Là où Missmath dérive et Weby intègre.


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Dans l'bon vieux temps ça se passait de même...

 

 


 

 Mon grand-père disait :

Dans mon temps, beau temps mauvais temps, on marchait 4 milles à pied pour aller à l'école.

 

 Je dirai sans doute à mes petits-enfants :

Dans mon temps, on faisait une heure de transport pour nous rendre à l'école et une autre heure pour en revenir.  Les autobus étaient bondés, les stationnements pleins.

 

 Cette impression de devenir une antiquité !


Source de la photo : History of Hammond

À chacun son Aristote

Depuis que j'essaie le plus possible d'intégrer la classe inversée à ma pratique, je n'ai plus de temps pour ce blogue.  Ni pour mes amis, ma famille, ma vie !!!  Le hic avec la pédagogie active et les TICE, c'est que les préparations sont chronophages, même lorsque l'on connaît bien ses outils.  Or, avec le calcul de la charge de travail qui ne change pas, mais cette charge allant en s'alourdissant considérablement avec toutes les tâches connexes et administratives qui s'y ajoutent, du temps, on n'en a plus.

C'est pourquoi, lorsqu'une vidéo conclut qu'un jour il y aura assez de matériel existant et satisfaisant les besoins de chaque étudiant pour que les profs en aient moins à faire, ouf, je souris, j'espère et je crains, comme Raymond Lévesque : 

"Mais nous, nous serons morts, mon frère."


Voyage vers Mars



Évidemment, je n'ai pas pu m'empêcher de montrer cette vidéo à mes étudiants de technologie des systèmes ordinés et de télécommunication.




Aucune considération pour les déchets laissés dans l'espace.
Même pas un frisson lorsque le signal parvient sur Terre.
Décidément, les jeux vidéos, ça blase !

M'enfin, comme le disait Mauriac :
"Il ne sert de rien à l'homme de gagner la lune s'il vient à perdre la terre."

Les poules couvent au couvent


PEMDAS.
C'est souvent tout ce qu'il reste des mathématiques inutiles apprises à l'école. Les anglophones utiliseront le truc mnémotechnique "Please Excuse My Dear Aunt Sally". Mais pourquoi faut-il donc excuser cette pauvre vieille ?

  1. Parenthèses ou tout regroupement de la sorte
  2. Exposants (ou les fonctions)
  3. Multiplication et Division, de gauche à droite
  4. Addition et Soustraction, de gauche à droite
En général, dans la vraie vie, lorsque l'on a une longue série d'opérations arithmétiques à faire, on sait où va la priorité, on attrape notre calculatrice et on casse les étapes de calcul selon leur priorité.

Par exemple.



On achète une bouteille de gin Ungava à 30$, deux bouteilles de 2πr à 35$ l'unité. Combien doit-on débourser ? (Les taxes sont incluses dans les prix.)

Gérald dira : 30$ + 2*35$ = 100$. Le compte est bon.

Thérèse prendra la calculette qu'elle a reçu en cadeau après s'être abonnée à une revue : 30+35+35 = 100. Le compte est bon.

Roger empruntera la calculette de Thérèse : 30+2*35 = 1120 $. "Ça n'a pas de bon sens !" Il prendra une calculatrice scientifique : 30+35*2 = 100 $.

Les calculatrices scientifiques (et même certaines calculettes des téléphones intelligents) connaissent les priorités des opérations, tandis que les calculettes effectuent les opérations dans l'ordre de leur arrivée. Il vaut mieux le savoir.

Car selon l'ordre d'arrivée,
30+2*35 = 1120 $
30+35*2 = 130 $
2*35+30 = 100 $.

Faudrait quand même s'entendre !
Et pour s'entendre, on a crée les priorités des opérations.

Il est tout de même étonnant qu'il n'y ait pas d'avertissement sur les calculettes.



Il y a, par contre, quelques vices cachés chez Tante Sally. Quand on sait, on sait, mais quand on ne sait pas, on peut être trompés !

Lisez la phrase suivante :

Mes fils ont cassé mes fils.

Alors, le premier "fils", vous le prononcez [fil] ou [fis] ? Et le deuxième ?

En mathématique, il y a également ce genre d’ambiguïté.

sin x2 = sin (x*x) contre sin2 x = (sin x)* (sin x)

Il en est de même pour sin ab qui veut évidemment dire sin (ab), alors que sin a + b doit être traduit par (sin a) + b et non par sin (a+b).

Cette différence est généralement bien connue et pour ne pas à y faire face, les logiciels et les calculatrices exigent (ou imposent) des parenthèses à l'argument. C'est à l'utilisateur de traduire l'expression qu'il veut calculer.



Ici, il faut le savoir, la longueur du trait de division indique le niveau de parenthèses.



Sur ce cas, la calculatrice effectuera les opérations selon l'ordre d'entrée, de gauche à droite. Comme une calculette. En entrant 232 par 2^3^2, la calculatrice fera (23)2 et non 2(32) comme il se devrait.

Le - est quant à lui amusant à tester. On le sait : (-2)2 = (-2)*(-2) = 4, alors que -22 = -1*22 = -4. On pourrait dire que c'est la priorité des opérations qui l'exige. L'exposant se fait avant la multiplication. Mais bon, quelle est la base ? Est-ce que le nombre -2 est une entité ou est-il la contraction de -1*2 ?

Pour mes calculatrices et les logiciels de calcul, -22 = -4. Par contre, avec Excel, j'obtiens +4.



Mais il y a encore plus sournois.



On a tous appris les quatre opérations arithmétiques élémentaires. Mais qui sait que l'une d'entre elle a une soeur jumelle cachée ? Qui plus est, une soeur jumelle qui ne lui est pas identique ?

Il existe en effet deux types de multiplication. La multiplication explicite (lorsque vous explicitez votre opération en indiquant un *) et la discrète multiplication implicite.

Par exemple : x*y, c'est explicite. xy, c'est implicite.

Vous me direz que c'est la même chose.

Certainement pas en programmation !



Duh !

D'accord, revenons à notre gémellité.

Posons x=3.
Alors, sans conteste, on affirmera que 2x = 6.

On constatera qu'à moins d'avoir une antiquité, les calculatrices et les logiciels reconnaissent ces multiplications implicites. Essayez 2(1+2), vous verrez. Une vieille chose (ou Excel) vous enverra une erreur de syntaxe, mais il y a fort à parier que l'on vous répondra fièrement 6.



La question qui tue : Est-ce que la multiplication implicite est équivalente à la multiplication explicite ?

Lors de vos premiers pas en algèbre, on vous aura dit que oui.
Si x=3, alors 2x = 2*x = 6.

Mais alors, si x = 3, combien vaut 6/2x ? Combien vaut 6/2*x ?

Selon la priorité des opérations, comme la multiplication et la division ont la même priorité, ces opérations doivent être effectuées dans l'ordre, de la gauche vers la droite.

Ainsi, si x=3, 6/2*x = (6/2)*x = 3*x = 3*3 = 9, toutes les calculatrices vous le diront.

Pour les besoins de la cause, ne changeons rien en posant x = (1+2).

Reprenons :
6/2*(1+2) = 3 * (1+2) = 3 * 3 = 9.

Et qu'en est-il de 6/2(1+2) ?

À la maison, tout le monde (calculatrices, Wiris, Mathematica, ...) répond 9 ou réclame un opérateur entre le 2 et la parenthèse.



Sauf que... la multiplication implicite, enfant caché de Tante Sally, a réclamé sa place dans la famille PEDMAS et elle a non seulement obtenu gain de cause, mais elle a reçu compensation. La multiplication implicite a priorité sur la multiplication explicite et la division.

Ainsi, 6/2(1+2) = 6/[2(1+2)] = 1.




Texas Instrument
souligne également l'affaire.

Rassurons-nous, l'écriture tel-que-tel devrait mettre fin aux dilemmes.



Merci à Olivier pour la découverte.

Division d'une racine carrée

Quoi ?
Ce n'est pas parce que je suis payée pour répéter que je vais radoter ici sur ce blogue !
Nenni.

C'est plutôt la réflexion de Marie qui m'interpelle.

Je ne sais pas comment extraire une racine carrée et je trouve ça déplorable. Nous devrions être capables de faire à la main tout ce que l'on fait à la calculatrice et cette dernière devrait servir uniquement à accélérer le processus et non le remplacer. Mes parents sont capables de faire des racines carrées à la main, car il n'avait pas droit à la calculatrice au secondaire. Je suis capable de faire des divisions avec le crochet, mais demandez à un élève de secondaire 5, il sera probablement incapable de le faire, car il utilise toujours sa calculatrice. Je trouve que la situation ne fait que s'aggraver de génération en génération pour ce qui est de se passer de technologies.
Marie a tout à fait raison : on devient de plus en plus dépendants de la technologie.

Est-ce grave ?

Je me souviens, alors que j'étais jeune et insolente, j'assistais à la Polytechnique à une conférence sur l'utilisation de l'ordinateur dans les cours de mathématique et à l'époque (ça doit bien faire 20 ans), la salle était divisée en deux clans, les pros et ceux qui partageaient l'opinion que Marie présente. Un de ceux-là s'était levé pour s'indigner :

— Si on ne sait pas faire les opérations que font nos ordinateurs, si on devient dépendants de nos ordinateurs, que se passerait-il, par exemple, une panne électrique survient ?

Je me souviens avoir répondu alors :

— On ira tous jouer dehors.

Ces derniers temps, je m'amuse à taquiner mes étudiants. Aucun ne sait extraire une racine carrée à la main. (Bon, réglons ça tout de suite : dans la vie courante, quand est-ce qu'on a vraiment besoin d'extraire une racine carrée ? Enfin, je pose la question.) Tous savent additionner. La soustraction et la multiplication rebutent, mais ils y arrivent. La division, avec le crochet comme dirait Marie, oubliez ça. Un ou deux étudiants par groupe de 25.

Est-ce grave ?

Car il faut bien remarquer qu'on divise souvent.
Certains pour régner, mais ça, c'est une autre histoire.

J'essaie de penser à la dernière fois que j'ai divisé avec le crochet sans intention pédagogique et je ne trouve pas. Pourquoi prendre 3 minutes pour faire un calcul qu'une calculatrice fait en 2 secondes ? Ah mais le temps de trouver une calculatrice et le problème est fini... De késsé ? Des calculatrices, il y en a partout ! C'est à peine si les fours à micro-ondes n'en proposent pas (ce qui, soit dit entre nous, serait fort pratique).

Mais qu'arriverait-il si toutes nos calculatrices nous lâchaient en même temps ?

— Hum... 2578 $ divisés par 3... arrrrgggg ma calculatrice vient de me lâcher, as-tu la tienne ? Non. Hum... qu'est-ce qu'on va faire ?!!!

— Ben check, 2400 $ divisés par 3, ça fait 800 $, il nous reste 178 $ à diviser en 3, facque mettons 50 $ chaque, ça fait 150 $, il reste 28 $ à diviser, facque 9 $ et quelques. Tiens, on va dire 960 $, on ne s'obstinera pas pour quelques sous.

Tiens, tiens, tiens...

Ce qui est déplorable, chère Marie, ce n'est pas le fait que l'on doive prendre une calculatrice pour diviser ou extraire une racine carrée, cela s'appelle le progrès. Qui sait laver son linge à la main ? Qui sait faire des meubles ? Qui sait allumer un feu sans allumette ? Ce qui est déplorable, c'est de croire qu'en sachant effectuer les algorithmes de calcul cela nous permet de mieux comprendre les opérations en tant que telles. C'est faux. Les algorithmes sont aussi intrigants que l'intérieur d'un micro-ondes. S'ils en fascinent certains, la majorité n'a besoin d'en connaître que le produit fini.

Non Marie, ce qui est déplorable, c'est que l'on n’insiste pas sur le calcul mental simple ni sur la décomposition d'une opération pour calculer un résultat arithmétique d'usage courant sous prétexte qu'il existe des ressources (calculatrices) toujours disponibles. Ça, c'est déplorable. Quand je vois des étudiants prendre une calculatrice pour calculer 10*34 оou 6/3 ou 98+2, je trouve ça déplorable. Quand je vois que la décomposition d'opérations contenant des nombres est vite abandonnée pour laisser place à l'algèbre, souvent tout aussi rebutante qu'inutile de façon quotidienne, je trouve ça déplorable.

Parce que lorsque Champion sera enfin libéré de son obligation d'aller à l'école, des complétions de carrés et des divisions de polynômes, Marie, il n'en fera plus jamais de sa vie. Mais, quand il reviendra de son roadtrip dans sa minoune fatiguée et qu'il verra qu'il est à 135 km de chez lui, ça lui fera sans doute plaisir, dans ce moment où il ne serait pas très intelligent de prendre une calculatrice, de regarder le compteur et se dire :

120 km/h, une heure pour 120 km, 60 minutes pour 120 km, 1 minute pour 2 km.
Donc, si on divise la distance en 2, on obtient le nombre de minutes de route.
135 = 120 + 15.
120 km c'est une heure de route
15 / 2, c'est entre 7 et 8 minutes.
Je devrais être arrivé dans 1 h 10.
Si je ne pogne pas un autre ticket !
Tiens, si je roulais à la limite permise, ça ferait quoi ?
Une heure pour 100 km.
60 min pour 100 km, donc 60/100, c'est comme 6/10 qui est comme 3/5.
Ok, facque 3/5, on divise par 5 et on multiplie par 3.
135 = 100 + 35.
100 km, c'est une heure.
35 / 5 = 7
et 7 * 3 = 21.
Donc j'arriverais dans 1 h 21.

Hum... Alors rouler à 120 km/h à la place de 100 km/h me fait gagner à peu près 15 minutes.
Ça vaut-tu la peine ?

Mais non, puisque Champion n'a pas appris à faire de l'arithmétique, il met sa musique à fond la caisse, éteint son cerveau et appuie à fond sur le champignon.

Bibliothèque de Strahov - Mauvaise idée

Après les magnifiques vues de certaines villes en haute résolution (Londres, Paris, Dubaï), voilà que l'on s'intéresse maintenant aux intérieurs.

Voici une photo de 40 Gigapixels de la magnifique bibliothèque de Strahov, à Prague.



La photo est suffisamment précise pour que l'on puisse lire le titre des volumes des côtés.





Je ne comprends pas, cependant, pourquoi on n'a pas fermé aux visiteurs l'accès à la bibliothèque le temps de la photo. Enfin, allez voir ça, vous en aurez les jambes coupées !



Cube Rubik en 2 temps, 20 mouvements



Pour Monsieur A.



Symbole culturel de la grande intelligence, le cube de l'architecte hongrois Ernö Rubik est né en 1974 pour devenir dans les années 80 le casse-tête le plus populaire du monde. Peut-être est-ce parce que, comme son auteur le prétend, ce cube 3x3 est la représentation de la vie, des trilogies mère-père-enfant, eau-terre-air, ciel-purgatoire-enfer, la naissance-la vie- la mort. Quoiqu'il en soit, il est devenu le symbole culturel de l'intelligence supérieure.




Plus de 350 millions de cubes auraient été vendus partout dans le monde. Évidemment, l'algorithme de résolution a vite été diffusé, question d'avoir l'air intelligent ! Le plus populaire est celui de Lars Petrus. Mais plus rapide encore, la méthode des coins du montréalais Gaétan Guimond. Avec la méthode de Guimond (1982), le cube peut être complété après une cinquantaine de mouvements.

Les concours peuvent commencés. Guiness, le cube à une main, les yeux bandés, sous l'eau, avec les pieds... C'est le hollandais Erik Akkersdijk qui détient le record, ayant réussi le cube en 7,08 s en 2008.




Bof... lorsqu'il est question de temps, il y a toujours moyen de tricher !



Intéressons-nous plutôt aux mouvements.

Dès sa sortie mondiale en 1981, comme le prétendait Guimond, le mathématicien anglais Morwen Thistlethwaite a démontré que le cube pouvait être refait en moins de 51 mouvements.

Dix ans plus tard, on démontrait qu'il était possible de le faire en moins de 42 mouvements.

Puis, depuis 2008, le programmeur californien Tomas Rokicki s'est attaqué à l'affaire pour découvrir ce qu'il a appelé le nombre de Dieu : 20.

Comment ont-ils fait ?

Ce sont des programmeurs.
(La question que l'on ose : les mathématiciens ne seront-ils pas un jour obligés de trouver jolies ces démonstrations informatiques ?)

Ils ont donc considéré les 43 252 003 274 489 856 000 arrangements possibles sur le cube. Ils les ont divisés en 55 882 296 ensembles distincts (ils ont enlevé les recouvrements et les arrangements symétriques), puis, ils ont considéré les algorithmes permettant de résoudre le cube en 20 mouvements ou moins.

Il faut noté que Rokicki avait démontré en 2008 que le cube pouvait être fait en moins de 22 mouvements.

Ils ont ensuite programmé le tout et fait roulé le programme sur les 55 882 296 ensembles.

Après 35 ans de temps de processeur, ils ont obtenu une solution pour tous. Le cube peut donc être résolu en moins de 20 mouvements.

Mais est-ce le vrai vrai minimum ?

Les détails sont ici.

Enfin... pour ceux qui aiment se casser la tête.

École du futur ?



Regroupement d'étudiants en panique à la veille d'une évaluation.

"On ne comprend rien."


Ils trouvent un enseignant disponible à les aider et c'est dans le fond d'un laboratoire désaffecté qu'ils s'installent.

"Tous à vos tablettes, on partage une session."

La révision commence, les exercices, les notes s'écrivent simultanément sur toutes les tablettes électroniques. Les échanges se font. Tous participent. Chacun sur sa tablette, tous sur le même document. Tout est enregistré.

Tous pour un et un pour tous.

Trois étudiants arrivent après une heure.

"Nous avions un cours, on n'a pas pu arriver avant."

"Joignez-vous à la session, voilà l'adresse."


Et voilà, ils ont toutes les notes et toutes les explications de l'heure manquée.

École du futur ?

Non, cela s'est passé ce matin chez nous en technique de génie électrique.



Image : À l'école, Villemard 1910 (exposition bnf)

Localisation

Vous connaissez ceci ?



Comment palier à l'hétérogénéité d'un groupe ?
Une piste de solution : la baladodiffusion.

Le hic, c'est que cela demande beaucoup de temps de préparation et surtout (surtout) l'humilité d'accepter de se tromper ou de bafouiller... sinon, on finit comme Muriel Robin.

Vous voulez donner les coordonnées de ce point ? EH BIEN ACHETEZ-VOUS UN GPS !




Arrrggg... bon, je vais peut-être le refaire encore une fois.

Tomber dans le panneau



En ces temps difficiles, le Ministère des Transports compte investir 100 millions de dollars pour le changement de 40 000 panneaux routiers, afin que la population vieillissante qui conduit puisse bien les lire.

(Si vous voulez mon avis... l'emplacement du panneau peut aussi avoir son importance. Vous les voyez bien les arrêts et les panneaux jaunes dans les couleurs de l'été indien ?)

Comment expliquer une partie de ce coût ?



La plume qui cloue au sol



Nuage de cendres volcanique partant de l'Islande (en haut à gauche) et passant par l'Angleterre.

Cette poussière de pierre ponce provoquerait sur un avion qui en traverserait la plume un véritable feu d'artifice.


Le plus grave danger reste l'infiltration de poussière les réacteurs des avions qui, sous la grande chaleur, se vitrifierait en moins d'une minute pour réussir à étouffer les moteurs. De plus, la traversée à haute vitesse de cet abrasif effacerait non seulement toute trace de peinture sur la carlingue, mais givrerait les pare-brise de la cabine de pilotage... chose qui nuit grandement aux applaudissements pouvant suivre l'éventuel atterrissage de l'appareil...

Les radars des avions et même les satellites de surveillance météo n'ont pas été conçus pour surveiller les cendres volcaniques. Les météorologues basent donc leurs modèles sur la propagation des vents et sur l'analyse des concentrations de dioxyde de soufre qui suivent généralement les poussières volcaniques. La corrélation est assez forte entre les deux éléments pour que l'information soit envoyée aux contrôleurs aériens qui offriront aux pilotes une route alternative sécuritaire.

Évidemment, dans le cas d'un grand panache (c'est le terme français pour "plume", le nuage de cendres volcaniques), la réduction de l'espace aérien dans des cieux où l'on ne ménage ordinairement pas ses transports, entraîne forcément l'annulation de plusieurs vols.

Ainsi, grâce aux mathématiques, l'Eyjafjöll n'a causé aucune catastrophe aérienne et certains vols ont quand même pu se faire en toute sécurité.

Maintenant, ce ne sont pas les mathématiques qui décident de l'avion qui décolle de celui qui reste au sol. Ça, c'est sûrement une question politique, chose dont on a belle marre.


Image satellite : NEODASS/Université de Dundee

Mauvaises fréquentations

J'ai reçu, il y a longtemps, un message de l'ange Gaël. Gaël est un ange : il veille, suggère, n'impose pas, encourage. Un ange. Gaël m'invite donc à aller faire la vague.

~~~~~


Hum...


"À plusieurs ce sera mieux."

Hum...

~~~~~~~~~~


Puis, des semaines plus tard, j'ai croisé des oiseaux sur Twitter offrant des invitations à faire la vague.

De késsé ? C'est quoi l'intérêt ?


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Puis, quelques semaines plus tard, c'est mon ami Nado qui m'envoie l'invitation.

Ok, mais je n'en vois pas l'intérêt, que je lui ai dit.

Va voir, m'a-t-il dit en ajoutant la petite remarque qu'il faut pour que j'y aille. Je vous épargne mes points faibles que trop connaissent déjà.



Sous son influence, j'ai plongé. Enfin, juste un pied.

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~


Et puis, le terrible Jean-François a eu une idée terrible.
(Deux "terribles" dans une même phrase démontrent le danger de l'affaire.)

Évidemment, en terrible gourou, il ne pouvait pas me dévoiler son plan, il devait me faire mijoter, me faire cheminer. Et voilà ce qu'il m'envoie comme deuxième indice :



Pour bien comprendre tous les développements que l'on vit, toi et moi, voici un bien bref résumé, pas peaufiné du tout, avec de gros trous, mais qui te donnera le point de vue que j'adopte...

1970-1995 : début des ordinateurs (plus répandu), BBS, début du courriel, message en ligne (je ne me souviens plus du nom), AOL, Compuserve, etc. Point culminant : arrivée massive des ordinateurs personnels et Internet pour tout le monde.

1995-2008 : outils logiciels variés et répandus, forum, clavardage, présentation électronique, projecteur LCD, réseaux, réseaux sans fil, etc. Point culminant : Moodle et les portables. Je te fais remarquer que Moodle est aux divers outils qui existaient auparavant ce qu’est Google Wave à ce qui existe actuellement... Non?

2009- ? : Tablette Pc, Dyknow, Moodle, Google Wave...

Amusant non?

Et voici le second indice :




Comme je suis très allumée, j'ai cru que le lien n'était pas bon.

Vous le voyez, vous, le lien entre Sports Illustrated, Moodle et Google Wave ? La tablette ? Ha !

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~


Alors, ce matin, le Nado il a fini son cours rapidement et on s'est enfermé dans son bureau où il m'a exposé son idée.

Je suis encore sous le choc.

"Google wave, c'est le changement de paradigme du courriel. En éducation, il nous faut changer le paradigme du document."

Je lui laisse décrire son idée et vous dire le nom qu'il donne à ce nouveau type de document.

Moi, ce mélange futuriste d'ardoise électronique, Dyknow, Moodle, Google Wave, je l'ai appelé la Moodle Wave... et quand Jean-François m'a dit qu'il songeait rejoindre les collaborateurs de Moodle (Jean-François a collaboré à la traduction des premières versions de Moodle en français), je me suis dit que le futur n'est peut-être pas si lointain.

~~~~Et je fais la vague !~~~~

Enfin, c'est su !

Vous ne pourrez jamais imaginer tout ce qu'il y a de hauts et surtout de bas, de très très bas derrière tout cela, mais ce matin, c'est enfin fait, les gens de l'Outaouais apprennent ce que l'on prépare depuis des années !





Gatineau, le vendredi 20 février 2009 – Le Cégep de l’Outaouais est très heureux de pouvoir compter sur l’appui financier du ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport (MELS) afin de transformer les locaux et modifier l’équipement utilisé par le programme de Technologies du génie électrique.

« L’apport financier du gouvernement du Québec permettra de mettre à niveau des équipements désuets, de fournir des outils à la fine pointe de la technologie pour les étudiants et les enseignants du Cégep, affirme le président du conseil d’administration, monsieur Pierre Plangger. Il s’agit également d’une excellente nouvelle pour les entreprises de ce secteur parce qu’elles pourront compter sur une main-d’œuvre compétente, qualifiée et habilitée à travailler avec la technologie de pointe. »

Le programme de Technologies du génie électrique comporte deux volets, soit télécommunications et systèmes ordinés. L’aménagement des locaux et l’ajout d’équipements s’étaleront sur une période de trois ans.

Un nouvel outil pédagogique unique !

Le Cégep de l’Outaouais intégrera également un nouvel outil pédagogique dans son programme de Technologies du génie électrique, et ce, à compter de la session d’automne. La tablette PC, qui sera utilisée pour la première fois au Québec dans un programme de formation technique au collégial, est un ordinateur portable possédant un écran pivotant muni de logiciels spécifiques au génie électrique et permet d’écrire sur l’écran avec un stylet.

« Il s’agit d’un outil pédagogique fort intéressant. Les étudiants pourront donc résoudre, par exemple, un problème mathématique, un circuit, un programme en classe à l'aide des logiciels spécialisés tandis que les professeurs pourront corriger sur le champ les problèmes donnés en exercices », affirme la directrice générale du Cégep de l’Outaouais, madame Marielle Poirier.

L'accessibilité en classe à Internet ou au réseau, en tout temps, permettra aux étudiants de chercher de l'information pour résoudre leur problème. Le Cégep de l’Outaouais est à préparer l’intégration de cet outil auprès des étudiants actuels et futurs. Des prêts personnels et de l’aide financière seront offerts pour l’achat de matériel informatique.

Source : Direction des communications et des affaires corporatives du Cégep de l'Outaouais


C'est su, mais il reste tellement de travail à faire...

Monsieur Jobin parlait de saine indifférence, après trois ans à collaborer avec la gang de TGÉ à la construction de ce projet en TICE , j'affirme que si les enseignants ne font pas le virage TIC, ce n'est pas parce qu'ils sont indifférents, mais bien parce qu'ils sont sains... d'esprit, équilibrés.

On ne peut même pas imaginer la somme de travail que la mise en place de ce projet a exigé de la part des enseignants du programme de TGÉ, en particulier de Jean-François Nadeau qui a eu l'idée du projet et qui a coordonné son développement. Jean-François est un fou (normal, c'est mon ami !), un visionnaire, un perfectionniste, un professionnel.

Car avant de se lancer dans cette aventure, tout doit être pensé. Des prises électriques au support technique en passant par les outils de communication et de surveillance.

L'administration du Cégep nous a encouragé, c'est vrai. Hélas, elle ne peut pas nous offrir ce dont nous avons le plus besoin : du temps pour maîtriser ces technologies. Alors, qui enseignera aux élèves de TGÉ l'an prochain ? Des fous ! Des fous qui ne comptent pas leurs heures, qui se donnent entièrement aux élèves.

Quel programme se sera ! J'ai bien hâte en tout cas.

Pourvu qu'on réussisse à avoir des étudiants... car étonnamment les techniques de génie n'attirent plus les jeunes, ni chez nous, ni ailleurs au Québec.

Ubiquité informatique

Vous souvenez-vous des phénomènes à clé ?

Il y a longtemps, du temps où ils étaient hauts comme trois pommes, bien avant les Mac, du temps où les Commodores étaient des chanteurs et non des ordinateurs, on appelait "phénomènes à clé" ces enfants qui rentraient de l'école avant leurs parents et qui, par conséquent, passaient leurs journées avec la clé de leur maison autour du cou.

Ces enfants, aujourd'hui devenus grands, n'ont pas perdu leur habitude et ils continuent de passer leurs journées avec leur clé usb autour du cou.

Grâce aux services de garde, les phénomènes à clé existent moins.
Grâce à Dropbox, les phénomènes à clé de taille adulte peuvent recevoir l'étiquette "démodés".

Késsékessé Dropbox ?

Dropbox est un service d'hébergement en ligne gratuit qui synchronise vos documents et archive leurs diverses versions. Dropbox, c'est l'ubiquité informatique. C'est la clé ubs invisible.

Prenons un exemple totalement aléatoire.

Supposons que vous êtes un professeur de mathématique choyé. Votre école vous offre un ordinateur lent et désuet mais tout de même fonctionnel, le programme pour lequel vous travaillez vous offre l'ardoise électronique (un bonheur, je vous dis) et, qui dit prof dit travail à la maison, vous avez également un ordinateur dit personnel à la maison sur lequel vous préparez vos cours les soirs et les fins de semaine.

La veille d'un cours important, il vous vient une idée géniale. Les idées géniales ont souvent tendance à apparaître à la dernière minute. La nuit ne vous faisant pas peur, vous vous installez et travaillez, travaillez, travaillez, puis la fatigue (ou la raison) vous gagne. Vous sauvegardez et allez dormir.

Où avez-vous sauvegardé ?

Dans Dropbox, bien sûr, un dossier presque comme les autres sur votre ordinateur personnel.




Le lendemain, vous arrivez à l'école un peu en avance, vous ouvrez votre poste de travail et, dans votre répertoire Dropbox, vous retrouvez tous les fichiers déposés.

Vous terminez donc à l'école votre document, le sauvegardez et sa dernière version est automatiquement synchronisée. Vous arrivez en classe avec votre ardoise, pas besoin de transférer, dropbox vous offre la dernière version de votre document dans le répertoire bien en vue sur le bureau (ou là où vous l'aurez placé !!!).

On vous invite chez des amis pour la fin de semaine et pendant que tout le monde est parti se coucher vous décidez de faire les dernières corrections à votre document ? Il suffit d'aller sur le site de Dropbox récupérer votre document.




Et vous voyez, les anciennes versions des documents sont conservées. Ça peut être pratique...

Dropbox permet également de partager des documents (répertoire public). Pratique quand plusieurs personnes collaborent à un même travail.







La petite boîte se trouve ici.