et qui démotive, la voix qui fait douter de ses capacités. À l’inverse, chacun est la personne à qui l’on accorde une confiance aveugle. Qui n’a pas déjà dit : “oups... j’étais certain que...” Si vous ne voyez que deux visages dans l'image ci-dessus, c’est que vous ne voyez qu'une perspective à la chose.

Faites le test: demandez (oralement) à un ami comment on appelle deux hommes qui sèment. Il serait étonnant que l'on vous dise qu'ils sont des agriculteurs. Et pourtant, à l'écrit, il n'y a plus de doute.


En deuxième position : “Votre voisin”


Celui qui influence, le semblable. Celui qui est à portée de main pour donner un coup de main, en qui l’on a confiance, mais qui ne sait pas plus que nous. “Moi, je fais ça comme ça.” “Ah, ça semble bien branché ton affaire.” “D’après moi, ton bébé doit faire une dent.”



En troisième position : “La documentation”


La documentation a été écrite par le voisin ! La source est-elle fiable ? Quelles sont les références ? Quelle a été la méthodologie amenant tels résultats ? Se pourrait-il qu’il y ait eu une erreur de traitement ? Les commentaires laissés dans un travail (une démonstration mathématique, un programme informatique) sont-ils assez précis pour aider à le valider ou à le corriger ?







En quatrième position : “Le technicien”


Entre un émetteur et un récepteur, il y a un filtre qui peut perturber un message.

“Ah bon, je croyais que c’était ça que vous vouliez.”

En cinquième position : “Le prof”


La théorie ne suffit pas, il faut de l’expérience. De plus, le professeur préparera des activités d’apprentissage selon ses références sous l’influence de son attitude essentielle. Or les sources et les ressources sont multiples. S’il est une personne fiable, le prof n’est tout de même pas porteur de la seule et unique vérité.

5 commentaires:

bibco a dit...

Alors? Faut-il donc vraiment aller chez JC pour trouver un ami?
N'empêche...c'est vrai que parfois il faut arrêter d'écouter tous et chacun...et là, on se fait confiance ou pas?

Hortensia a dit...

Intéressant...
Et, selon la manière de voir les choses, ces cinq ennemis de l'apprentissage peuvent aussi en être les amis (comme sur l'image où on ne voit pas que deux visages mais aussi un vase).

Missmath a dit...

Les armes pour vaincre nos ennemis :

- La vérification et la contre-vérification (Comment se fait-il que je n'aies pas vu cette coquille, j'ai vérifié mon texte 3 fois.)

- La justification des étapes d'une procédure. (Pourquoi j'ai fait ça comme ça donc déjà ???)

- Le changement de perspective. (Par exemple, additionner une colonne de bas en haut, puis de haut en bas, vérifier une somme à l'aide des différences, ...)

Sans doute y a-t-il d'autres armes...

Missmath a dit...

On constate que nos meilleures armes sont nos pires ennemis. C'est le paradoxe de la vie, ce qui en fait son charme, qui nous oblige à être intelligents pour trouver le juste équilibre.

blagu'cuicui a dit...

Sachant que nous avons une capacité très intéressante qui est la "comparaison" et la capacité d'adaptation ou plutot de mimétisme, il en découle que nos ennemi nous forme autant que nos ami voire mêem plus car un ami n'ose pas forcément contredire.

J'adore cette phrase:

"C'est dans l'erreur qu'on avance le mieux"

En effet, quelqu'un qui ne tombe pas n'apprend pas à se relever :).


Très bon texte en totu cas missmaths et très intéressant !

Bonne continuation!