mercredi 19 août 2009

Pensée impure

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Je m'empresse de le dire : elle n'est pas de moi !!!

Elle est de François Guité dans un document fort intéressant malgré l'absence de la narration et que l'on peut trouver ici. Une image valant 1000 mots, il y a de quoi réfléchir !

5 commentaires:

Anonyme a dit...

Une diapo me laisse perplexe et pourrait être biaisée : "Élèves du secondaire qui ne lisent plus d'un livre de leur vie --> 33%"

Qu'est-ce que ça veut réellement dire? Que 33% des ados n'ont pas lu plus d'un livre dans leur vie?

Qu'un élève du secondaire sur 3 ne lira jamais plus d'un livre dans sa vie?

Qu'un être humain sur trois, ayant été au secondaire, n'a pas lu plus d'un livre dans sa vie?

Est-ce moi ou c'est impossible!?

De plus, la diapo : "Familles qui n'ont pas acheté OU lu un livre en 2007" est biaisée. On inclu deux ensembles pour faire parraître la statistique énorme. Pas besoin d'acheter un livre pour l'avoir lu! Ça aide quand on sait que 70% des adultes n'ont pas entré dans une librairie dans les 5 dernières années...

Monsieur A

Blagu'cuicui a dit...

Cette diapositive me laisse perplexe car pour ma part et avec du recule, lors de mon collège, j'avais accès à internet (vers la 4ème pour ma part) ce qui n'était pas le cas d'une de mes amis. Et pourtant le savoir qu'elle puisait dans les livres et sa capacité à lire l'information et non la survoler comme c'est souvent le cas sur le net était tel qu'elle faisait des exposés bien plus pertinent et intéressant que moi d'une part et que de l'ensemble de la classe d'autre part (dixit les professeurs eux-mêmes).

Sinon, les statistique sont forcément biaisé car d'une part, en Français au collège, il y a des obligation de lecture avec interro à la clé. Donc dire que ses jeune n'aurait pas lu un livre est impossible 100% des élèves de collèges ont eu des obligation de lecture (Zola, Molière, ...). De plus sachant qu'en 1ère il y a une épreuve anticipé du bac pour les série S et Es au moins et que pour cette épreuve anticipé il y a au minimum 4 oeuvres dans 4 "supports" différent (théâtre, autobiographie, poésie, roman), il est donc quasi impossible que le chiffre soit exacte.

Ce diaporama a sans doute pour but de dire que sans internet nous ne sommes rien mais si tel était le cas de l'auteur celui-ci se trompe lourdement. Vous croyez que les bibliothèque continuerai à vivre s'il n'y avais pas d'inscrit?

Franchement ce diaporama laisse un goût amer car il est construit pour faire passer un message selon lequel le monde change et que si nous suivons pas l'évolution nous sommes à côté de la plaque culturellement parlant. Je pense sincèrement qu'on se moque de nous dans ceci et que la crédibilité de l'auteur est vraiment mis à mal pour le coup.

Seul point positif les images mais désolé de le contredire ce n'est pas ce que je regarde en premier dans le diaporama car elle illustre le propos qui est noté à sa gauche et c'est ce propos qui est absurde à mon goût pour le coup.

Je suis dur et l'assume totalement, je n'aime pas du tout ce genre de manipulation visuelle et mentale.

Cordialement,

Hortensia a dit...

Je me pose les mêmes questions que les commentateurs précédents au sujet des «statistiques» de lecture. Ça me paraît impossible. J'ai seulement à penser à mes étudiants qui lisent un minimum de trois oeuvres littéraires dans chacun de leurs quatre cours de français et ça ne tient pas.

Félix GG a dit...

Monsieur A(nonyme), vous avez mal lu je crois bien... la phrase est plutôt «Élèves du secondaire qui ne lisent plus un livre de leur vie», ce qui veut dire que 33% des élèves du secondaire lisent leur dernier livre à vie avant la fin de leur secondaire. Pour la seconde remarque, je vous accorde la raison.

Blagu'cuicui et Hortensia, vous avez fait la même erreur de lecture que Monsieur A... pensez que ce n'est pas tout le monde qui se rend aux études post-secondaires, et encore là ce ne sont pas toutes les études post-secondaires qui exigent la lecture.

Pour le reste, Blagu'cuicui, je peux dire (pour avoir aidé à la conférence de François) que ni François ni moi n'avons quoi que ce soit contre le papier. Personnellement je mange des romans et des encyclopédies! François, dans son introduction, a parlé d'une complémentarité entre le numérique et le papier. Et sans Internet, même si on prend un dur coup les premiers temps, on reste quelque chose, je vous l'accorde soyez-en certain ;-)

« Franchement ce diaporama laisse un goût amer car il est construit pour faire passer un message selon lequel le monde change et que si nous suivons pas l'évolution nous sommes à côté de la plaque culturellement parlant. » Intéressant, comme perception. Le message là-dedans est, toujours selon-moi, que l'éducation doit se réformer (une vraie réforme, là :-P ). Je ne crois pas qu'elle veuille dire à une personne, un particulier, qu'il est de trop s'il n'est pas techno. Par contre je crois qu'il tente avec raison de démontrer que les technologies sont un atout époustouflant pour l'enseignement et que l'École, en tant que service qui doit offrir son meilleur pour former les Québécois de demain, doit s'y pencher sérieusement et y donner son attention, ce qu'elle ne fait pas vraiment présentement... Mais, pour rassurer ta perception, quelqu'un de pas techno du tout est quelqu'un comme n'importe qui, qui a toutes ses qualités :-) Prenons par exemple ma grand-mère, ma tante, ma marraine, mes oncles, mes enseignants, des amis, etc. que j'apprécie beaucoup et qui se font beaucoup apprécier de leur entourage malgré qu'ils ne soient pas branchés.

Sur ce, bonne nuit à tous :-)

Missmath a dit...

Je suis vraiment contente que ce soit les statistiques de la présentation qui aient attiré votre attention. Cela démontrer vos réflexes de défense. Il pourrait être intéressant de voir l'étude en question.

Ce que j'ai aimé de la diapo présentée, c'est d'abord la question et le dessin naïf tracé au stylo. On a tendance à évaluer en fonction de nos références à nous, alors que les références de ceux que l'on évalue ne sont pas les mêmes. Il arrive alors forcément que la lecture que l'on fait n'est pas bonne. Cela s'applique à l'école, mais également dans plusieurs sphères d'activités.