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Ce matin, avec "mes gars" de télécommunication, nous commencions la reconnaissance de formes mathématiques. Et pour rendre cette mathématique un peu plus appliquée (et/ou pour les réveiller), le cours a commencé comme ceci.
(Baissez le volume de vos haut-parleurs et éloignez votre chien ou vos ados !)
C'est dur pour les oreilles, mais tellement joli pour les yeux, non ?
(Baissez le volume de vos haut-parleurs et éloignez votre chien ou vos ados !)
C'est dur pour les oreilles, mais tellement joli pour les yeux, non ?
"It's now or never", dirait Elvis.
Pardonnez-moi ce long délai, mais vous connaissez le dicton "cent fois sur le métier, remettez votre ouvrage" (heureux qui comme Boileau ne le fait que vingt fois !) eh bien, ces jours-ci, sur le métier, je tice, je tice !
Ah... les années 70 !
Le Peace and Love, mais aussi la guerre froide qui faisait craindre le pire par-ci et qui apportait le pire par là.
La compétition entre les États-Unis et l'URSS.
En 1959, la sonde soviétique Луна-2 se pose sur la lune. (*)

En 1961, Kennedy lance l'idée que les Américains sauront marcher sur la lune avant la fin de la décennie.
Dans la crainte de l'autre, le Département américain de la défense qui travaille au développement de missiles téléguidés souhaite développer une méthode permettant de suivre justement le parcours de ses missiles. On imagine un système de satellites en orbite autour de la terre qui pourraient en secret suivre le déplacement d'un point en tout temps n'importe où sur Terre. Je ne sais pas si ce sont les échecs des missions spatiales qui ont ralenti l'élan, mais il faut attendre plus de 10 ans, soit en 1978 pour que les premiers satellites soient envoyés en orbite et près de 10 ans plus tard, la flotte de satellites est suffisamment grande pour permettre les premières localisations. Près de 10 ans plus tard, en 2000, Bill Clinton autorise la diffusion des signaux pour usage civil, il est alors possible pour nous "simples mortels" de nous procurer un GPS. (**)
Acheter un GPS est la mode de l'été. Avez-vous remarqué la quantité de voitures qui ont maintenant une ventouse au centre de leur pare-brise ? Avez-vous remarqué qu'il y a des raccourcis inconnus qui sont de plus en plus connus grâce au "parcours le plus court" ? C'est la faute à Jacques, Catherine, Andy ou Jessica, les voix du GPS.
Après... 300... mètres... tournez à droite.
Tournez à droite, puis tournez à gauche.
Après... 50... mètres... vous êtes arrivés.
Vous êtes arrivés.
Avec ça, faites-nous en des quartiers tout en croissants imbriqués tournés en nœud gordien. Le GPS vous tranche la route la plus courte, la plus rapide, sans autoroute, sans péage.
Mais comment ça marche ?
Évidemment, simple matheuse, je ne suis pas spécialiste de la chose. Aussi, j'inviterais (puis-je le supplier ?) Frankie à me corriger et à compléter ce qui suit.
Le GPS pour la nulle
(Euh... la nulle, c'est moi.)
D'abord, le stock !
Il y a en orbite, à plus de 20 000 km d'altitude, une trentaine de satellites qui tournent en rond en faisant du bruit et qui font deux tours de Terre par jour. (***)
Sur Terre, il y a 5 stations qui s'assurent que tout va bien et qui corrige les satellites s'il y a lieu.
Puis, il y a le récepteur qui se trouve dans la main, au poignet (il y a des GPS de vélo) ou sur sa ventouse.
Comment ça marche ?
Il y a suffisamment de satellites pour qu'en tout point sur Terre, au moins trois satellites puissent "voir" votre récepteur. Quand votre récepteur GPS reçoit le signal d'un satellite (appelons-le S1), il calcule la distance qui le sépare de lui. Le voilà sur une sphère dont le centre est S1. D'un deuxième satellite, le récepteur se sait sur le cercle intersection des deux sphères. Un troisième, voilà, le récepteur ne peut d'être que sur l'un des deux points d'intersection et comme l'un d'eux est aberrant, le récepteur peut trouver où il est situé. On appelle cela faire de la triangulation. MAIS quiconque a fait un peu de topométrie ou de mathématique vous dira qu'il s'agit d'un abus de langage. La triangulation utilise les angles d'un triangle pour localiser un point. Ici, il n'est pas question d'angle, mais de longueurs. Le terme exact serait plutôt trilatération.
Mais les satellites bougent. Comment fait-on pour savoir où ils sont ?
Tout est calculé. Comme pour les planètes, on appelle cela éphémérides. Par de jolis calculs, on sait où sera Jupiter dans le ciel telle date, eh bien pour nos satellites maison sur orbite quasi-circulaire, c'est encore plus facile à calculer. Si jamais il arriverait un "changement à l'horaire", les stations terrestres avisent.
Un centre localisé et un rayon permettent de définir une sphère de façon unique. L'intersection de trois sphères devient localisable.
Mais comment est mesurée la distance entre le satellite et le récepteur ?
C'est là que ça se complique, car la distance ne peut pas être mesurée directement. Il faut donc une astuce et cette astuce est vieille comme la lune. En voici un exemple :
Si je roule à 20 km/h pendant 2 heures, quelle distance ai-je parcourue ? 40 km, bien sûr.
Ici, c'est le même principe. On regarde combien de temps ça prend au signal émis pour atteindre le récepteur, puis on déduit que la distance sera la vitesse de propagation du signal (soit la vitesse de la lumière, donc ) multiplié par le temps pris pour atteindre le récepteur.
Mais comment fait-on pour mesurer le temps ?
Ici, c'est tout à fait astucieux. Vous avez sans doute déjà eu une communication téléphonique ou entendu à la radio ou à la télévision une conversation décalée. C'est le même principe. L'expérience peut être vécue avec deux cellulaires. (HA! Mais c'est interdit à l'école !) Vous téléphonez à la personne qui est physiquement près de vous. Elle répond. Quand elle vous parle, vous l'entendez (puisqu'elle est devant vous), puis vous l'entendez au téléphone. Il y a un petit décalage. (****)
Le satellite chante. Son chant, appelé code pseudo-aléatoire, est en fait une longue suite de bips plus ou moins longs et de silences de durées différentes transportée par une micro-onde sinusoïdale. (*****)
On dit pseudo-aléatoire car le code donne l'impression de n'avoir aucun patron, du Raoul Duguay transporté sur l'onde porteuse de Walter Boudreau. Comme certaines pièces de musique contemporaine, l'oreille non initiée a l'impression que c'est n'importe quoi (d'où aléatoire), cependant la partition est rigoureusement écrite (donc pseudo-aléatoire).
Le récepteur chante à l'unisson la chanson du satellite.
(Prenons du Celine ph D.)
Ce n'était qu'un rêêêêêêêêêêêêve...
puis, il reçoit la voix du satellite.
Chante : Ce n'était qu'un rêêêêêêêêêêêêve, impossible à oublier...
Entend : --------------------------------- Ce n'était qu'un rêê...
Il calcule alors le temps qui sépare les deux voix de la fugue. (******)
Évidemment, le satellite, corrigé par la station terrestre, s'assure grâce à des horloges atomiques que tout le système garde le bon tempo de référence.
Il ne reste plus qu'à calculer la distance, sachant que comme Goldorak le grand, le signal parcourt l'univers aussi vite que la lumière.
Et voilà. C'est simple, non ?
En théorie, mais en pratique, il y a bien sûr des parasites qui viennent déranger. Un quatrième satellite permet de faire la correction. Un peu comme si on comparait les positions obtenues pour déceler l'erreur. Ajoutez d'autres satellites et c'est encore plusse mieux ! En ville, mon petit GPS muy cheapo reçoit le signal d'au moins 7 satellites.
Ça va très bien pour les routes, mais en forêt, sous le feuillage, il a du mal le petit. Le temps qu'il lui faut pour calculer sa position est très long, trop long. Ce qui fait que lorsque je veux me rendre aux coordonnées N 45° 22,973' W 75° 45,978', je dois me promener très lentement, oui Hortensia, comme si je faisais du tai-chi, pour converger vers le point où se cache le trésor. (*******)
Voilà donc, sans mathématique ni termes techniques, une brève initiation au fonctionnement d'un GPS (Global Positioning System). Nos amis européens utilisent GALILEO (il y a collaboration entre les deux systèmes). Les Chinois ont BEIDOU. Les Russes ont Глонасс.
Plus de rigueur, de formalisme et de détails, ici, sur Wikipédia ou dans les commentaires que laisseront, j'espère, les lecteurs de ce blogue.
__________________________
(*) Cet été, j'ai appris que le russe est une langue passionnante, mais très difficile. Elle se parle très rapidement, son alphabet compte 33 symboles qui exigent une minutie et une dextérité certaines (savoir distinguer л et п, и et й, ш et щ), les mots ont des déclinaisons selon leurs fonctions dans la phrase (Она покрасила волосы в чёрный цвет. У него волосы чёрного цвета. Чёрная комедия. Чёрная кошка. Чёрное море. Чёрное кофе. Voilà 6 des 11 déclinaisons différentes du mot "noir".)
(**) Cet été, j'ai décidé d'arrêter d'être toujours perdue, je me suis acheté (pour moins cher que le prix d'une chambre d'hôtel à Québec) un GPS (et une boussole).
(***) La nuit, j'aime regarder la grande Ourse et son bébé, la maison de Céphée, le W de Cassiopée et comme les étoiles filantes sont rares, je fais la chasse aux satellites. Cet été, quand je les suivais des yeux, je me demandais leur numéro.
(****) Cet été, alors que nous attendions dans l'auto l'ouverture de la piscine et qu'il pleuvait à "sieau", Weby et moi avons parlé au téléphone alors que nous étions dans la même voiture. Il y avait une bonne seconde de décalage.
(*****) Cet été, j'ai décidé de laisser tomber le manuel de référence de mon cours et d'utiliser les TICE pour, entre autres choses, aider les élèves à mieux comprendre l'addition de signaux.
(******) Un dimanche où mon pays était devenu trop petit pour moi, j'ai fait une fugue et, grâce à mon GPS, je suis allée faire des photos de Lisbonne, Madrid et Stockholm. Ces trois endroits se trouvant à moins de deux heures de voiture de chez moi. Ah... les Amaricains, ils l'ont l'affaire !

(*******) Cet été, j'ai fait, comme dans les années 70, des chasses au trésor. Bon, quand on est grand, on appelle ça du géocaching.
Oui, j'ai des piqûres et des égratignures de la tête aux pieds, mais j'ai découvert des endroits très jolis et appris des pages d'histoire de la région. Et puis, dans mon coin, ce ne sont pas les caches qui manquent !
Pardonnez-moi ce long délai, mais vous connaissez le dicton "cent fois sur le métier, remettez votre ouvrage" (heureux qui comme Boileau ne le fait que vingt fois !) eh bien, ces jours-ci, sur le métier, je tice, je tice !
Ah... les années 70 !
Le Peace and Love, mais aussi la guerre froide qui faisait craindre le pire par-ci et qui apportait le pire par là.
La compétition entre les États-Unis et l'URSS.
En 1959, la sonde soviétique Луна-2 se pose sur la lune. (*)
En 1961, Kennedy lance l'idée que les Américains sauront marcher sur la lune avant la fin de la décennie.
Dans la crainte de l'autre, le Département américain de la défense qui travaille au développement de missiles téléguidés souhaite développer une méthode permettant de suivre justement le parcours de ses missiles. On imagine un système de satellites en orbite autour de la terre qui pourraient en secret suivre le déplacement d'un point en tout temps n'importe où sur Terre. Je ne sais pas si ce sont les échecs des missions spatiales qui ont ralenti l'élan, mais il faut attendre plus de 10 ans, soit en 1978 pour que les premiers satellites soient envoyés en orbite et près de 10 ans plus tard, la flotte de satellites est suffisamment grande pour permettre les premières localisations. Près de 10 ans plus tard, en 2000, Bill Clinton autorise la diffusion des signaux pour usage civil, il est alors possible pour nous "simples mortels" de nous procurer un GPS. (**)
Acheter un GPS est la mode de l'été. Avez-vous remarqué la quantité de voitures qui ont maintenant une ventouse au centre de leur pare-brise ? Avez-vous remarqué qu'il y a des raccourcis inconnus qui sont de plus en plus connus grâce au "parcours le plus court" ? C'est la faute à Jacques, Catherine, Andy ou Jessica, les voix du GPS.
Après... 300... mètres... tournez à droite.
Tournez à droite, puis tournez à gauche.
Après... 50... mètres... vous êtes arrivés.
Vous êtes arrivés.
Avec ça, faites-nous en des quartiers tout en croissants imbriqués tournés en nœud gordien. Le GPS vous tranche la route la plus courte, la plus rapide, sans autoroute, sans péage.
Mais comment ça marche ?
Évidemment, simple matheuse, je ne suis pas spécialiste de la chose. Aussi, j'inviterais (puis-je le supplier ?) Frankie à me corriger et à compléter ce qui suit.
Le GPS pour la nulle
(Euh... la nulle, c'est moi.)
D'abord, le stock !
Il y a en orbite, à plus de 20 000 km d'altitude, une trentaine de satellites qui tournent en rond en faisant du bruit et qui font deux tours de Terre par jour. (***)
Sur Terre, il y a 5 stations qui s'assurent que tout va bien et qui corrige les satellites s'il y a lieu.
Puis, il y a le récepteur qui se trouve dans la main, au poignet (il y a des GPS de vélo) ou sur sa ventouse.
Comment ça marche ?
Il y a suffisamment de satellites pour qu'en tout point sur Terre, au moins trois satellites puissent "voir" votre récepteur. Quand votre récepteur GPS reçoit le signal d'un satellite (appelons-le S1), il calcule la distance qui le sépare de lui. Le voilà sur une sphère dont le centre est S1. D'un deuxième satellite, le récepteur se sait sur le cercle intersection des deux sphères. Un troisième, voilà, le récepteur ne peut d'être que sur l'un des deux points d'intersection et comme l'un d'eux est aberrant, le récepteur peut trouver où il est situé. On appelle cela faire de la triangulation. MAIS quiconque a fait un peu de topométrie ou de mathématique vous dira qu'il s'agit d'un abus de langage. La triangulation utilise les angles d'un triangle pour localiser un point. Ici, il n'est pas question d'angle, mais de longueurs. Le terme exact serait plutôt trilatération.
Mais les satellites bougent. Comment fait-on pour savoir où ils sont ?
Tout est calculé. Comme pour les planètes, on appelle cela éphémérides. Par de jolis calculs, on sait où sera Jupiter dans le ciel telle date, eh bien pour nos satellites maison sur orbite quasi-circulaire, c'est encore plus facile à calculer. Si jamais il arriverait un "changement à l'horaire", les stations terrestres avisent.
Un centre localisé et un rayon permettent de définir une sphère de façon unique. L'intersection de trois sphères devient localisable.
Mais comment est mesurée la distance entre le satellite et le récepteur ?
C'est là que ça se complique, car la distance ne peut pas être mesurée directement. Il faut donc une astuce et cette astuce est vieille comme la lune. En voici un exemple :
Si je roule à 20 km/h pendant 2 heures, quelle distance ai-je parcourue ? 40 km, bien sûr.
Ici, c'est le même principe. On regarde combien de temps ça prend au signal émis pour atteindre le récepteur, puis on déduit que la distance sera la vitesse de propagation du signal (soit la vitesse de la lumière, donc ) multiplié par le temps pris pour atteindre le récepteur.
Mais comment fait-on pour mesurer le temps ?
Ici, c'est tout à fait astucieux. Vous avez sans doute déjà eu une communication téléphonique ou entendu à la radio ou à la télévision une conversation décalée. C'est le même principe. L'expérience peut être vécue avec deux cellulaires. (HA! Mais c'est interdit à l'école !) Vous téléphonez à la personne qui est physiquement près de vous. Elle répond. Quand elle vous parle, vous l'entendez (puisqu'elle est devant vous), puis vous l'entendez au téléphone. Il y a un petit décalage. (****)
Le satellite chante. Son chant, appelé code pseudo-aléatoire, est en fait une longue suite de bips plus ou moins longs et de silences de durées différentes transportée par une micro-onde sinusoïdale. (*****)
On dit pseudo-aléatoire car le code donne l'impression de n'avoir aucun patron, du Raoul Duguay transporté sur l'onde porteuse de Walter Boudreau. Comme certaines pièces de musique contemporaine, l'oreille non initiée a l'impression que c'est n'importe quoi (d'où aléatoire), cependant la partition est rigoureusement écrite (donc pseudo-aléatoire).
Le récepteur chante à l'unisson la chanson du satellite.
(Prenons du Celine ph D.)
Ce n'était qu'un rêêêêêêêêêêêêve...
puis, il reçoit la voix du satellite.
Chante : Ce n'était qu'un rêêêêêêêêêêêêve, impossible à oublier...
Entend : --------------------------------- Ce n'était qu'un rêê...
Il calcule alors le temps qui sépare les deux voix de la fugue. (******)
Évidemment, le satellite, corrigé par la station terrestre, s'assure grâce à des horloges atomiques que tout le système garde le bon tempo de référence.
Il ne reste plus qu'à calculer la distance, sachant que comme Goldorak le grand, le signal parcourt l'univers aussi vite que la lumière.
Et voilà. C'est simple, non ?
En théorie, mais en pratique, il y a bien sûr des parasites qui viennent déranger. Un quatrième satellite permet de faire la correction. Un peu comme si on comparait les positions obtenues pour déceler l'erreur. Ajoutez d'autres satellites et c'est encore plusse mieux ! En ville, mon petit GPS muy cheapo reçoit le signal d'au moins 7 satellites.
Ça va très bien pour les routes, mais en forêt, sous le feuillage, il a du mal le petit. Le temps qu'il lui faut pour calculer sa position est très long, trop long. Ce qui fait que lorsque je veux me rendre aux coordonnées N 45° 22,973' W 75° 45,978', je dois me promener très lentement, oui Hortensia, comme si je faisais du tai-chi, pour converger vers le point où se cache le trésor. (*******)
Voilà donc, sans mathématique ni termes techniques, une brève initiation au fonctionnement d'un GPS (Global Positioning System). Nos amis européens utilisent GALILEO (il y a collaboration entre les deux systèmes). Les Chinois ont BEIDOU. Les Russes ont Глонасс.
Plus de rigueur, de formalisme et de détails, ici, sur Wikipédia ou dans les commentaires que laisseront, j'espère, les lecteurs de ce blogue.
__________________________
(*) Cet été, j'ai appris que le russe est une langue passionnante, mais très difficile. Elle se parle très rapidement, son alphabet compte 33 symboles qui exigent une minutie et une dextérité certaines (savoir distinguer л et п, и et й, ш et щ), les mots ont des déclinaisons selon leurs fonctions dans la phrase (Она покрасила волосы в чёрный цвет. У него волосы чёрного цвета. Чёрная комедия. Чёрная кошка. Чёрное море. Чёрное кофе. Voilà 6 des 11 déclinaisons différentes du mot "noir".)
(**) Cet été, j'ai décidé d'arrêter d'être toujours perdue, je me suis acheté (pour moins cher que le prix d'une chambre d'hôtel à Québec) un GPS (et une boussole).
(***) La nuit, j'aime regarder la grande Ourse et son bébé, la maison de Céphée, le W de Cassiopée et comme les étoiles filantes sont rares, je fais la chasse aux satellites. Cet été, quand je les suivais des yeux, je me demandais leur numéro.
(****) Cet été, alors que nous attendions dans l'auto l'ouverture de la piscine et qu'il pleuvait à "sieau", Weby et moi avons parlé au téléphone alors que nous étions dans la même voiture. Il y avait une bonne seconde de décalage.
(*****) Cet été, j'ai décidé de laisser tomber le manuel de référence de mon cours et d'utiliser les TICE pour, entre autres choses, aider les élèves à mieux comprendre l'addition de signaux.
(******) Un dimanche où mon pays était devenu trop petit pour moi, j'ai fait une fugue et, grâce à mon GPS, je suis allée faire des photos de Lisbonne, Madrid et Stockholm. Ces trois endroits se trouvant à moins de deux heures de voiture de chez moi. Ah... les Amaricains, ils l'ont l'affaire !

(*******) Cet été, j'ai fait, comme dans les années 70, des chasses au trésor. Bon, quand on est grand, on appelle ça du géocaching.
Oui, j'ai des piqûres et des égratignures de la tête aux pieds, mais j'ai découvert des endroits très jolis et appris des pages d'histoire de la région. Et puis, dans mon coin, ce ne sont pas les caches qui manquent !
Qu'y a-t-il de plus agréable pour dormir que le doux gazouillis des oiseaux ?
Quel jour sommes-nous ?
Je ne sais pas, fin juillet ? Je dirais dimanche. Depuis que les merles sont debout, je dors tout bien, dans des draps tout doux quand soudain :
J'ouvre une persienne, reçois comme un vampire un rayon de soleil dans l'oeil, puis aperçois deux monstres devant la maison. Je vocifère en cherchant une horloge qui fonctionne dans la maison. Sept heures. Dimanche matin sept heures. Je chante immédiatement la messe.
Esti, késsé ça ?

Station de refroidissement pour employés, puisque le moteur du camion a tourné tout le temps de l'opération et le gars y entrait prendre une gorgée d'eau de temps en temps. Hé, le colon, le défi une tonne, c'est dans l'autre sens que ça marche !

L'autre machine est une espèce de débroussailleuse déchiqueteuse, un truc qui émet autant de bels qu'un groupe de heavy metal en spectacle dans une aréna remplie de fans survoltés. On ne s'étonne même pas de constater que le gars travaille la cigarette à la bouche. Je pourrais même parier qu'il déjeune aux fèves au lard pour optimiser sa production de gaz toxiques.
Go, Forrest, avance, avance...

Dans une commune de Bretagne que je connais bien, comme dans bien d'autres en France, on ne peut faire de motoculture (tondeuse, coupe-herbe...) qu'entre 9 heures le matin et 21 heures le soir, interdit entre midi et une heure et interdit le dimanche. L'amende peut aller jusqu'à 450 euros. Existe-il de tels règlements ici ou comptons-nous simplement sur le civisme des gens ?
Eh bien, à ma grande surprise, le règlement existe aussi du côté des colons et regardez comme il est joli.

Vous allez me dire qu'un log c'est tout naturel pour un raftman, mais quand même, ça touche l'originaire du Coeur-du-Québec que je suis !
Si le règlement vous intéresse, vous pouvez jouer de la scie à chaîne de 7 heures à 23 heures même les dimanches. Cependant, si vous préférez jouer de la scie musicale, le son de votre musique ou la radio ne doit pas sortir de votre cour.
Bruit, musique, rythme, logarithme.
Regardez bouger la membrane de vos haut-parleurs. Le son naît d'une vibration. Cette vibration déplace de l'air, exerce une pression (mesurée en Pascal) qui se disperse autour de l'émetteur. C'est peut-être pour cela que la musique apaise quand on a l'impression que notre vie est vide, car dans le vide, point de musique, que le silence absolu. En fait, pour une fréquence de 1000 Hz (car la fréquence a son importance dans la perception), la meilleure oreille humaine peut percevoir un son ayant une pression aussi petite que 20 µPa, la majorité des bonnes oreilles ne commençant à entendre qu'à partir d'une pression de 30 µPa. Au delà de 200 Pa, l'oreille humaine ne supporte plus. Voilà toute une échelle. Imaginez graduer un axe allant de 0,000 02 à 200...
Aussi, les physiciens ont-ils préféré considérer le rapport entre les pressions, celle reçue et la pression de référence. L'échelle étant encore très vaste et les perceptions n'étant pas proportionnelles aux rapports (montez le volume d'un système de son, vous percevrez les différences et quand le son sera trop fort, continuez à monter, vous ne verrez presque pas de différence, ce sera simplement trop fort). Voilà un travail idéal pour la fonction logarithmique.
D'où la formule inscrite dans le règlement municipal de Gatineau.
Nous obtenons alors pour une pression de 20 µPa, 0 dB.

(Source : Gouvernement du Québec)
Pour conclure, précisons qu'on pourrait bien prendre comme puissance (ou pression) de référence ce que l'on veut. Et, tant qu'à faire des règlements, pourquoi ne pas ajouter une clause à votre contrat de mariage stipulant que votre conjoint ne pourra pas dépasser un gain de 10 dB, par exemple, par rapport à la puissance à laquelle vous percevez ses chuchotements. Ainsi, après des années, quand vous deviendrez un peu dur de la feuille, l'échelle de comparaison s'appliquera toujours !
La preuve que Novembre est dehors, la voici :

Ça y est, il fait frette ! Alors parlons tablette !
Depuis quelques temps, le département de Génie électrique constate que la pédagogie et les activités d'apprentissage en salle de classe pourraient être plus efficaces si chaque étudiant possédait son portable. C'est ainsi qu'a été développé le projet TGÉ en TIC, projet appuyé par le cégep (enfin, dans la mesure où le cégep appuie un programme en difficulté, mais ça c'est une toute autre histoire).
Il y a quelques mois, nous avons rencontré Monsieur André Girard, professeur de physique au Cégep de Ste-Foy et pionnier du projet P@scal... et de bien d'autres choses. (J'adore Monsieur Girard qui est une personne énergisante et avant-gardiste qui donne le goût d'expérimenter, qui a une expertise considérable, qui a osé avancer malgré les difficultés et les résistances, qui porte un regard réfléchi sur la pédagogie tout en restant d'une simplicité et d'une écoute attentive envers tous.) Monsieur Girard nous a alors dit qu'outre la gestion matérielle des salles de classe, il fallait considérer l'écran du portable comme un paravent entre l'étudiant et le reste de la classe. Le point est fort intéressant. Aussi, pour le contrer et pour permettre une utilisation plus facile de l'ordinateur dans la prise ou dans l'annotations de notes de cours (pensons en mathématique, par exemple), nous avons opté pour la tablette PC... eh oui, hélas, PC... (hi!hi!hi!)
Nous avons reçu la tablette il y a quelques semaines et nous avons commencé à nous amuser avec ce nouveau jouet. (Nous excluant la personne qui écrit qui n'arrive pas à trouver une seule seconde pour cela... mais la session finit... heureusement.)
Or vla-tu pas qu'en ce beau premier jour de décembre frette, Ollie nous propose une utilisation de la tablette en physique ! Je l'inclus ici tout en y joignant une présentation (peut-être un peu longuette) de la trousse éducationnelle de la tablette PC.
C'est évidemment un dossier à suirrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrre !
Ça y est, il fait frette ! Alors parlons tablette !
Depuis quelques temps, le département de Génie électrique constate que la pédagogie et les activités d'apprentissage en salle de classe pourraient être plus efficaces si chaque étudiant possédait son portable. C'est ainsi qu'a été développé le projet TGÉ en TIC, projet appuyé par le cégep (enfin, dans la mesure où le cégep appuie un programme en difficulté, mais ça c'est une toute autre histoire).
Il y a quelques mois, nous avons rencontré Monsieur André Girard, professeur de physique au Cégep de Ste-Foy et pionnier du projet P@scal... et de bien d'autres choses. (J'adore Monsieur Girard qui est une personne énergisante et avant-gardiste qui donne le goût d'expérimenter, qui a une expertise considérable, qui a osé avancer malgré les difficultés et les résistances, qui porte un regard réfléchi sur la pédagogie tout en restant d'une simplicité et d'une écoute attentive envers tous.) Monsieur Girard nous a alors dit qu'outre la gestion matérielle des salles de classe, il fallait considérer l'écran du portable comme un paravent entre l'étudiant et le reste de la classe. Le point est fort intéressant. Aussi, pour le contrer et pour permettre une utilisation plus facile de l'ordinateur dans la prise ou dans l'annotations de notes de cours (pensons en mathématique, par exemple), nous avons opté pour la tablette PC... eh oui, hélas, PC... (hi!hi!hi!)
Nous avons reçu la tablette il y a quelques semaines et nous avons commencé à nous amuser avec ce nouveau jouet. (Nous excluant la personne qui écrit qui n'arrive pas à trouver une seule seconde pour cela... mais la session finit... heureusement.)
Or vla-tu pas qu'en ce beau premier jour de décembre frette, Ollie nous propose une utilisation de la tablette en physique ! Je l'inclus ici tout en y joignant une présentation (peut-être un peu longuette) de la trousse éducationnelle de la tablette PC.
C'est évidemment un dossier à suirrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrre !
Si on en juge par le thermomètre des couleurs (eh oui, notre bon gouvernement fait des statistiques avec n'importe quoi ces temps-ci), l'Outaouais est en pleine saison des couleurs.
Outaouais
Mont Sainte-Marie Apogée 85 %
Parc de la Gatineau Milieu 45 %
Dites-moi comment sont calculés ces pourcentages, parce que, à voir la montagne (amis suisses, je sais, ce ne sont pas des montagnes, mais bien de petits monticules, que dis-je, de légères dénivellations... (comme quoi tout est relatif)), quoiqu'il en soit, il me semble bien que plus de 45 % des arbres sont colorés, pardi !!! M'enfin...

(Photo de mon ami Jean-François qui tient à me faire regretter d'avoir préféré faire la grasse matinée dimanche plutôt que de l'avoir suivi au Lac Meech pour faire de la photo... et il réussit bien le coquin ! )
Nous sommes donc en plein automne, en fin d'été indien (on ira, où tu voudras quand tu voudras...), mais surtout en fin des moustiques !
Il y a quelques temps, Angel me faisait découvrir un moustique nouveau genre. Je me donnais à peine 20 ans (HA!HA!HA!HA!), eh bien grâce à ce moustique, je sais que je ne les ai plus.
"OMG, ça frappe dans le dash tight !"
Ce moustique serait logé en Europe dans plusieurs cellulaires pour la plus grande joie de leurs propriétaires qui les utiliseraient pour déranger leurs camarades de classe. Les élèves supplient leurs vieux maîtres de cesser le supplice et les vieux maîtres font la sourde oreille.
L'idée est de Howard Stapleton, un électronicien autodidacte (comme quoi, il n'y a pas juste l'école qu'on apprend !). Le son ressemblerait à celui d'un moustique qui tient à percer votre tympan, à un violoniste débutant qui "varge" sur son archet, à des ongles pointus qui glissent horriblement sur le noir d'un tableau. Mais le plus beau, c'est que les plus de 20 ans ne l'entendent plus. Les marchands britanniques embêtés par la "racaille" qu'ils n'arrivaient plus à faire fuir avec les canons de Pachelbel ont acheté à prix fort ce moustique comme arme de dissuation massive. Et ça marche !
"Légende urbaine, ça ne se peut pas !" hurle l'intérieur aveugle de mon corps frippé.
Weby a servi de cobaye.
"Arrête, arrête, ça fait mal aux oreilles !!!"
Pffffffffffffff, elle disait ça pour faire croire.
"Ok, ne regarde pas et dis-moi si tu entends ou si tu n'entends pas."
Et j'ai joué du triangle et de la pause. Eh ben, la jeunette, elle entend le moustique pour vrai !!! Et non seulement elle l'entend, mais ça lui fait mal aux oreilles, ça lui est insupportable.
L'automne amène la fin des moustiques. Il ne faut surtout pas que celui-ci traverse l'océan. Imaginez : pris avec des moustiques à l'année... Des moustiques que nous, vielles croûtes, ne voyons pas et n'entendons pas et qui font le supplice de nos jeunes. Pire qu'un fossé de génération, la confirmation d'un dialogue de sourds. L'horreur.
Vous voulez tester votre ouïe ? C'est sur le site de l'Université australienne de New South Wales qu'il faut aller.
Mais avant, rappelez-vous ce proverbe : Ah ! Si jeunesse savait, si vieillesse pouvait !
Remerciements sincères aux baby-boomers d'avoir étirer la jeunesse intérieure de plusieurs décennies. On n'entend peut-être plus rien, mais on est quand même fonctionnel !!! Enfin... je pense...
Outaouais
Mont Sainte-Marie Apogée 85 %
Parc de la Gatineau Milieu 45 %
Dites-moi comment sont calculés ces pourcentages, parce que, à voir la montagne (amis suisses, je sais, ce ne sont pas des montagnes, mais bien de petits monticules, que dis-je, de légères dénivellations... (comme quoi tout est relatif)), quoiqu'il en soit, il me semble bien que plus de 45 % des arbres sont colorés, pardi !!! M'enfin...

(Photo de mon ami Jean-François qui tient à me faire regretter d'avoir préféré faire la grasse matinée dimanche plutôt que de l'avoir suivi au Lac Meech pour faire de la photo... et il réussit bien le coquin ! )
Nous sommes donc en plein automne, en fin d'été indien (on ira, où tu voudras quand tu voudras...), mais surtout en fin des moustiques !
Il y a quelques temps, Angel me faisait découvrir un moustique nouveau genre. Je me donnais à peine 20 ans (HA!HA!HA!HA!), eh bien grâce à ce moustique, je sais que je ne les ai plus.
"OMG, ça frappe dans le dash tight !"
Ce moustique serait logé en Europe dans plusieurs cellulaires pour la plus grande joie de leurs propriétaires qui les utiliseraient pour déranger leurs camarades de classe. Les élèves supplient leurs vieux maîtres de cesser le supplice et les vieux maîtres font la sourde oreille.
L'idée est de Howard Stapleton, un électronicien autodidacte (comme quoi, il n'y a pas juste l'école qu'on apprend !). Le son ressemblerait à celui d'un moustique qui tient à percer votre tympan, à un violoniste débutant qui "varge" sur son archet, à des ongles pointus qui glissent horriblement sur le noir d'un tableau. Mais le plus beau, c'est que les plus de 20 ans ne l'entendent plus. Les marchands britanniques embêtés par la "racaille" qu'ils n'arrivaient plus à faire fuir avec les canons de Pachelbel ont acheté à prix fort ce moustique comme arme de dissuation massive. Et ça marche !
"Légende urbaine, ça ne se peut pas !" hurle l'intérieur aveugle de mon corps frippé.
Weby a servi de cobaye.
"Arrête, arrête, ça fait mal aux oreilles !!!"
Pffffffffffffff, elle disait ça pour faire croire.
"Ok, ne regarde pas et dis-moi si tu entends ou si tu n'entends pas."
Et j'ai joué du triangle et de la pause. Eh ben, la jeunette, elle entend le moustique pour vrai !!! Et non seulement elle l'entend, mais ça lui fait mal aux oreilles, ça lui est insupportable.
L'automne amène la fin des moustiques. Il ne faut surtout pas que celui-ci traverse l'océan. Imaginez : pris avec des moustiques à l'année... Des moustiques que nous, vielles croûtes, ne voyons pas et n'entendons pas et qui font le supplice de nos jeunes. Pire qu'un fossé de génération, la confirmation d'un dialogue de sourds. L'horreur.
Vous voulez tester votre ouïe ? C'est sur le site de l'Université australienne de New South Wales qu'il faut aller.
Mais avant, rappelez-vous ce proverbe : Ah ! Si jeunesse savait, si vieillesse pouvait !
Remerciements sincères aux baby-boomers d'avoir étirer la jeunesse intérieure de plusieurs décennies. On n'entend peut-être plus rien, mais on est quand même fonctionnel !!! Enfin... je pense...
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