lundi 28 juin 2010

Musée canadien de la nature

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Chère Majesté,

Mercredi prochain, le musée canadien de la nature fermera ses portes afin de vous permettre de le visiter en toute quiétude et de voir toutes les rénovations qui lui ont été apportées.

Je suis allée visiter l'édifice qui porte le nom de votre arrière-grand-mère hier et je dois dire, qu'outre l'architecture du joli lanternon des reines que vous inaugurerez, j'espérais que les 216 millions de dollars investis rajeuniraient un peu plus le contenu du musée et non seulement son contenant.

Majesté, les musées de la capitale canadienne sont remplis d'enfants. Ils courent un peu, regardent ce qui les intéressent, touchent à tout et ne demandent qu'à découvrir. L'exposition est la même depuis des siècles (sauf peut-être quelques pièces comme le squelette de baleine), on y a ajouté quelques écrans tactiles, quelques jeux pertinents, mais je pense qu'on a manqué de budget.

Au dernier étage, des affiches posent des questions fort intéressantes dont il faut avoir un téléphone portable pour avoir les réponses. Je n'ai vu personne téléphoner. Pourquoi accorde-t-on le privilège d'avoir des réponses qu'à une certaine classe de gens (ceux qui possèdent des cellulaires fonctionnant dans la région et fort probablement avec des forfaits leur permettant de "gaspiller" des minutes d'appel) et non à tous les visiteurs qui ont pourtant payé leur entrée au musée ?

L'autre point qui m'a fort déçue, c'est qu'outre quelques terrariums et aquariums, tout est mort et empaillé. Aucune plante. Aucune volière. Bien sûr, ce n'est pas le Biodôme que votre fils Charles a visité l'an dernier, mais tout de même. Il aurait été intéressant de pouvoir voir ces animaux dans leur habitat sur vidéo, par exemple. On pourrait fournir des écouteurs qui retransmettraient via un système radio le son des écosystèmes présentés. Imaginez, entendre le vent de la toundra sans que vous ne soyez obligée d'enfiler un Kanuk dont aucun ne peut être agencé à vos chapeaux royaux.

Finalement, Aqua recycle les restes du spectacle de Guy Laliberté dans l'espace. La cause est noble, mais la pression finale qui vous oblige à consulter le site de One Drop et à y souscrire est plutôt décevante.

Majesté, si votre monarchie ne coûte à chaque canadien que quelques dollars par an pour payer votre vin rouge et votre bœuf Wellington, c'est tout de même nous qui payons toutes vos visites royales au Canada. Avec les olympiques et les sommets du G-8 et du G-20, nous avons vraiment beaucoup dépensé cette année. Alors, la prochaine fois que vous viendrez nous voir, voyagez donc en famille avec votre fils, plutôt que de venir ici chacun votre tour. Vous nous ferez ainsi épargner les six millions de dollars que coûtera votre visite et nous pourrons les investir dans nos musées. Vous savez, le Canada possède une expertise reconnue à travers le monde en muséologie. Il faut dire que comme on n'a pas grand chose à mettre dans nos musées, on devient vite imaginatif pour donner l'impression à nos visiteurs que nos moucherons valent la Joconde ! Il n'en demeure pas moins que pour réaliser tout cela, il nous faut des sous qui, ces temps-ci, s'envolent par milliards en sécurité pour des événements dont on pourrait aussi fort bien se passer.

Sur ce, Majesté, je vous souhaite une belle visite. On annonce du beau temps pendant votre séjour dans la capitale, les fraises et les framboises sont arrivées. Dans la région, du moins du côté de la rivière où vous n'allez plus, la vraie nature n'est pas pas au musée. La laiterie de l'Outaouais commence ses activités, ainsi la crème sera fraîche sur nos fraises bio du MSRO et comme il a bien plu ces derniers jours, les jardins sont tout simplement magnifiques.


samedi 26 juin 2010

Coup de vent de nostalgie !

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En naviguant sur youtube, je suis tombée sur ce disque qui est, je le crois bien, le premier disque que j'ai eu de ma vie. Soufflée par un grand coup de vent de nostalgie.

Cette chanson est l'une qui m'a marquée le plus. La fillette qui pleure en haut alors que les autres dansent, ça me dérangeait beaucoup. J'ai dû regarder cette image des heures pour essayer de comprendre.



Et aujourd'hui encore, je la regarde avec la même fascination et je ne comprends toujours pas.


Ma préférée était celle-ci :



Et le deuxième couplet de celle-ci :



Quand on chante : "Entends-tu le tonnerre qui roule en approchant, prends un abri bergère, à ma droite en marchant..."


Rooooooo, si petite et déjà si "romantale" !

(Avant que vous ne commenciez à me vouvoyer, je tiens tout de même à préciser qu'en 1958, j'étais loin d'être née, je n'étais même pas dans les intentions de mes parents qui alors ne se connaissaient pas. Je suppose qu'à cette époque les disques ne se démodaient pas aussi rapidement !)

mercredi 23 juin 2010

Ma voisine sur le trampoline

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(Source de l'image : Stéphane Guérin)

dimanche 20 juin 2010

Ailes de poulet

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Le brouillon de poulet se devait d'avoir de vidéo éducatif sur le poulet.

Une autre chose que l'école ne nous apprend pas.





Oh, j'oubliais... il n'y a pas de "ch" dans le mot bruschetta. On ne dit pas "brouchètta" ni "bruchètta", mais bien "brouskéta".

Finalement, il ne faut pas mettre les tomates dans le frigo et il faut les garder loin des autres fruits. Un agrume donne beaucoup plus de jus s'il est à la température de la pièce.

Encore ?

Hum... pour bien réussir une pâte, mettez les ingrédients dans le bol en bloc, puis mettez tout au congélo (le bol, les ingrédients, l'eau, les couteaux (ou le coupe-pâte pour les équipés !)) pendant une bonne heure.

Le kouign amann se fait de la même manière, mais avec plusieurs retours au froid, histoire de pouvoir optimiser la quantité de beurre que si peu de farine peut lier.

Quant aux macarons, je n'ai toujours pas trouvé l'astuce pour les faire cuire uniformément. Heureusement, on en trouve de plus en plus dans notre région.

Ha ! Ce billet fait assez mode vacances.

samedi 19 juin 2010

Rang centile : Quelle est la formule ?

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Billet dédié à quelqu'un que j'aime beaucoup qui se reconnaîtra.



Verbo, quelle est la formule ?

Les Cent tours de Centour était, un siècle avant les Télétubbies, une émission pour les enfants. Le coquin de Centour piégeait les humains et Verbo, un extra-terrestre de sa planète, à l'aide de formules magiques à répéter, corrigeait les bêtises de Centour.



Il n'est pas rare qu'en sciences pures ou appliquées et même en mathématique que, comme Verbo, nous utilisions des formules magiques pour nous sortir des vilains tours des résolutions de problème.

La formule quadratique !
Le théorème de Pythagore !
Les formules de dérivation !
Les formules d'aires et de volume !



Il faut cependant faire attention lorsque, pour accélérer le processus, on se limite à ne faire que du "ploïllage" de formules.

Il arrive que la formule quadratique plante.
(Ben oui, tout le monde sait ça, une parabole peut ne pas avoir de zéro.)

C'est encore plus vrai en statistique.

Je me plais à dire que la statistique, c'est la science humaine des mathématiques. Une espèce de flou, d'incertitude, de relativité sous-jacente, un peu de magie et d'entourloupette.

Facts are stubborn things, but statistics are more pliable, disait Mark Twain.

Quand on fait des statistiques, il importe de toujours regarder d'abord les données que l'on possède. Dès que l'on regroupe les données, dès qu'on en désigne un représentant, on perd de l'information.

On fait de plus en plus de statistique dans le curriculum scolaire. Les enfants font leurs premiers diagrammes à bandes en première année du primaire. Les jeunes travaillent l'analyse de régression et le coefficient de corrélation bien avant la fin du secondaire. C'est une très bonne chose, car nous sommes submergés de statistiques.




Il existe au secondaire trois collections en mathématique approuvées par le MELS : Visions, Intersection mathématique et Point de vue.

Toutes s'entendent sur les formules pour calculer la moyenne, la médiane ou l'étendue, mais elles ne donnent pas la même formule pour le rang centile.



Houhouhouhouhou : Ces formules n'étant pas équivalentes, quelle est la véritable formule du rang centile ?

Le rang centile est une mesure de position diabolique, donc tordue, donc utilisée par le MELS ! HA !

On connaît bien la médiane, cette mesure de position qui est également une mesure de tendance centrale. La médiane sépare en deux parties égales une base de données ordonnées. C'est le centre de position. Au moins 50 % des données sont inférieures ou égales à la médiane. Au moins 50 % des données sont supérieures ou égales à la médiane.

Hein ? Au moins, au moins ?

Imaginons qu'à une épreuve de français du MELS, tous les étudiants obtiennent la note parfaite de 100 %. Les directions d'école célèbrent, les chercheurs de partout dans le monde se ruent au Québec pour scruter notre modèle pédagogique et le MELS, dans son vaisseau d'or, clament que nous sommes la nouvelle Finlande.

La médiane se pointe : au moins 50 % de la classe a un résultat inférieur ou égal à 100 %.

Mais on n'en a rien à cirer de la médiane ! Allons, que la fête continue !


Une médiane, deux moitiés.

On pourrait séparer le gâteau de données en 4 parties avec 3 coups de quartiles.
En 5 parties, avec 4 quintiles.
En 10 parties, avec 9 déciles.
En 100 parties, avec 99 centiles.

Comme un kouign amann, on sépare le gâteau en fonction de la base de données. Diviser en 100 parties le gâteau quand on est tout seul, c'est ridicule, il finira tout entier dans un seul estomac. De même, pour qu'il soit utile de diviser une base de données en 100 parties, il faut en voir des centaines de données !!!

Au fait, avez-vous remarqué la différence entre le centile et sa partie ?
Le centile, c'est là où glisse le couteau comme dans du beurre.
Le centile ne se mange pas.
On ne mange que les morceaux découpés.

Donc jusqu'ici tout va bien, la formule incontestée de la médiane peut être adaptée pour les quartiles, les quintiles, les déciles et tous les autres débiles de la même espèce.

C'est alors qu'un tordu est arrivé et s'est dit... tant qu'à séparer les choses en 100 morceaux, on pourrait non plus considérer la position du coup de couteau (centile) dans le kouign, mais établir la position d'un bout de gâteau par rapport au coup de couteau. En d'autres mots, aux 100 morceaux de gâteau, on associe les 99 coups de couteau. Hum... ça ne correspond pas exactement, mais ce n'est pas grave, on fait des stats. Et puis, ce qui est encore plus marrant, c'est que ce rang, dit centile, pourrait être bien confondant (au chocolat) avec la note (attention aux allergies).

Alors, par convention, on s'est dit qu'on accorderait le rang 1 au premier pourcent des données les plus poches, 99 au 99e morceau et son suivant. La modestie est une vertu.

Donc, le rang centile est la proportion de données ayant une valeur inférieure ou égale à une donnée, arrondie à l'entier supérieur, avec un maximum à 99.

Retournons à notre épreuve de français où tout le monde a eu 100 %.
Quel est le rang centile de l'élève Adèle Abdalah ?
Euh où coupe-t-on... ok, on sépare la liste en 100...
Rang centile : 1.

Bouhouhouhouhouhouhouhou...
Ben j'ai ordonné les données et le logiciel les a ensuite ordonnées par ordre alphabétique de noms, alors comme elle est la première sur la liste, son rang est 1 !!!
Renvoyé.
On recommence.
Rang centile de Adèle : 50.
AAAAAAAAAAARRRRRRRGGGGG... Aux armes, citoyens !
Renvoyé.
Rang centile de Adèle : 99.
Bouhouhouhouhou... le téléphone ne dérougit pas.
Comment se fait-il que mon "infant" qui a eu 100 % se retrouve avec un rang centile de 99 ? Ça n'a pas de bon sens, il se retrouve maintenant en bas de la moyenne !!!
Mais c'est le maximum possible pour un rang centile !!!
Ben changez votre loi ! On veut des bulletins chiffrés, des moyennes de groupe et des rangs centiles qui vont jusqu'à 100.



Que faire quand plusieurs personnes ont la même note ?

La première astuce, la généreuse, consiste à appliquer tout simplement la définition du rang centile, de calculer la proportion de données de la base qui ont un résultat inférieur ou égal, arrondir et attribuer ainsi le rang. Tous les égaux du morceau touchent au couteau. Adèle Abdalah s'appelle maintenant comme toutes ses semblables Zoé Zamfir. C'est la formule choisie par Intersection.

Pour notre examen, Intersection décrète que le rang centile de chaque élève de la classe serait de 100. Voilà de quoi plaire aux parents... sauf peut-être ceux qui savent qu'un rang centile ne doit pas dépasser 99. Ils pourraient alors soupçonner qu'il y a des magouilles louches et contacter le Journal de Mourial.

La deuxième astuce regroupe les notes semblables en son centre. Adèle Abdalah et Zoé Zamfir comme toutes leurs semblables s'appellent Madeleine Marchand. Dans notre exemple, Vision (comme la majorité des auteurs) accorderait un rang centile de 50 à chaque élève. Les parents ne seront pas contents.

Oui mais c'est quoi le vrai rang centile ?


Le rang centile est une mesure de position utile quand la base de données est très grande.
Une mesure de position sert à "positionner".
Ce n'est pas une note.
L'important, c'est que les rangs d'une population soit toujours attribués de la même manière, de sorte que l'on puisse comparer la position relative d'un individu dans des bases de données différentes (par exemple Adèle pourrait être au rang centile 99 en français et au rang centile 50 en mathématique) ou encore pour que l'on puisse dans une série de données donnée (!), discriminer les meilleurs élèves des "champions".

vendredi 18 juin 2010

Tutorat : citation célèbre

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J'ai croisé hier une de mes anciennes étudiantes maintenant diplômée en statistique. Elle a travaillé ces dernières semaines comme tuteure en mathématique pour une compagnie de soutien scolaire qu'a montée un autre de mes anciens étudiants (diplômé en actuariat).


"J'ai fait plus de cash ces deux dernières semaines en donnant des cours privés que pendant tout mon été comme statisticienne à Statistique Canada."


Houhouhouhouhou...

En y repensant, je me suis dit que dans ma petite ville, il y avait maintenant l'entreprise florissante de mon ancien étudiant, S.O.S. Études et j'ai vu sur la route l'autre jour une voiture commerciale d'une autre entreprise de tutorat à domicile. En ajoutant tous les enseignants, étudiants en éducation et étudiants qui donnent des cours privés de façon autonome, je ne répèterai pas mon indignation, mais ça en fait du monde qui se déplace pour donner aux jeunes ce que l'école n'arrive pas à faire leur offrir.

D'où vient ce si grand besoin ?
Des programmes ? De la composition des classes ? De la taille des groupes ? Du manque d'encadrement en milieu scolaire ? De la charge des profs ? De la qualité de l'enseignement ? Des modes d'évaluation qui laissent présager des échecs qui n'en sont pas (ou l'inverse !) ? Pourquoi personne ne s'inquiète ni ne se choque de cela ? Veut-on, comme en France, normaliser cette situation ?

Et puis... si les parents n'arrivent pas à aider leur enfant, comment peuvent-ils juger de la compétence du tuteur qu'ils engagent ? Aux résultats qui arrivent des semaines plus tard ?

(Pensée impure : Il ne faut pas trop en demander, même le Ministère en pénurie d'enseignants acceptent d'engager des profs qui ne sont pas diplômés...)


Justement, Didier présentait un reportage sur les dangers de cette situation de son côté de l'océan.

jeudi 17 juin 2010

À plusieurs nous trouverons la joie

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Ils sont arrivés tous les trois, avec des pistolets à eau et l'excitation de 50 cafés.

"On s'en vient étudier pour notre examen de science."

Je ne le croyais pas.

J'ai eu tort !




Il ne faut jamais sous-estimer leurs capacités... ni leur appétit.

mercredi 16 juin 2010

La puissance de l'art, au delà des mots

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mardi 15 juin 2010

Éducation aux adultes

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Pour les épaves et les effarouchés du système régulier (lire le billet précédent), il existe une façon d'obtenir les préalables exigés pour poursuivre sa formation : l'éducation aux adultes.



Après la théorie et les exercices, l'évaluation :






GMA = Grosses Maths d'Adultes !

lundi 14 juin 2010

Bloom, quand votre coeur fait Bloom

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La pendule fait tic tac tic tic
Les oiseaux du lac flic flac flic flic.


Le grand décideur écoute.


- Graves lacunes en algèbre et en trigonométrie chez les étudiants qui arrivent au collégial.

- Les étudiants qui arrivent au collégial ont du mal à résoudre des situations de problèmes.

- Les étudiants qui arrivent au collégial reproduisent des solutions plutôt que d'essayer de les comprendre.


Pallions à tout cela, a décidé le grand décideur dans sa réforme.

Pallions, pallions, pallions.
Chercheurs, palliez.



Oyez, oyez, dorénavant il y aura en mathématique trois grandes compétences :

C1 - Résoudre une situation de problème.
C2 - Déployer un raisonnement mathématique.
C3 - Communiquer à l'aide du langage mathématique.

On ajoutera quelques heures d'algèbre au début du deuxième cycle et on gardera le même contenu qu'avant, mais on le répartira autrement.


Glou glou glou, font tous les dindons
Et la jolie cloche ding din don.


Pour apprendre à résoudre des situations de problème et à communiquer à l'aide du langage mathématique, l'enseignement magistral n'est d'aucune utilité. On favorisera plutôt les situations d'apprentissage et d'évaluation.

Le vent dans les bois fait hou hou
La biche aux abois fait meh meh.


Ce n'est pas parce qu'ils faisaient la sieste l'après-midi que les petiots d'avant la réforme avaient tant de mal en algèbre et en trigo, qu'ils apprenaient les solutions par coeur, qu'ils ne savaient pas résoudre des situations de problème. Le dernier cycle du secondaire n'a jamais eu en mathématique la réputation d'être une option de tout repos pour les enseignants.

La vaisselle cassée fait fric fric frac
Et les pieds mouillés font flic flic flac


Trop de contenu, pas assez de temps.
Alors, vous pensez qu'ajouter des compétences et laisser le temps aux élèves de construire leurs apprentissages à l'aide de situations de problème vont améliorer les choses ?

Mais Bloom
Quand notre coeur fait Bloom
Tout avec lui dit Bloom
L'oiseau dit Bloom, c'est l'orage
Bloom
L'éclair qui lui fait Bloom
Et le bon Dieu dit Bloom
Dans son fauteuil de nuages.





La taxonomie de Bloom a été dépoussiérée au changement du millénaire. Diable, en même temps que la réforme !

Les six paliers de la cognition.
Et qui dit palier, dit ici interdiction de sauter des marches !

1 - La connaissance, fondamentale au développement de n'importe quelle connaissance. Être capable de répéter, de définir, d'énumérer.

2 - La compréhension. Être capable d'expliquer, de reformuler, d'interpréter, de résumer.

Arrêt.
Marche arrière.
On reprend.

Les étudiants qui arrivent au collégial reproduise des solutions plutôt que d'essayer de les comprendre.

On a donc un problème sur la deuxième marche.
Les spécialistes (enseignants) se plaignent du manque de temps pour passer tout le contenu.
Les étudiants, par instinct de survie, apprennent les solutions par coeur.


Glou glou glou, font tous les dindons
Et la jolie cloche ding din don.


Pour stimuler la motivation des élèves, rien de tel selon les chercheurs que de proposer des activités signifiantes pour les étudiants. Ça tombe bien, car non seulement le taux de décrochage inquiète, mais il serait bien que les élèves sachent résoudre des situations de problème.

3 - L'application. Être capable de calculer, de représenter, de démontrer, de résoudre.

Difficile à réussir quand on ne comprend pas.


[...] l'élaboration des outils d'évaluation ne peut plus se limiter à prélever un échantillon de contenus et/ou d'objectifs spécifiques et opérationnels représentatif de l'univers de référence en termes de contenus ou d'objectifs, mais propose une ou des situations complexes, appartenant à la famille de situations définie par la compétence, qui nécessitera (ont) de la part de l'élève une production elle-même complexe pour résoudre la situation. (DE KETELE, 2001 a ; ROEGIERS, 2004 ; REY, CARETTE, DEFRANCE & KAHN, 2003 ; SCALLON, 2004 ; DE KETELE & GERARD, 2004 ; GERARD, 2005).(1)


4- L'analyse. Être capable de décomposer, de relier, de comparer, de subdiviser.

5- La synthèse. Être capable de généraliser, de concevoir.

6- L'évaluation. Être capable de prédire, de déduire, de défendre.

6b) - La création.


Mais Bloom
Quand notre coeur fait Bloom
Tout avec lui dit Bloom
L'oiseau dit Bloom, c'est l'orage
Bloom
L'éclair qui lui fait Bloom
Et le bon Dieu dit Bloom
Dans son fauteuil de nuages.




Dans mon temps, à l'autre millénaire, voici ce que dans les facultés d'éducation nous apprenions.



Regardez les niveaux scolaires associés aux paliers.

Bien sûr, les jeunes de l'autre millénaire n'avaient pas tous les outils dont nous disposons (théoriquement) aujourd'hui. Bien sûr, se limiter aux deux premiers paliers brime la créativité et est fort démotivant. Bien sûr.

Mais vouloir monter trop vite les paliers crée certainement aussi des haut-le-coeur et des évanouissements.

Et comme si ce n'était pas suffisant, on ajoute une pendule.

La pendule fait tic tac tic tic
Les oiseaux du lac flic flac flic flic.


Évaluation ministérielle : en deux heures, analyser près d'une dizaine de situations de problèmes complexes, déployer un raisonnement mathématique pour les résoudre, communiquer les résultats et émettre des conjectures.

Ça, ça motive et ça stimule la créativité !

Go mon jeune ! Tu connais les mouvements de la brasse, tu comprends que dans l'eau, si tu ne les fais pas, tu te noies, tu as réussi à en faire quelques mètres à la piscine, eh bien pour mesurer le développement de ta compétence (et pour te motiver), tu dois pagayer en canot jusqu'au milieu de la rivière (compétence transversale), là, tu devras faire chavirer le canot (on te laisse trouver comment faire, sois créatif) et tu as 10 minutes pour regagner la rive malgré le courant. Si tu n'y arrives pas, ben c'est simple, tu coules. Go, go, go !


Pffffffffffff...

Ket ar wezenn kaout bleuñv hag avaloù.
(Aucun pommier n'a à la fois des fleurs et des pommes.)










Source de l'image : Formation et e-learning

(1) François-Marie Gérard, L'évaluation des compétences à travers des situations complexes, 2005

dimanche 13 juin 2010

Reprise

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Je voyais ces étudiants en classe 6 heures par semaine.
Je communiquais avec eux régulièrement sur Moodle.
Je discutais parfois avec eux sur Facebook.
Alors, vous pensez vraiment que j'avais besoin d'examen de reprise pour déterminer si un étudiant avec une note finale entre 50 % et 60 % devait réussir ou échouer ?

Mais la loi, c'est la loi.

Cinq élèves en reprise.
Et une prof bien découragée de devoir recomposer un nouvel examen.
(Pour bien se tenir, la composition et la rédaction d'un examen final dans ce cours demande une bonne journée de travail.)

Alors, je me suis dit... pourquoi ne pas tenter une expérience et redonner le même examen... Les étudiants n'en sont pas au courant, mais peut-être prépareront-ils leur reprise en fonction de ce qu'ils ont vu dans le final. Si tel est le cas, les résultats de la reprise devraient être pour tous significativement plus élevés que ceux du final.

En effet, le jeu des examens de reprise a été bien compris par les étudiants qui n'ont pas besoin de se battre pour leur cote R. Ils étudient, par exemple, pour leur examen de physique, négligent leur examen de mathématique, réussissent physique, viennent voir l'examen de maths et le reprenent en reprise. C'est une question de gestion de temps. Deux fois plus de temps pour préparer physique, puis, une fois la fin de la session, deux semaines pour préparer l'examen de reprise en maths. Qu'est-ce qui est plus payant pour la cote R, un 90 % en physique avec un 60 % en math ou un 60 % en physique et en maths ?

C'est donc cette impression que nous avions quand vous voyions des étudiants ayant de très bons résultats toute la session échouer lamentablement leur examen final.

Cependant, mes cinq reprises étaient de vrais reprises. Dans ce cours, cette session, les étudiants en ont bien bavé.

Alors... ça vous intéresse de savoir comment des étudiants moyens réussissent un examen qu'ils refont pour la deuxième fois ?

Faudra patienter un peu, car je dois vous rajouter une autre couche scandaleuse à l'affaire.

Des 5 élèves, à cause d'une erreur administrative, une des étudiantes ne peut pas se présenter à la reprise et fera son examen le lendemain. Là, j'ai franchement hésité à lui donner le même examen, mais je me suis dit que le jeu en valait la chandelle.

Donc...

Des 5 étudiants...

Un n'a donné aucun signe de vie, il n'a pas lu les messages que je lui ai envoyés et n'a pas retourné mon appel (il a tout de même eu le message, puisqu'il s'est présenté à l'examen).
Aucun a demandé à voir son examen.
Une seule m'a demandé des explications pendant les deux semaines de préparation. Elle a refait les exercices, a demandé des éclaircissements sur certains points de l'examen (sans demander à voir sa copie), bref elle est la seule à avoir démontré une sérieuse préparation.
Une a demandé la veille au soir (vers 21 heures) sur quoi portait l'examen (du lendemain 8 h). Elle a laissé quelques questions sur Moodle auxquelles je n'ai pas répondu.
Un étudiant a répondu la veille de l'examen sur Moodle à quelques questions laissées par l'étudiante décrite plus haut.

Mais bon, c'est pas parce que je n'en entends pas parlé qu'ils ne travaillent pas !

Résultat ?
(Je corrige numéro par numéro, alors le biais de correction est pour ainsi dire inexistant...)

Des 5 étudiants,
1 a connu une nette amélioration (devinez qui c'est !!!)
1 a connu une légère amélioration (oui, oui, celui qui répondait sur Moodle)
3 ont refait presqu'exactement le même examen.

Mais ce n'est pas tout !

Le monde étant bien petit, la personne qui a fait son examen le lendemain a su que l'examen était le même.

- As-tu entendu parler de l'examen ?
- Oui, il paraît que c'est le même.
- Comment te sens-tu sachant cela ? Est-ce que ça te rassure ou ...
- Ben, ça me fait un peu peur, parce que comme ç'a mal été la première fois, je ne pense pas que ça ira mieux aujourd'hui.



Conclusion : En ces temps difficiles, il vaut mieux mettre son énergie à la bonne place.


samedi 12 juin 2010

Réussite ou Échec ? Appel à tous

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Il s'agit d'un cours à l'ancienne.
Le contenu est divisé en trois étapes qui, bien qu'étant reliées, sont évaluées de manière relativement indépendantes. En d'autres mots, l'échec d'une étape n'empêche pas la réussite de l'étape suivante. Il serait par contre possible d'intégrer les trois étapes dans une seule situation synthèse, mais là n'est pas le problème.

Pour réussir dans mon Cégep, l'élève doit franchir deux seuils :
- Avoir plus de 50 % à l'épreuve sommative finale.
- Avoir plus de 60 % comme note finale.

Les étudiants qui ont plus de 60 % avant le final, mais qui se retrouve en situation d'échec après ou les étudiants qui n'ont pas 50 % à l'examen final ont droit à un examen final dit de reprise.

Cette procédure amène bien des problèmes et plusieurs enseignants trouvent le moyen d'éviter la chose, mais convergeons directement vers ce qui me tracasse.

Je me plie comme d'habitude à notre politique d'évaluation des apprentissages. J'ai une étudiante qui malgré un final désastreux (qui compte tout de même pour 40 % de la note) passe le cours avec une note finale de 65 %.

Cependant, elle ne passe pas le double seuil, puis qu'elle a un résultat lamentable à l'épreuve finale.

Reprise.

Rebelote.

Si je suis la règle à la lettre, les règles étant établies pour nous éviter de réfléchir, sa note finale sera 59 % Échec, puisqu'elle n'a pas franchi le double-seuil.

Cependant, si la première étape (celle qu'elle a le mieux réussi) avait été la dernière étape, elle aurait eu sa note finale de 65 % et n'aurait même pas eu à se déplacer pour faire la reprise. Et on aurait très bien pu finir le cours avec la première étape.

Alors, le dilemme :

J'applique les règles imposées par ma direction et je fais échouer cette étudiante

ou

Je la laisse passer sachant qu'elle n'a rien compris de la dernière étape ?

jeudi 10 juin 2010

Wiris et Moodle : un mariage d'amour

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C'est le Coyote qui m'a fait découvrir Wiris, il y a quelques années. N'ayant pas trop le temps ou la curiosité d'explorer la chose, j'en ai parlé au vieux qui ne pense qu'à ça les mathématiques et il a su découvrir tout le potentiel du logiciel au point de créer des liens avec les concepteurs.

En 2007, le Coyote disait :

Wiris est une famille de logiciels dédiés aux mathématiques. L'accès à Wiris est gratuit.


Wiris n'est plus gratuit... mais il a su devenir indispensable. On peut toujours l'essayer ou l'utiliser gratuitement (et en français) ici.

Entendons-nous, il ne remplacera jamais les logiciels de calculs symboliques puissants, mais il arrive à faire des graphiques respectables et calculer des intégrales multiples de manière satisfaisante avec une syntaxe fidèle à l'écriture mathématique.









S'il est intéressant tout seul, c'est marié à Moodle qu'il devient extraordinairement magnifique (c'est-tu assez superlatif) !

D'abord comme logiciel de calcul symbolique à l'intérieur du site du cours.



Plus besoin d'une calculatrice à affichage graphique ou d'un logiciel de calcul symbolique dispendieux, il suffit d'être branché sur le site du cours et Wiris permet à l'élève de valider ses réponses que ce soit en simple algèbre, en résolution d'équations, pour tracer des graphiques en 2 ou 3 dimensions, pour effectuer dérivée ou intégrale, faire du calcul matriciel.

Mais ce n'est pas tout !


Wiris possède également un plugiciel qui se veut un éditeur d'équations. Plus besoin d'apprendre la terrible syntaxe de LaTeX, avec Wiris, même le plus bête des élèves peut poser sa question ! L'éditeur fonctionne avec les mêmes menus et boutons que le logiciel lui même. Il suffit de cliquer sur la forme désirée. Ça demande un peu plus de temps que d'écrire directement, mais c'est tellement plus lisible.

Imaginez au clavier l'ellipsoïde x^2/a^2+y^2/b^2+z^2/c^2 = 1... alors qu'avec l'éditeur, tout est joli et plus facile à lire :



Mais ce n'est pas tout !

Wiris et Moodle ont donné naissance à l'outil Wiris Quiz. Il était difficile d'écrire des tests mathématiques dans Moodle. D'une part, on ne pouvait pas insérer d'image (de graphiques) dans les choix de réponse et d'autre part, si pour les calculs numériques, ça allait, les calculs algébriques ne pouvaient être validés que par l'option question à "réponse courte" et il fallait inscrire nous même que, par exemple, 2x+4 était équivalent à 4+2x et à 2*x+4 et à 4+2*x et à 2*(x+2) et à 2(x+2) et à ... et l'élève, malgré tout, trouvait une façon d'ajouter un espace pour que sa bonne réponse soit évaluée mauvaise, ce qui obligeait le prof à corriger. (Le but des tests sur Moodle, c'est de ne plus avoir de correction, mais que l'étudiant puisse s'évaluer !) Or, avec Wiris Quiz, ces problèmes sont résolus. Inséré dans l'outil de création des tests, Wiris peut être utilisé non seulement pour la rédaction des questions, mais pour les choix de réponse ou pour les réponses algébriques.





Un seul bémol : Wiris sort son petit caractère sur le Mac. Mais il fonctionne !

Le vieux qui ne pense qu'à ça les mathématiques et qui rêve depuis des lustres de bâtir sur Moodle un centre informatisé d'aide en mathématique trépigne de joie : il verra peut-être son projet se réaliser avant l'heure (beaucoup trop proche) de sa retraite. Enfin... si on arrive à libérer un technicien pour installer l'outil dans Moodle (ça ne semble pas être prioritaire pour l'instant... c'est vrai que ce n'est pas prioritaire, mais ça n'en demeure pas moins ultra-urgent !). Je rêve secrètement qu'il obtienne également des ressources pour qu'il ait un peu de temps la session prochaine pour explorer l'union de Wiris avec la nouvelle version de Moodle et surtout pour partager son expertise avec les membres du département qui ne pourront pas le suivre dans ce beau monde de la retraite et qui devront redécouvrir tout le sentier qu'il explore depuis plusieurs années. Heureusement, généreux, il a pris la peine de nous laisser de belles traces.

(Merci, mon très très cher mentor, d'être si inspirant.)

mercredi 9 juin 2010

Vieille frustrée

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Il me semble que quand ça va assez mal pour débrayer, c'est loin d'être le party... non ?

Je dois être une vieille frustrée...

samedi 5 juin 2010

Examen de français - Espionnage

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Je l'avoue d'emblée : ça ne se fait pas.
Mais je l'ai fait.
Et je ne le regrette absolument pas.

Weby a laissé son onglet Facebook ouvert sur mon ordi, alors j'ai lu.
Et comme j'ai trouvé la conversation extrêmement intéressante à plusieurs niveaux, je vous la copie, intégralement, textuellement et je commente en italique. Seuls les noms sont changés pour garder l'anonymat.

Zoé : Is it just me, or was that French exam REALLY much too easy ? :P

(Admirez le fait que la question est posée en anglais.)

4 personnes aiment ça.

(Sur Facebook, on peut marquer son appréciation du commentaire initié.)

Simon : A vrai dire, il étais spécial, on devais "relever des élément du texte" et les inclures. Donc, la seule partie vraiment sur la comprehension c'etais la justification de l'apreciation des textes.... So, si les fautes sont pas evalués et que seul la présences d'element du texte compte, on est evalué sur quoi ???

(Admirez le contenu et admirez le contenant.)

Josianne : It's not just you :p

Zoé : Okay I'm glad xD Pis Simon, j'le sais vraiment pas sur quoi on va être évalués :P

(Avec chaque évaluation, une grille complète et détaillée des critères d'évaluation est remise aux élèves. Visiblement, certains n'ont pas appris à l'utiliser...)

Jeanne : la pertinence de nos réponses et sur quoi tu te base pour répondre aux questions... DUH! =)

Simon : Great, montrer un exemple du texte ça demontre notre compréhension en lecture ? Plutôt en onomastique pour comprendre la question...

(Hum... pas sûre que le mot onomastique soit juste ou alors je comprends mal sa définition que j'ai dû chercher dans le dictionnaire !)

Zoé : Um... d'accord.. Mais j'aime ça quand même :)

(Traduction de Missmath : Je ne comprends pas ce que tu veux dire, mais je suis bien contente que tu aies trouvé l'examen facile, alors je vais mettre "ça" et tu le prendras pour ce que tu voudras !)

Weby : Bah, faut se dire que c'est 12,5 % de l'année qu'on aura réussi les doigts dans le nez!

Julien : C'est quand même fou! On constate alors très bien sur quoi la société d'aujourd'hui est orientée: Les maths et les sciences. On assiste à un délaissement complet des sciences humaines au profits des mathématiques et des sciences pures. Comme en témoignant l'exam de math très difficile et cette blague qu'était l'exam de français... Le ministère de l'éducation oublit que la compréhension du monde passe tout aussi bien dans les calculs, la physique, la chimie, la philosophie, la science politique et l'histoire...

(HOUHOUHOUHOUHOU... Considérant que le ministère a affreusement coupé dans le programme de science au profit des disciplines de sciences humaines, dont histoire, vous comprendrez suite à la lecture de ce commentaire le grand besoin que j'ai eu de partager cette perle avec vous.)


Zoé : C'est justement pourquoi ça ne m'étonne pas que le PPCS n'ait pas encore offert de voie Sciences Humaines. Évidemment, il faut y aller avec ce que le ministère considère plus "demandant". C'est une blague ou quoi ?

Julien : je trouvais même pas ça le fun que l'exam soit facile. Je trouvais sa ridicule...



(Je vous laisse écrire la conclusion de ce billet.)

jeudi 3 juin 2010

Probabilités

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Il existe trois types de probabilité :


Probabilité théorique :


Probabilité qui peut être calculée sans avoir recours à une expérimentation.

Exemple : Le comité de sélection d'un département hésite entre trois candidats et deux candidates et un transgenre. Comme les six candidats sont équivalents et que tous les membres du comité de sélection ont largement dépassé le nombre d'heures pour lesquelles on les paie, ils décident de prendre un dé, d'attribuer un chiffre à chaque candidat et de lancer le dé pour déterminer qui aura l'emploi. Quelle est la probabilité que le poste la charge soit comblée par un homme ?

Trois chances sur 6 ou 50 %, bien sûr.


Probabilité empirique :


Probabilité qui ne peut être établie qu'en répétant une expérience plusieurs fois.

Exemple : Le transgenre, vexé de ne pas avoir été choisi, croit qu'il y a eu discrimination. Il exige donc des explications au comité de sélection qui lui avoue que le candidat a été déterminé par le résultat du lancer d'un dé. Le dé serait-il pipé ? Pour le savoir, il lance le dé 5000 fois et obtient 10 fois le numéro qui lui correspondait. Quelle était la probabilité que le transgenre soit choisi ?

10/500 ou 2 %.
Ce qui nous fait douter de notre 50 % établi précédemment et ce qui démontre qu'il ne faut pas toujours se fier aux apparences.


Probabilité subjective :

Probabilité qu'on ne peut pas calculer théoriquement et dont on n'a pas fait (ou ne peut pas faire) l'expérimentation. Elle est basée sur le "feeling", l'impression, l'expérience.

Exemple : Quelle est la probabilité qu'une personne engagée comme personnel enseignant par le comité de sélection d'un département s'intéresse véritablement après son embauche à la pédagogie ?

Pensée impure : Je dirais 20 %.