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Capsules dentaires

Dans la série Ce que l'école ne vous apprend pas

 

Capsule 1 :

 

Si je visite si souvent mes dentistes, c’est que pendant des années et des années, pour me réveiller pour mes cours tôt le matin, j’ai bu des litres de jus d’orange du lever jusqu’au lunch.  De tels bains d’acide quotidiens pendant des heures ont rendu mes dents cassantes avec un rien et en bonne bouche couronnée, ce sont maintenant les racines qui cassent plutôt que les cuspides.

 

Alors voici comment boire un jus d’orange.

 

Premièrement, pressez vos oranges (préférablement à la main).  Pourquoi ? Parce que le Tropicana, ça se boit comme de l’eau alors que le jus fraîchement pressé, le corps sature vite et le cerveau dit d’arrêter.  Pourquoi pressées à la main : parce que c’est chiant presser des oranges à la main, alors on laisse vite tomber le deuxième verre.

 

Deuxièmement, un jus d’orange fraîchement pressé, ça fane vite.  Vous n’emplissez pas une gourde de ça comme un thermos à café.  Donc pas le choix, il faut le boire vite.  Il faut plus de 30 minutes à la salive pour rééquilibrer le pH de la bouche après un jus d’orange.

 

Troisièmement, après un jus d’orange, brossez-vous les dents.  Ha ! Ça, c’est une directive de mon hygiéniste stagiaire.  Visiblement, elle ne s’est jamais brossé les dents après avoir bu un jus d’orange ou alors la covid a affecté ses papilles gustatives.  Avant de vous brosser les dents, manger autre chose, attendez un ti-peu ou prenez votre courage à deux mains, le mélange dentifrice-jus d’orange, c’est pas bon.

 

 [Mise à jour] Mes collègues hygiénistes dentaires recommandent d'attendre 30 minutes après avoir manger ou bu avant de se brosser les dents afin de permettre à la salive de rétablir le pH de la bouche.  Pour accélérer le processus après un jus d'orange, elles recommandent de boire le jus avec une paille et de se rincer ensuite la bouche avec de l'eau.

 

Capsule 2 : capsule sportive

 

Ce matin, c’est la troisième fois que ça m’arrive.  En trois chirurgies.  Trois sur trois.  Je sais, statistiquement, ça ne veut rien dire.  Mais, si ça marche pour moi, peut-être que ça marchera pour vous.  

 

Il y a bien longtemps, j’avais des raideurs aux tendons des chevilles particulièrement lorsque je me levais.  Cinq-six pas et c’est parti.  Mais quand il faut se lever rapidement (par exemple quand on se lève à la dernière minute pour un cours à 8h !), ce n’est pas le fun.  J’ai consulté à l’époque Docteur Google et je suis tombée sur un kiné français qui recommandait dans ces cas-là de faire d’abord et avant tout un examen dentaire.  Sa justification : les bactéries qui peuvent se retrouver dans les infections dentaires produisent de l’acide lactique qui, au repos, peut aller se loger dans les muscles de nos chevilles.  Ma parodontiste dit que ça ne se peut pas.  Il n’en demeure pas moins qu’hier j’ai eu un bon curetage pour enlever toute l’infection qui débordait de ma dent, eh bien ce matin, je me lève sans être ralentie aux premiers pas.  Les hygiénistes dentaires peuvent faire cet examen.

 

 

Conclusion de tout ça : Les cours à 8 heures sont mauvais pour la santé.

 


 

AstraZeneca contre le docteur Raoult

 2020 aurait été une magnifique année de la statistique.

D'abord, le début du confinement a permis de découvrir de nouveaux talents.  Parallèlement à la fabrication du pain maison et aux tartelettes portugaises, plusieurs se sont mis à compiler les données pour guetter la libération par l'aplatissement de la courbe.


 

On a vu souvent des merveilles de représentations graphiques dont celle-ci, virale à en croire Andrew D'Amours et voulant démontrer à quel point le Québec contrôlait bien la pandémie comparativement au Canada.  À ce compte, on aurait pu ajouter la courbe du pire CHSLD.  Avouez que vous la voyez bien ne jamais dépasser la courbe orange du Québec, n'est-ce pas ?

 


 Puis est arrivé la confusion... masques inutiles, masques obligatoires, la ministre McCann qui parle dans les premiers jours du confinement d'un médicament possible et peu onéreux, puis silence, on compte les personnes contaminées, hélas les décès, trop de décès.  Le virus fait sauter les digues les unes après les autres.  Cela est un tout autre sujet riche en réflexions, mais peu mathématique.

Les tests arrivent rapidement.  Les médicaments...  Les vaccins ont pris leur temps.

Qu'est-il arrivé à l'hydroxychloroquine ? Peut-on faire confiance à AstraZeneca ? Y a-t-il un vaccin meilleur que l'autre ?

Évidemment, je n'ai aucune compétence médicale.  Par contre, je sais que tout médicament, même le plus efficace, n'est pas efficace à 100 % et que la recherche, le développement et la mise en marché de tout médicament repose sur des analyses statistiques.

 

 

 Les tests randomisés en double aveugle sont monnaie courante en recherche médicale.  Cette vidéo présente la méthodologie mieux que je ne saurais le faire.  (Parce que, avouons-le, la pandémie aura transformé le corps enseignant en spécialistes de la réalisation et du montage de capsules vidéo.)

  

 

 

Une quinzaine de pays d'Europe ont suspendu par précaution l'utilisation du vaccin d'AstraZeneca avant de l'injecter de nouveau.  Au Québec, on se veut rassurant.  Suivant la tendance des ministres français et britannique, notre ministre de la Santé a lui aussi reçu cette semaine ce vaccin.  Certains ont mentionné que les problèmes auraient pu naître d'une "mauvaise batch".  Il faut tout de même savoir que le contrôle de la qualité des produits médicaux est, on s'en doute bien, réalisé de façon rigoureuse et méticuleuse.


Tout cela est bien rassurant, n'est-ce pas ? À moins que... à moins que votre bagage génétique ou votre état de santé ne correspondent à ceux des cobayes qui ont participé aux recherches...
 
 

Vilains réflexes

Si une pente de 100 % correspond à un angle d'élévation de 45°, à quel angle correspond une pente de 10 % ?

Si on lance d’un balcon un œuf et une lourde bille de plomb, lequel des deux objets arrivera au sol le premier ?

Galilée a même tenté l’expérience de la tour de Pise pour se convaincre qu’il ne rêvait pas : les deux objets arrivent en même temps au sol…



Grâce à l’imagerie par résonnance magnétique (les IRM si chers au Doctor House), des chercheurs de l’université de Montréal ont fait une découverte intéressante qui pourrait toucher les éducateurs.

Ils ont en effet étudié le fonctionnement du cerveau lorsque cette situation est présentée.

Ils ont remarqué que chez les sujets n’ont jamais étudié la physique, le naturel les pousse à appréhender que la bille de plomb touchera le sol en premier. Quand on inverse les résultats (à l’aide de trucage) et que l’on fait tomber en premier l’œuf, le cerveau, surpris par le résultat, il envoie un message d’erreur. Il refuse de croire que ce qu’il concevait ne se soit pas réalisé.

Le plus surprenant, c’est lorsque l’on examine le cerveau des physiciens qui connaissent bien la réponse. La zone d’appréhension s’anime, mais un influx électrique est envoyé par le cerveau de la zone « théorique » pour couvrir le premier message. C’est comme si le cerveau n’oubliait pas ses réflexes, mais les étouffait.

C’est à se demander si la préconception que la règle de trois peut être utilisée à toutes les sauces ne ferait pas partie de ces vilains réflexes innés…



Source de l'image : Astrosurf