mercredi 16 avril 2008

Heureux événement prévu bientôt

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Oui, oui, un nouveau membre dans la famille dans quelques dodos !

Bien sûr, comme pour les bébés, les chances qu'il arrive au moment prévu sont faibles, mais quand on sait qu'il arrivera, on commence à lui faire de la place.

Mon premier vrai, c'était il y a plus de 20 ans (ça ne nous rajeunit pas) !

- Ma fille, maintenant que tu es majeure et vaccinée, j'aimerais t'offrir une voiture.
- Mon père, si tu veux me faire plaisir, offre-moi plutôt un Mac !




Imaginez : 128 Kb de ROM, 1 Mb de RAM. J'ai même eu droit à un disque dur externe de 20 Mb que je n'ai jamais réussi à remplir.

Et un peu plus de 20 ans plus tard, pour presque la moitié du prix (en dollars constants, bien sûr), voici ce que mon Cégep me permet d'obtenir grâce à un prêt sans intérêt.



Car étonnamment, s'il n'y a aucun plaisir à acheter un PC (oui, j'en ai acheté quelques uns, alors je sais de quoi je cause), acheter un Mac, ça rend aussi de bonne humeur que d'apercevoir son jardin qui se réveille au printemps !

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Évidemment, ce n'est pas pour vous parler de cette nouvelle dépense que j'écris ce billet, mais pour mettre en évidence un fait.

Depuis mai 2006, le gouvernement du Nouveau-Brunswick offre à ses enseignants un ordinateur portable. Quand je lis le dynamisme en éducation de cette petite province via les blogues de Gary Lee Kenny ou de Jacques Cool, je les envie. Cette province semble avoir compris que pour que des professeurs innovent, il faut leur en donner les moyens.

Bien sûr, plusieurs de mes collègues peuvent très bien se passer d'un ordinateur. Par contre, plusieurs comme moi y passent des heures tous les jours à découvrir, à s'informer, à produire, à créer et ce, pour le travail. Bien sûr, mon Cégep offre un poste informatique à chacun des professeurs. Des postes extrêmement performants en géomatique, en multimédia, des dinosaures en philosophie ou en mathématique. Mais ce n'est pas forcément au bureau, "dérangés" par les étudiants ou les collègues ou entre deux cours ou deux réunions, que nous créons le mieux. C'est souvent confortablement installés chez soi, la nuit, la fin de semaine, les soirs pluvieux, l'été, quand on a du temps pour essayer, recommencer, faire autrement. Pourtant, les portables ne sont réservés qu'à l'administration. Les professeurs qui veulent pouvoir travailler à la maison doivent prendre leurs économies et s'acheter leur principal instrument de travail.

Ils le feront. Surtout si leur Cégep, comme le mien, leur offre des prélèvements automatiques sur le salaire, sans intérêt sur 2 ou 3 ans. Mais comment les autres attraperont-ils la piqûre des TIC ? La relève ? Chez nous, ce ne sont même pas les plus jeunes du département qui sont les plus branchés ! Pour oser avec les étudiants, il faut un certain confort, pour acquérir ce confort, il faut des habiletés et les habiletés, ça se développe avec l'usage, et pour utiliser, il faut l'outil entre les mains.

Il y a quelques semaines, mon collègue Paul nous a présenté des applications qu'il réalise avec Mathematica et qu'il offre au département. Plusieurs professeurs ont été impressionnés par son travail et ont l'intention d'utiliser ses applications dans leurs cours. Ils ne sauraient les faire, ils n'ont pas l'intention d'apprendre à utiliser le logiciel, mais ils acceptent le produit "fini" que Paul leur offre généreusement. Paul a réalisé ses applications sur son portable personnel et il a payé les 300 $ de sa licence et il y a mis du temps. Et si son ordinateur brisait ? Ne mériterait-il pas qu'on lui rembourse sa licence ? Ne mériterait-il pas qu'on lui prête un portable ?

Sans en arriver à la politique du Nouveau-Brunswick, les écoles, particulièrement les écoles primaires et secondaires devraient fournir aux enseignants qui en font la demande, un portable.

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Ben voyons, il y a moyen de trouver des portables pour le prix de cinq calculatrices à affichage graphique.

Évidemment, ce ne sont pas des Mac, mais là, on ne peut pas tout avoir non plus !




4 commentaires:

Hortensia a dit...

C'est drôle, car mon premier ordinateur (1991) était un Mac Classic II et il y a quelques semaines, j'ai fait le même achat que toi en bénéficiant aussi d'un prêt ordinateur du collège. En fait, je n'ai eu que des Mac dans ma vie. Pour ce qui est du matériel offert au collège même, dans le cas du département de français auquel j'appartiens, le ratio est d'environ un PC pour 6 professeurs. Donc, à part prendre nos messages à tour de rôle, répondre aux étudiants et faire un peu de gestions de notes, on n'a pas le temps pour grand chose sur place. On a bien accès à un petit laboratoire informatique de 5 ordinateurs, mais c'est pour les profs de tout le collège. Bref, disons que c'est le service minimal seulement. On n'a même pas une imprimante dans chaque bureau, qu'on partage pourtant à 6, alors un portable fourni par le cégep, je n'y rêve même pas!

Sylvain a dit...

Missmath, tu me permettras sans doute de faire du pouce sur ce billet, car j'en ai un peu long à dire sur le sujet pour faire ça en commentaire ;-)

Ceci dit, je peux déjà dire en substance de quoi sera composé le billet :
--choix de l'ordi par le prof
--le point de vue fiscal de l'affaire...
--la facilitation non uniforme de l'achat par l'employeur...

À suivre lorsque le tout sera rédigé (Ça ne devrait pas être long, puisque je vais tasser le sujet que je voulais aborder pour choisir celui-ci.)

Sylvain a dit...

Voilà,c'est fait.

Missmath a dit...

Hortensia, je mentirais si je disais que ton choix n'a pas influencé le mien.

La suite est chez Sylvain, allons-y !