mercredi 2 septembre 2009

Pourquoi donc ont-ils des enfants ?

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Il y a quelques semaines, j'ai découvert un site absolument incroyable qui publie chaque jour une situation de laquelle on ne peut que se demander : "Pourquoi donc ont-ils des enfants ?" Dans de nombreux cas, on devrait plutôt se demander : comment se fait-il qu'il y ait là des enfants ?

J'hésite à vous en donner l'adresse, car ainsi je vous amène dans la misère du genre humain, pas celle des famines et des maladies, pas tout à fait celle des enfants soldats ou des enfants travailleurs, mais celle qui se trouve peut-être dans votre quartier, dans votre ville.

Peut-être regarde-t-on ce blogue avec les yeux des amateurs de freakshow et c'est ce qui m'a fait hésiter à vous en parler. Moi, je ne peux m'empêcher de le regarder en pensant à mes collègues qui enseignent au primaire.

Car on confie une très grande responsabilité aux enseignants de nos écoles. En plus d'apprendre aux enfants à lire, à compter, à acquérir des connaissances et des compétences, à développer leur culture, à socialiser, à être des citoyens fonctionnels, à être en santé, à développer leur estime de soi, à communiquer par divers moyens d'expression, les enseignants, surtout au primaire, doivent aussi souvent rendre des comptes à des parents (ou des grands-parents) qui sont persuadés en savoir beaucoup plus qu'eux sur la gestion de toutes ces tâches. On leur demande de permettre à chaque enfant, quelque soit son milieu, de réussir, de s'épanouir, de réaliser ses rêves. De faire de chaque petit plant envoyé à l'école un majestueux grand arbre. Or, il est parfois bon de se rappeler que certains plants gardent leurs racines dans des milieux fort pollués et réussir à les faire pousser droit tient du miracle.

Aussi, faiseurs de miracle du primaire, je vous salue bien bas. Vous avez toute mon admiration et toute ma considération et je me souhaite que vous ayez l'énergie nécessaire pour continuer cette année encore à travailler, malgré les conditions difficiles, et à faire de nos enfants des êtres meilleurs.

Le temps n'est pas au pourquoi ni au passé, mais à l'avenir et au comment.
Les pistes de solution se trouvent, en particulier, chez Le prof malgré tout, chez L'ensaignant, chez L'autre prof, chez Bibco.
Merci pour tous vos billets qui donnent la version des spécialistes, les vrais, ceux que l'on ne consulte pas assez.

6 commentaires:

Anonyme a dit...

Ça ne prend pas un cours universitaire ni la tête à Papineau pour savoir "aimer nos enfants". Mais il y aura toujours des cas spéciaux qui ne comprennent rien.

Les profs du primaire ont droit à notre levée du chapeau: ce sont des missionnaires dans leur genre. Et, tous ceux que je connais, se dévouent corps et âme pour ces enfants si attachants.

Le professeur masqué a dit...

Vieux proverbe de prof: Un permis pour un char, pas de permis pour un enfant,

Blagu'cuicui a dit...

Professeur Masqué, il y avait eu à une époque une réflexion fort poussé sur votre proverbe:

"Pouvoir donner l'autorisation d'avoir des enfants à des futurs parents"

Drôle de questions sortie de son contexte mais la photo de l'article nous rappelle que tout le monde n'en est pas capable tout simplement.

"On apprend pas à être parents, on le devient"

Cordialement,

Missmath a dit...

Il faudrait des cours post-nataux !

Blagu'cuicui a dit...

On y viendra certainement MissMaths (il y a des cours de tout maintenant ;)).

unautreprof a dit...

L'avantage au primaire est que les enfants sont en effet, comme dit anonyme, très attachants, de manière générale.