lundi 30 juin 2008

Vocation vs Vacation

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Vocation. Pour plusieurs, vous pensez à ceci :




Ordre religieux, médecins, personnel infirmier (qui, sans lui enlever son mérite, a quand même l'avantage d'être payé à l'heure).

Le concept de vocation, d'abord et avant tout humaniste, est basé sur l'écoute de l'autre, sur ses besoins, ses attentes. Une personne qui a la vocation pour son travail ne compte pas ses heures.

Un prof prépare et corrige, souvent les soirs et les fins de semaine et souvent dans le temps des Fêtes. Il ne compte pas ses heures. À mon avis, un bon professeur est quelqu'un qui est à l'écoute de ses étudiants, qui sait leur bâtir des activités d'apprentissage qui leur conviennent et qui sait s'adapter à leurs diverses méthodes d'apprentissage. Un bon professeur révise ses préparations avec un regard critique circonstanciel. Il pense continuellement à ses étudiants, à ses cours, aux programmes. Il se perfectionne. Il apprend. Il apprend à apprendre. Il apprend à apprendre apprendre. C'est plus que de la passion, c'est du don de soi. L'enseignement devrait être pour tous les enseignants une vocation.

Or, qu'ont en commun médecins et curés ? Ils ont tous quelqu'un pour veiller à leur entretien ménager. Aussi, je décrète que les professeurs qui se dévouent corps et âme devraient avoir droit à ce privilège. Sylvain le disait bien : ce n'est pas deux mois de vacances que nous avons, mais un mois de convalescence, puis un mois de vacances... Enfin...

Aujourd'hui, pendant que je triais mes piles accumulées depuis plus d'un an au point de remplir huit sacs de papier d'épicerie de documents à recycler, Weby qui était à la maison, jouait sur mon beau Mac. Mademoiselle est en vacances.

- Qu'est-ce que ça veut dire "vacation" ?

- J'pense que ça veut dire "faire du ménage", parce que il me semble que je ne fais que ça quand je suis en vacances.


- C'est quoi "grade 9" ?


Weby a toujours refusé d'apprendre l'anglais. Weby n'aime que le japonais. Mais cette année, son professeur d'anglais a décidé qu'elle apprendrait. Il lui a fait faire un travail sur le Japon et il lui a prêté des mangas en anglais. Il lui a donné des références pour des épisodes de ses dessins animés (japonais) préférés sur youtube. Comme ils sont sous-titrés en anglais, que de l'un, elle est passée à l'autre, puis à l'autre, elle a fait des progrès considérables en anglais.

Que faisait-elle cet après-midi ?

Elle jouait en ligne avec des ados américains et clavardait avec ces jeunes. L'outil de traduction de Google l'aidait sur une autre fenêtre, mais elle arrivait très bien à se débrouiller. Et je l'entendais penser en anglais.

"I don't see it. Oh, here it is."

Elle joue également à un autre jeu dans lequel elle fait partie d'une alliance avec des jeunes de France. Pour être acceptée, elle a dû présenter une demande au chef de l'alliance. La hiérarchie française étant ce qu'elle est (hi!hi!hi!), on lui a demandé d'où elle venait et qui elle était (avs).

- Je leur ai dit que je venais d'Arzon. C'est une petite ville de 2000 habitants près de la côte. Il n'y a pas de cinéma, presque tout le monde vit de la pêche. C'est un site touristique, il y a des campings. Il y a aussi une crêperie où les serveurs sont déguisés en sorcières. C'est très bon, mais le service est lent.

- Mais où tu as pêché ça ?

- Ben j'ai cherché les plus belles villes de France, j'ai choisi la 26e du site, c'est Arzon, puis j'ai fouillé sur internet pour trouver le reste.



Qui dira que les jeunes n'apprennent rien en jouant sur internet ?

afk








Photo : Ma chère Anne qui est médecin spécialisé en soins palliatifs (après avoir fait un post-doc en maths, c'est ce qu'on appelle une vocation tardive) à la basilique Sainte-Anne-de-Beaupré, premier lieu de culte en Amérique du Nord.


(Eh, Weby, qu'est-ce que ça veut dire le "afk" que tu as écrit en quittant ton jeu ?)

samedi 28 juin 2008

Sexe

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- En 2000, selon le Ministère de la Sécurité publique, on dénombrait au Québec près de 16000 victimes de crimes contre la personne commis dans un contexte conjugal. 85 % des victimes étaient des femmes.

- Selon Statistique Canada, les jeunes femmes de 15 à 24 ans sont celles présentant le plus grand risque d'être tuées par le conjoint ou l'ami intime. Selon le Ministère de la Sécurité publique, c'est dans cette catégorie d'âge que l'on retrouve le deuxième plus haut taux de signalement d'affaires de violence conjugale à la police.

- Sur une période d'une année, plus de 100 000 Québécoises, soit 6 % des femmes de 18 ans et plus vivant en couple, ont été vicitmes de violence physique del a part de leur partenaire. (Institut de la statistique du Québec, 2002).


Alors que dans son cours de moral, Weby apprenait ces statistiques dans un volet consacré à la violence dans les relations amoureuses, en sciences, elle apprenait la contraception et les infections transmissibles sexuellement.

J'avoue que sa réponse à la question 6 m'a bien plu (je l'aurais fait laminée si elle avait mis le s qui manque).





On parle de sexe, on parle de violence, la pornographie plus ou moins crue (dans le sens de "hard" et dans le sens de "crédible") est omniprésente. Je comprends Weby d'être dégoûtée par les relations "amoureuses".

Oh et si c'est la "nouvelle réalité", cloîtrez-moi avec !





Sources :
Les statistiques sont tirées d'un document de classe de deuxième année du premier cycle du secondaire appelé "La violence dans les relations amoureuses".

Image : Univers, science et technologie, cahier d'activités 2, 1er cycle du secondaire, éd. ERPI.

Vidéo : Le génial Bruno Bozetto, Baby Story, 1978 !

mercredi 25 juin 2008

Brouillon de poulet

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Après avoir mijoté un peu plus d'un an, qu'est devenu le brouillon de poulet ?



Inspirée par Monsieur Jobin.

jeudi 19 juin 2008

Parents hélicoptères

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On en voit de plus en plus dans les journaux.



Y a-t-il quelqu'un qui pourrait leur dire que même les plus caves finissent par aller au secondaire ?

Par la même occasion, peut-on dire aux garderies et aux maternelles que pour qu'il y ait graduation, il doit y avoir grade ?




Source : Le Bulletin, mercredi 18 juin 2008
, p.8

mercredi 18 juin 2008

La vérite, je le jure

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Pour justifier son absence à l'évaluation finale, une de mes étudiantes m'a fait parvenir une lettre de l'avocat qui lui demandait de témoigner en cour. Une telle lettre mériterait qu'on y laisse les noms, mais comme je n'ai pas les moyens d'une poursuite... bref, seuls les noms ont été changés afin de préserver l'anonymat. Je jure que je n'ai touché à rien d'autre.

(Cliquez sur l'image pour l'agrandir.)





(Notez que même le nom de mon étudiante était mal orthographié...)

mardi 17 juin 2008

Étiquetée vous dites ?

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Monsieur Jobin se demande quelles peuvent bien être les habitudes de lecture d'un prof de maths de Cégep... et comme je ne peux rien lui refuser, je re-je encore ! Par contre, je ne crois pas être très représentative de mes collègues. Appelons donc cela "habitudes de lecture d'une matheuse hurluberlue".


Où et quand ?

Ça dépend quoi. Devant un ordinateur où qu'il soit (avec igoogle, je sais toujours où j'en suis dans mes lectures quotidiennes), dans mon lit, sur mon coin de divan dans le salon, sur mon divan de lecture, dans ma baignoire, dans les files d'attente.


Comment je choisis mes lectures ?

Je suis fortement influençable. C'est souvent après avoir entendu parler d'un livre ou en avoir lu des critiques que j'achète ou que je vais à la librairie et que j'en ressors avec des lectures imprévues ! Monsieur Marion figure ici parmi les grands tentateurs de l'arbre des connaissances mathématiques.

Quel style de lecture ?

Ouf ! Pour garder le cerveau en état d'alerte, je lis beaucoup de blogues. Quelques revues ou des livres "sérieux" (mathématiques, sciences, histoire) et je me fais un devoir de lire les journaux lorsque j'enseigne en statistique. Pour la détente totale, des livres de cuisine, des partitions, des bandes dessinées et des livres pour grands enfants. Quand j'ai du temps ou quand j'attends, je lis des romans et des essais souvent parallèle. Je lis forcément Sénécal, puisque j'ai pour ainsi dire grandi avec lui (Patrick était le meilleur ami de mon frère du primaire au cégep). Présentement, j'ai dans mon sac Toxic de William Reymond (les propos sont intéressants, les statistiques qui veulent les défendre tout simplement hilarantes, un bel exercice d'auto-défense intellectuelle). J'ai sur ma table de chevet Millenium que je commence (sous l'influence de Prof masqué et Hortensia). À côté de la baignoire trainent le dernier Tangente, un cahier spécial de Sciences et Vie et la Chimie des desserts de Ricardo !


Qu'est-ce que j'attends de mes lectures ?


Du plaisir par la stimulation et l'évasion.


Mes petites manies ?


Quand j'ai la bonne idée de faire les courses le samedi après-midi, j'attends pour passer à la caisse en lisant le Devoir. J'adore l'odeur des livres, alors quand je les ouvre, je me mets le nez dedans pour les respirer avant de commencer à les lire. Je ne lis pas quand la mise en page est rebutante (police de caractères trop petites ou simple interligne sans espacement entre les paragraphes). Il m'arrive parfois de mettre des commentaires dans les marges sachant alors que ces livres me seront toujours utiles. Finalement, lorsque j'ai fini un livre que je ne relirai pas, après avoir vérifié que mes proches ne désirent pas le lire, je le laisse trainer dans des endroits publics en laissant une note sur le livre et en invitant la personne qui le trouvera à faire de même.

Voilà, je serais bien curieuse de lire les habitudes de lectures de plusieurs personnes, en particulier de Sylvain (qui changera certainement ses habitudes de lecture cet automne), Prof masqué, Hortensia (il me semble intéressant de voir comment lisent les profs de français qui lisent tout le temps !), Stéphanie et Charles-Antoine (qui dévorent des tonnes de livres tout en s'occupant de leurs quatre enfants) et Monsieur Marion. Je vous y invite, mais ne tague pas, faute d'étiquette !

dimanche 15 juin 2008

Pour en finir avec les Sumériens

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Un titre fort provocateur, puisque les Sumériens sont comme les programmes sous Windows, vous avez beau essayer de les désinstaller, il en reste toujours quelque chose.

De nos ancêtres sumériens (son empire s'étant éteint il y a plus de 4000 ans, je suppose que tous les habitants actuels de la terre ont forcément un peu de Sumer dans leurs gènes), nous avons conservé la mesure du temps selon leur base 60.

D'ailleurs pourquoi 60 ?

Dix, ça se comprend bien, puisqu'on a 10 doigts. La base 20 des Mayas aussi si on ajoute les orteils. Mais 60 ?

Regardez bien (clic pour appeler Scratch) :

Scratch Project


Je suppose que l'arithmétique en base 60, on s'y fait quand il n'y a qu'elle dans notre vie, mais pour les digitaux que nous sommes, elle n'est pas si évidente que cela. Vous me direz que vous ne calculez jamais en base 60 et je vous crierai "Menteurs" !

Preuves :
Il est 10 h 50, il me faut 2 h 15 pour aller à Montréal, j'arriverai donc à...

Vous êtes sur l'éternelle 417, tous vos passagers dorment dans la voiture et par conséquent, vous ne pouvez pas chanter pour vous tenir réveillé. Il vous reste 80 km avant votre sortie et vous roulez à 100 km/h (pfffff....), dans combien de temps serez-vous en ville ?

Quoi ? Vous ne faites jamais ça en voiture ? J'avoue qu'à 100 km/h, si comme moi vous êtes de la génération de la calculatrice, c'est rebutant, mais en roulant un peu plus vite, le calcul se fait facilement. À quand les pilotes automatiques sur les autoroutes ?

Ainsi, on utilise la base 60 en géométrie (il y a 360° dans un cercle, 60 minutes dans un degré tout comme il y a 60 secondes dans une minute), mais également pour l'heure.

Et tout cela est aussi amusant que le système impérial.

Aussi, pour régler le cas de la géométrie, a-t-on inventé les grades. Un cercle a 400 gr, un quart de cercle en a donc 100 et voilà, les calculs deviennent simples. (Ne me dites pas que vous ne saviez pas... Sur vos calculatrices vous avez pourtant les touches DEG RAD GRAD ou DRG, non ?) Encore mieux, en prenant la circonférence de la terre comme étant 40 000 km (évitons la canicule et les tornades et passons par les pôles), on obtient que 1 km correspond à un angle de 0,01 gr.

Alors, qui utilise les grades pour mesurer les angles ? Personne !

Ok, j'exagère. Les travaux de topométrie et de géodésie français utiliseraient cette mesure. J'ai ouï-dire que l'armée canadienne aussi... Évidemment, quand ça fait des millénaires que vous utilisez un système, c'est difficile d'en changer. On ne peut pas du jour au lendemain dire aux gens sur les chantiers de construction :

- Ok, astheure on ne coupe pu à 45, on coupe à 50.
- Ben là, comment qu'on va faire ça ? Les outils sont settlés à 45.
- Tu coupes à même place, mais au lieu de dire que tu coupes à 45, tu dis que tu coupes à 50.
- Ok, ben pour kossé faire qu'on change si on change pas ?
- Ah pis, laisse donc faire, coupe à 45.

Et puis, avec les grades, l'angle de 30° devient moins joli et l'angle de 60° prend des airs diaboliques. Or, ces deux angles sont fort pratiques en construction. Mais, un tiers de droit, ce n'est pas trop compliqué il me semble.

Je propose donc que l'on se délivre enfin de ce système de mesure préhistorique et que l'on passe à un système de mesure d'angle métrique. Mon slogan :

"Désormais, je monte en grades."


Maintenant, réglons nos montres.

Quoi ? Vous avez des montres qui fonctionnent en base 60 ? Mais c'est dépassé !

Procurez-vous une montre métrique ! Vous en trouverez un peu partout sur la toile.



Mais attention, on change de mesure ! Il n'est donc plus question d'heure, de minute ou de seconde. On est en métrique ! Une journée a 10 décijournées, 100 centijournées, 1000 millijournées.

Pas mal plus simple qu'une journée de 24 heures, une heure de 60 minutes, une minute de 60 secondes, 1 seconde de 10 dixièmes de seconde. C'est quoi ce changement brutal de base ? Un accommodement raisonnable ou simplement de l'incohérence ?

Convertissons-nous. (Quel bel exercice pour pratiquer vos règles de trois !)

Il y a 24 heures dans une journée, un décijour correspond à 2,4 heures ou sexagésimalisons au max 2 h 24 minutes, soit, pour les sérieux, la longueur d'un cours de mathématique de deuxième session au Cégep ou, pour les frivoles, la durée exacte du film Sex in the City ( !!! ). Un centijour sera presqu'un quart d'heures (14'24"), un millijour, une longue minute (1'26,4").

Évidemment, il faudra revoir quelques expressions.

"Je suis à vous dans une milli."
"Travailler son quart d'un tiers à deux tiers."
"Il n'y a pas une micro à perdre."
Vitesse maximale sur les autoroutes : Ok, pour la consommation d'essence et la sécurité l'hiver, 3 Mégamètre/jour, c'est peut-être trop, mais 2,5 Mm/j peut être correct.


Et voilà ! Il ne restera plus après ça qu'à réformer le calendrier. On arrête le ridicule des années de 365,25 jours avec la fraction récupérée aux 4 ans, sauf si on change de siècle sauf si ce siècle est un multiple de 4... C'est quoi ça ?

Le hic, c'est qu'on ne peut pas vraiment changer cette programmation du nombre de rotations de la terre sur elle-même lorsqu'elle termine la trace du périmètre de son orbite. Elle est la preuve que le ou les concepteurs de l'univers ne faisaient pas les calculs à la main !

Source de l'image : Philthy Tees

jeudi 12 juin 2008

Profession : Conseiller

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Pour plusieurs enseignants de mon cégep, un conseiller pédagogique, c'est comme un cours de mathématique : ça nous fait suer, c'est inutile et c'est obligatoire.

Vos conseillers pédagogiques sont-ils des gens qui ont une solide formation en pédagogie ? Sont-ils plutôt des enseignants précaires qui vont chercher dans les sphères administratives sécurité et meilleure salaire ou des enseignants mis en disponibilité qui changent d'orbite ? Ou alors des profs fatigués d'enseigner ?

Je peux bien parler, puisque j'ai tout de même été conseillère pédagogique la session passée. Si, si ! Il me reste d'ailleurs toutes mes cartes d'affaire (sauf une que j'ai donnée à ma maman). Pourquoi ai-je accepté ce contrat ? Non, je n'étais ni précaire, ni MED, mais je me posais (et je me pose toujours) de grandes questions pédagogiques et je me disais que j'y trouverais du temps et des ressources pour y répondre.

Pas de réponse...

Non seulement n'ai-je rien trouvé, mais je pense que mon court règne de conseillère pédagogique correspond au moment où j'ai fait le moins de pédagogie dans toute ma vie ! Même pendant les vacances je pédagotte plus que ça. Et ce n'est pas parce que je ne faisais rien ! Mon travail consistait à faire de l'analyse statistique (chouette des maths !), me taper des réunions trop longues et ennuyantes, vérifier la conformité de certains documents avec les nouvelles politiques et les faire corriger. Voyez-vous de la pédagogie là-dedans ? M'enfin, s'il fallait s'en tenir à la définition d'un vrai conseiller pédagogique, c'est-à-dire quelqu'un qui peut donner des conseils, quelqu'un qui a une vision assez large de la pédagogie pour pouvoir conseiller un prof en fonction de ce qu'il est et non en fonction de ce qu'est le conseiller, j'aurais sans doute gagné le prix de la pire conseillère de l'histoire de l'éducation au Québec.

Heureusement, s'il existe des conseillers pédagogiques qui peuvent s'ajouter le qualificatif de facultatifs, il en existe qui d'autres qui, lorsqu'on leur en donne les moyens, arrivent à faire toute une différence. Des gens qui aident, qui facilitent les choses, qui solidifient les structures, qui gardent le cap des programmes, des gens qui accompagnent les profs qui font qu'on se transforme, qu'on s'améliore, qu'on évolue.

En ce qui me concerne, je dois une métamorphose totale à ma conseillère Martine et des pas de géant dans mon cheminement à mon conseiller Charles-Antoine. Car il y a eu des moments où l'on a permis à ces deux excellents conseillers de faire du travail de conseiller pédagogique.

Mais la meilleure, c'est que ces deux énergumènes sont devenus des amis, alors je peux abuser de leurs bons conseils, même quand ils sont en congé !

Et comme jamais deux sans trois, ajoutez François à la paire et ça y est tout devient possible : cartographier l'Antarctique ou cuisiner un pique-nique en plein colloque.



Car les conseillers pédagogiques, c'est comme les cours de maths : quand on perçoit leur pertinence, on collabore avec moins de réticence, au point de les apprécier !

mercredi 11 juin 2008

À l'impossible nul n'est tenu

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La semaine dernière, au cours d'une conférence sur la génération Y donnée par Madame Josée Garceau, j'ai appris que j'étais un hélicoptère. À dire vrai, je m'en doutais un peu. Mais quand les exemples choisis vous laissent l'impression d'être Truman Burbank, il y a de quoi avoir honte.

Qu'est-ce qu'un hélicoptère ? C'est l'adulte qui survole constamment ses jeunes et qui est toujours prêt à envoyer l'équipe de secours au moindre danger. Il y a certes pire que moi : l'enseignant qui donne quasiment la solution à ses élèves en évaluation, le club de sport qui donne des médailles même aux pires joueurs pour ne pas les décevoir, les parents qui du travail surveillent leurs jeunes en garderie sur Internet, ceux qui n'offrent que des jeux éducatifs et qui ont pour leurs enfants des agendas de ministres, les futures mamans qui bombardent leur ventre rond de diverses leçons pour que leur petit ait à la naissance une longueur d'avance. Bref, vous voyez le portrait.

Eh oui, en pauvres X ayant combattu pour survivre dans le monde des babyboomers, nous nous disons inconsciemment que les jeunes qui nous tiennent à coeur ne vivront pas notre misère. Oh que non.

"Comment ça, aller vivre en appartement ? Viens plutôt t'installer ici avec ta copine, je vous laisse ma voiture et c'est pas plus compliqué cuisiner pour 5 que pour 2."

Résultat : Le jeune est protégé, il se sait protégé et il s'attend à être protégé. Ainsi, n'ayant vécu aucune réelle difficulté, il ne sait pas faire d'efforts et je me demande même s'il peut voir que c'est par l'effort, la persévérance et l'engagement qu'il peut se dépasser, enfin dépasser les sphères du talent naturel. Pauvres Y, on ne pourra pas dire d'eux qu'ils ont atteint leurs niveaux d'incompétence, puisque boulimiques de facilité, ils n'atteindront jamais complètement leurs seuils de compétence !

Pour changer tout cela, j'entre donc en thérapie personnelle (ça c'est assez baby-boomer comme réaction). Et, pour faire taire ma petite voix intérieure qui dot trop souvent "Laisse, je vais le faire pour toi", voici un vidéo qui démontre jusqu'à quel point les efforts et la persévérance peuvent nous permettre de toucher aux frontières de l'impossible.



video

dimanche 8 juin 2008

Génération Y

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J'ai rencontré aujourd'hui une enseignante du primaire qui m'a dit :

"Ah non, je n'enseigne plus du tout. Je suis maintenant réceptionniste au fédéral. C'est sûr que je m'ennuie un peu des enfants, mais c'est vraiment amusant ce que je fais, je rencontre plein de gens et j'ai de très bonnes conditions d'emploi."

Et je me suis dit...

Avec le caractère professionnel volage de la génération Y et les conditions déplorables des enseignants particulièrement au primaire et au secondaire et avec toutes les retraites qui s'annoncent partout, ça sera beau demain en éducation !

Il faudrait peut-être réinventer le concept de vocation...

lundi 2 juin 2008

Vidéo-maths

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342 vidéos de mathématiques, pour la plupart des résolutions d'exercices particuliers qui vont de l'exponentielle aux équations différentielles en passant par la géométrie et les probabilités.

Les explications y sont claires, précises, rigoureuses. On prend le temps de faire toutes les étapes de résolutions sans brutalité algébrique. Les exemples restent très théoriques, l'approche pédagogique traditionnelle et la didactique conventionnelle. Tableau et feutre.

Bref, video-maths est un site à découvrir : les matheux y trouveront inspiration, les autres un excellent substitut aux somnifères. (Mais, mais, mais, jobinerais-je ?)

Faudrait bien que je leur envoie un clip de la danse des crayons... quoique à bien y penser, on a mis au bûcher des gens pour moins que ça, vaut peut-être mieux pas prendre de chance...

dimanche 1 juin 2008

Encore de la bouffe

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Toute fin de correction se célèbre par un plaisir. Parlons bouffe.

C'est Hortensia qui m'a "taguée". Je dois dire que ça m'a fait drôlement plaisir. C'est vrai, quand on nous tague, c'est forcément parce qu'on pense à nous. Mais ce n'est tout de même pas le sujet du blogue ! D'un autre côté, c'est embêtant de taguer. On ne veut pas déranger, mais on est tout de même curieux, alors j'ai bien envie de ne pas respecter toutes les règles de la tag, mais d'un autre côté, peut-être que... et voilà : le paradoxe de la tag ! (Vivement que Sylvain nous dise comment écrire cet anglicisme !)

Donc voilà les règles :

1. Mettre le lien de la personne vous ayant tagué. (Check !)

2. Mettre le règlement sur votre blogue. (Check !)

3. Répondre aux 6 questions suivantes. (Check !)

4. Taguer 6 personnes à la fin du billet en mettant leur lien. (Oserai-je ? Imaginez, déranger les matheux sérieux d'outre-mer...)

5. Avertir directement sur leur blogue les personnes taguées (Houhouhouhou... ).





A - Un aliment ou produit que je n'aime pas du tout

Les huîtres et les moules pour des raisons psychologiques.

B - Mes 3 aliments favoris


La coriandre (est-ce un aliment ?), les poires, le citron, le beurre (je sais, je le regretterai un jour...)

C - Ma recette favorite



Carpaccio de thon (poivrons grillés, lamelles de thon frais, copeaux de parmesan, le tout arrosé d'une fine huile d'olive, un peu de jus de citron, sel de Guérande, poivre frais).

D - Ma boisson de prédilection

Le vin de glace (ou les bons Sauternes).

E - Le plat que je rêve de réaliser et que je n'ai toujours pas fait


Des confitures.

F - Mon meilleur souvenir culinaire

Ils sont nombreux... Le plus doux est le bar au Champagne improvisé sous l'effet des bulles dans la cuisine dégarnie de l'homme en Bretagne. Le plus fou a donné naissance à Spoonekenpiss.




Et je tague Weby, le nouveau Prof de plus, Monsieur Bachand, Monsieur Jobin, Nick et Angel.

Trop tard pour reculer, les pauvres se savent maintenant tagués.