jeudi 19 juillet 2007

Simon Plouffe

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La Presse l'a reconnu personnalité de la semaine en 2004. Il n'en demeure pas moins que peu savent qui est Simon Plouffe.

Un fou.

Un fou comme je les adore.

Il est né le deuxième lundi du sixième mois de 1956 à St-Jovite. À 15 ans, il troquait une caméra reçue en cadeau contre une calculatrice avec laquelle il s'est amusé comme les jeunes d'aujourd'hui s'amusent avec un Nintendo. Mais, sa calculatrice l'a rapidement déçu par son manque de précision...

À 19 ans, il bat les records de l'époque en récitant les 4096 premières décimales de Pi.

Déjà, pour apprendre 4400 décimales de pi, il faut être fou. Ou informaticien.

Simon Plouffe est analyste informatique. Maîtrise en poche, il n'aurait pas de doctorat (oui, les doctorats honorifiques devraient pleuvoir bientôt). Cependant, il est associé à l'UQAM.

On doit à Simon Plouffe la découverte d'une formule permettant de donner la n-ième décimale binaire de pi sans devoir trouver les précédentes. Une découverte prodigieuse que l'on nomme la formule de Bailey-Browein-Plouffe. Un an plus tard, Simon Plouffe arrivait à trouver l'équivalent de cette formule en base 10.

Fasciné par les nombres, Simon Plouffe a crée une page web appelée l'inverseur de Plouffe. Ayant en mémoire des millions de constantes, l'inverseur prend un nombre ayant entre 5 et 64 décimales et tente de retrouver la relation linéaire à coefficients rationnels entre les constantes connues qui pourrait donner ce nombre. L'inverseur de Plouffe permet ainsi à la science expérimentale de chercher le modèle mathématique de leur étude.

Un jour de nostalgie que je regardais mes photos, j'aperçois un visage jusqu'alors inconnu dernière Anne. Je lui téléphone donc : "Dis-moi donc, Anne, sur la photo de ta soutenance de thèse, derrière Antoine et toi, il y a un mec, ce ne serait pas Simon Plouffe ?"

" Oui, oui, c'est lui. Ça ne m'étonne pas qu'il te plaise, c'est tout un numéro."

Du coup, je pourrais vous raconter des potins sur Simon Plouffe, mais hélas, ce n'est pas du tout la vocation de ce blogue. Ha !

9 commentaires:

angel a dit...

Bon voila,j'ai un tour sur ce blog et j'ai bien aimé cette vision des maths,il est vrai que étant de la génération Y (1992)je n'est que les bases....(au fait le classement par génération est vraiment tres réussi,mais ce n'est pas parceque ma génération est née avec l'informatique qu'elle sait s'en servir !!)voila je vous laisse continuer votre blog et je vous laisse le mien si vous voulez faire un tour ....a+

Missmath a dit...

Bonjour Angel,

Ta génération est absolument fascinante ! (1992... mais tu fais presque partie de la génération Z !) N'hésite pas à passer ici commenter nos regards de vieux avec tes yeux neufs.

Bienvenue dans le brouillon de poulet.

pascou a dit...
Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.
pascou a dit...

Bonjour, Moi aussi j'ai beaucoup d'anecdote à raconter sur Simon, ce fût mon conjoint pendant 3 ans. Il est adorable et un matheux illuminé. Il passait ses nuits à travailler sur un filon quelques fois et lorsqu'il trouvait c'était comme si il était frappé par des poussières d'étoiles. Simon a quitté le Québec avant Noël. Comme il n'est pas reconnu pour son travail ici, il tente actuellement sa chance en France. Merci de faire en sorte que ses travaux soient connus de tous. Simon est un de nos grands cerveaux du Canada, c'est triste que ses travaux se soient pas plus reconnus.

pascou a dit...
Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.
pascou a dit...
Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.
Félix GG a dit...

J'peux me vanter que je le connaissais? Eh oui, je fais partie des rares qui savent qui est cet homme!

Sinon, déjà, pour apprendre 4400 décimales de pi, il faut être fou. Ou informaticien. me semble être un lapsus : n'est-il pas impossible d'être l'un sans l'autre?

Aredius44 a dit...

Bonjour,

J'apprends par un ancien collègue que Simon habite actuellement à Nantes.

J'en parle ici :
http://blogdenantes.blogspot.fr/

Et je découvre votre blog.

A la prochaine

Sylvain JULIEN a dit...

Bonjour,

Un lien possible entre la formule de Simon Plouffe pour l'argument de zeta(1/2+in) et les formes modulaires ? Les coefficients 48=24×2, 5760=24×240, 80640=240(24×24-240),... suggère un lien avec la série d'Eisenstein E4 où le facteur 240 apparait également.