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"On peut donc dire qu'une femme mathématicienne est contraire à la nature, dans un certain sens hermaphrodite. Les femmes érudites et artistes sont une dégénérescence. Ce n'est que par des mutations pathologiques que la femme peut acquérir des talents autres que ceux de maîtresse ou de mère."
Paul Möbius (1853-1907)
Neurologue
Spécialiste en hystérie
(Je ne sais pas pourquoi, mais j'ai l'impression que ce Möbius devait avoir une certaine facilité à provoquer des crises d'hystérie.)
Pour aller aux fonctions hyperboliques, il n'est pas interdit de partir de loin. Comme c'est l'été, partons de loin, loin, partons de la Grèce antique.
Si quelqu'un prétend connaître la biographie de Pythagore, souriez. Pythagore est d'abord et avant tout une légende. Sa biographie la plus ancienne date de plusieurs siècles après sa mort. Pas étonnant quand la mémoire de quelqu'un survit après tant d'années qu'on le décrive comme un dieu. Ce qui est bien, puisque cela nous permet de pouvoir broder un peu autour du personnage.
Pythagore a vécu au VIe siècle avant notre ère. Il est né et est demeuré jusqu'à 18 ans à Samos, ville de ses parents... enfin de son père...

Pour la chronique, rappelons simplement qu'à l'époque, les femmes étaient d'éternelles mineures qui n'avaient comme fonction que d'assurer la descendance des hommes. Elles vivaient entre elles, à part et elles ne recevaient généralement que l'éducation que leur mari voulait bien leur offrir. Les hommes avaient leurs appartements d'hommes et avaient des responsabilités de citoyens. Les garçons recevaient une éducation plus structurée et l'on peut croire qu'ils étaient relativement intégrés aux citoyens de la cité.
À 17 ans, il remporte les Olympiques à la boxe (pugilat).

À 18 ans, Polycrate prenant le pouvoir de Samos et agissant comme un guerrier ambitieux, Pythagore qui préfère les études s'enfuit. Il part à la rencontre de maîtres à l'extérieur de Samos. Il rencontre en particulier Thalès à Milet, celui qui grâce à un rapport de triangles semblables avait réussi à calculer la hauteur de la pyramide de Khéops tout en gagnant l'admiration du pharaon Amasis.
Il faut dire que la civilisation grecque voulait se démarquer des métèques en développant la logique, la philosophie, l'abstraction mathématique plutôt que de se restreindre à de simples algorithmes comptables.
Pendant plus de 20 ans, Pythagore a parcouru diverses régions, de la Grèce à la Mésopotamie en passant par l'Égypte, toujours à la recherche des plus grands penseurs de son époque. Il apprend la musique et les mathématiques. C'est de Babylone qu'il prendra l'habitude de porter le turban.

Vers 50 ans, il revient à Samos dans l'espoir de déverser son savoir. Nul n'étant prophète dans son pays, si on le consulte de toute la Grèce pour des questions politiques, ses recherches mathématiques n'intéressent personne... sauf un jeune homme qui lui sera dévoué au point de prendre son nom.
Pythagore au carré partent pour Crotone, un hameau au sud de l'Italie.
On raconte que sur la route, Pythagore aurait entendu la voix d'un ami décédé dans les gémissements d'un chien que l'on battait. Il aurait alors conclu que les animaux étaient des réincarnations des humains et dès lors, on le devine, il est devenu végétarien et ne se vêtait que de fibres végétales. On dit qu'il était très beau, très intelligent, que lorsqu'il parlait, il avait un grand pouvoir séducteur, un charisme fou. Pythagore avait tout du gourou et il cultivait sa réputation d'être exceptionnel.
C'est donc à Crotone qu'il fonde sa secte des Pythagoriciens et au sommet de sa popularité, être un disciple de Pythagore était un honneur, une grande marque de distinction. On disait qu'il était un devin, qu'il faisait des miracles (ressuscitant même l'un de ses esclaves), qu'il avait le don d'ubiquité, une cuisse en or...
Les Pythagoriciens vivaient dans une espèce de commune où ils partageaient tout et où ils avaient des règles dignes des plus belles sectes : silence de 5 ans aux nouveaux disciples, interdiction de porter des bagues, obligation de chausser le pied droit d'abord, absence d'excès, de gourmandise, interdiction de manger des fèves, obligation d'être fidèle et de s'abstenir de battre son épouse (!!!)... Pythagore servait de modèle d'austérité et de sagesse. Il parlait de délivrance de l'âme et, pour lui, la délivrance de l'âme s'obtenait par la dialectique et les mathématiques. Les mathématiques servaient de purgation de l'âme pour la débarrasser des souillures matérielles et du désordre, la dialectique amenait la délivrance. Le but est d'atteindre l'immortalité en se débarrassant des passions terrestres et en perçant les mystères du monde en découvrant les lois des nombres qui sont associés aux éléments de la nature.
Si l'on offrait à qui voulait l'entendre (femmes et étrangers compris) des sermons, les enseignements gardés secrets étaient uniquement réservés aux Pythagoriciens qui se divisaient en deux classes, en quatre degrés. La première classe composée d'exotériques était mise en attente ou recevait les enseignements sans explication comme des vérités incontestables souvent des disciples de la meilleure classe, soit les mathematikoi (qui signifie "choses apprises") qui eux allaient jusqu'à démontrer, analyser, rechercher.
Les exotériques du premier degré, les postulants, étaient choisis selon leurs apparences physiques, leurs personnalités ou... leurs contacts...
Le deuxième degré : Les néophytes étaient réduits au silence pendant quelques années et attendaient... Pythagore testait leur volonté.
Le troisième degré : Les auditeurs (acoustiques) étaient toujours réduits au silence, mais on leur balançait des règles et des théorèmes qu'ils devaient accepter et mémoriser.
Finalement, le plus haut degré, les ésotériques, soit les mathématiciens, avaient le droit de voir et de discuter avec le maître. Ils avaient leurs spécialités (politique, religion, musique, arithmétique, géométrie, astronomie), mais ils privilégiaient la science et la contemplation aux sciences humaines.
Inutile de préciser que toutes les découvertes faites par la secte portaient le nom du gourou. Pythagore. Rien ne démontre que Pythagore ait fait de la recherche en mathématiques. Il est donc probable que le théorème de Pythagore ne soit pas de Pythagore...
L'histoire se termine mal...
Les Pythagoriciens qui "défroquaient" étaient considérés comme morts par les autres. On les ignorait, on ne les saluait pas, on ne les reconnaissait pas. Ils n'existaent plus.
Un auditeur démontre un jour que le théorème voulant qu'il existe d'autres nombres que les nombres fractionnaires. Il démontre de façon incontestable que √2 est un nombre irrationnel. La légende dit que les mathématiciens l'auraient amené dans une barque loin de la rive, l'aurait jeté dans la Méditerranée où il se serait évidemment noyé. Hélas, le doute était semé, les principes fondamentaux enfreints, plusieurs Pythagoriciens auraient alors quitté la secte.
Il y avait également de la hargne chez les auditeurs qui enviaient les privilèges des mathématiciens et supportaient mal leur mépris. À titre d'exemple, les mathématiciens étaient élégamment vêtus de lin blanc alors que les exotériques n'avaient même pas le droit de se laver !
Finalement, un noble de Crotone, Cylon, se présente pour faire partie de la secte. Sa face ne plaisant pas, il est refusé. Il retourne en ville, propage le doute et la haine pour la secte. Il arrive à convaincre des gens d'aller incendier la résidence des Pythagoriciens, à les faire fuir hors de la ville.
Pythagore s'installe à Métaponte où la population continue à persécuter les siens. Une légende dit que s'enfuyant, Pythagore serait mort à 90 ans dans un champ de fèves...
Si quelqu'un prétend connaître la biographie de Pythagore, souriez. Pythagore est d'abord et avant tout une légende. Sa biographie la plus ancienne date de plusieurs siècles après sa mort. Pas étonnant quand la mémoire de quelqu'un survit après tant d'années qu'on le décrive comme un dieu. Ce qui est bien, puisque cela nous permet de pouvoir broder un peu autour du personnage.
Pythagore a vécu au VIe siècle avant notre ère. Il est né et est demeuré jusqu'à 18 ans à Samos, ville de ses parents... enfin de son père...
Pour la chronique, rappelons simplement qu'à l'époque, les femmes étaient d'éternelles mineures qui n'avaient comme fonction que d'assurer la descendance des hommes. Elles vivaient entre elles, à part et elles ne recevaient généralement que l'éducation que leur mari voulait bien leur offrir. Les hommes avaient leurs appartements d'hommes et avaient des responsabilités de citoyens. Les garçons recevaient une éducation plus structurée et l'on peut croire qu'ils étaient relativement intégrés aux citoyens de la cité.
À 17 ans, il remporte les Olympiques à la boxe (pugilat).
À 18 ans, Polycrate prenant le pouvoir de Samos et agissant comme un guerrier ambitieux, Pythagore qui préfère les études s'enfuit. Il part à la rencontre de maîtres à l'extérieur de Samos. Il rencontre en particulier Thalès à Milet, celui qui grâce à un rapport de triangles semblables avait réussi à calculer la hauteur de la pyramide de Khéops tout en gagnant l'admiration du pharaon Amasis.
Il faut dire que la civilisation grecque voulait se démarquer des métèques en développant la logique, la philosophie, l'abstraction mathématique plutôt que de se restreindre à de simples algorithmes comptables.
Pendant plus de 20 ans, Pythagore a parcouru diverses régions, de la Grèce à la Mésopotamie en passant par l'Égypte, toujours à la recherche des plus grands penseurs de son époque. Il apprend la musique et les mathématiques. C'est de Babylone qu'il prendra l'habitude de porter le turban.
Vers 50 ans, il revient à Samos dans l'espoir de déverser son savoir. Nul n'étant prophète dans son pays, si on le consulte de toute la Grèce pour des questions politiques, ses recherches mathématiques n'intéressent personne... sauf un jeune homme qui lui sera dévoué au point de prendre son nom.
Pythagore au carré partent pour Crotone, un hameau au sud de l'Italie.
On raconte que sur la route, Pythagore aurait entendu la voix d'un ami décédé dans les gémissements d'un chien que l'on battait. Il aurait alors conclu que les animaux étaient des réincarnations des humains et dès lors, on le devine, il est devenu végétarien et ne se vêtait que de fibres végétales. On dit qu'il était très beau, très intelligent, que lorsqu'il parlait, il avait un grand pouvoir séducteur, un charisme fou. Pythagore avait tout du gourou et il cultivait sa réputation d'être exceptionnel.
C'est donc à Crotone qu'il fonde sa secte des Pythagoriciens et au sommet de sa popularité, être un disciple de Pythagore était un honneur, une grande marque de distinction. On disait qu'il était un devin, qu'il faisait des miracles (ressuscitant même l'un de ses esclaves), qu'il avait le don d'ubiquité, une cuisse en or...
Les Pythagoriciens vivaient dans une espèce de commune où ils partageaient tout et où ils avaient des règles dignes des plus belles sectes : silence de 5 ans aux nouveaux disciples, interdiction de porter des bagues, obligation de chausser le pied droit d'abord, absence d'excès, de gourmandise, interdiction de manger des fèves, obligation d'être fidèle et de s'abstenir de battre son épouse (!!!)... Pythagore servait de modèle d'austérité et de sagesse. Il parlait de délivrance de l'âme et, pour lui, la délivrance de l'âme s'obtenait par la dialectique et les mathématiques. Les mathématiques servaient de purgation de l'âme pour la débarrasser des souillures matérielles et du désordre, la dialectique amenait la délivrance. Le but est d'atteindre l'immortalité en se débarrassant des passions terrestres et en perçant les mystères du monde en découvrant les lois des nombres qui sont associés aux éléments de la nature.
Si l'on offrait à qui voulait l'entendre (femmes et étrangers compris) des sermons, les enseignements gardés secrets étaient uniquement réservés aux Pythagoriciens qui se divisaient en deux classes, en quatre degrés. La première classe composée d'exotériques était mise en attente ou recevait les enseignements sans explication comme des vérités incontestables souvent des disciples de la meilleure classe, soit les mathematikoi (qui signifie "choses apprises") qui eux allaient jusqu'à démontrer, analyser, rechercher.
Les exotériques du premier degré, les postulants, étaient choisis selon leurs apparences physiques, leurs personnalités ou... leurs contacts...
Le deuxième degré : Les néophytes étaient réduits au silence pendant quelques années et attendaient... Pythagore testait leur volonté.
Le troisième degré : Les auditeurs (acoustiques) étaient toujours réduits au silence, mais on leur balançait des règles et des théorèmes qu'ils devaient accepter et mémoriser.
Finalement, le plus haut degré, les ésotériques, soit les mathématiciens, avaient le droit de voir et de discuter avec le maître. Ils avaient leurs spécialités (politique, religion, musique, arithmétique, géométrie, astronomie), mais ils privilégiaient la science et la contemplation aux sciences humaines.
Inutile de préciser que toutes les découvertes faites par la secte portaient le nom du gourou. Pythagore. Rien ne démontre que Pythagore ait fait de la recherche en mathématiques. Il est donc probable que le théorème de Pythagore ne soit pas de Pythagore...
L'histoire se termine mal...
Les Pythagoriciens qui "défroquaient" étaient considérés comme morts par les autres. On les ignorait, on ne les saluait pas, on ne les reconnaissait pas. Ils n'existaent plus.
Un auditeur démontre un jour que le théorème voulant qu'il existe d'autres nombres que les nombres fractionnaires. Il démontre de façon incontestable que √2 est un nombre irrationnel. La légende dit que les mathématiciens l'auraient amené dans une barque loin de la rive, l'aurait jeté dans la Méditerranée où il se serait évidemment noyé. Hélas, le doute était semé, les principes fondamentaux enfreints, plusieurs Pythagoriciens auraient alors quitté la secte.
Il y avait également de la hargne chez les auditeurs qui enviaient les privilèges des mathématiciens et supportaient mal leur mépris. À titre d'exemple, les mathématiciens étaient élégamment vêtus de lin blanc alors que les exotériques n'avaient même pas le droit de se laver !
Finalement, un noble de Crotone, Cylon, se présente pour faire partie de la secte. Sa face ne plaisant pas, il est refusé. Il retourne en ville, propage le doute et la haine pour la secte. Il arrive à convaincre des gens d'aller incendier la résidence des Pythagoriciens, à les faire fuir hors de la ville.
Pythagore s'installe à Métaponte où la population continue à persécuter les siens. Une légende dit que s'enfuyant, Pythagore serait mort à 90 ans dans un champ de fèves...
Il y a trois choses dont il ne faut pas parler en public : de sexualité, de politique et de religion. Parlons donc des trois en même temps !
Mais d'abord, réfléchissons à Euclide.
Signe des temps, ces dernières années, on prétend qu'Euclide, comme Dieu, n'aurait jamais existé. Il s'agirait d'un personnage inventé. Sa bible, Les Éléments, aurait en fait été rédigée par plusieurs disciples partageant une vision de la géométrie.

Essentiellement, la géométrie euclidienne repose sur des postulats dont le cinquième que certains ont mis en doute.

"Et si une droite tombant sur deux droites, fait les angles intérieurs du même côté plus petits que deux droits, ces deux droites, prolongées à l'infini, se rencontreront du côté où les angles sont plus petits que deux droits." (Source : Trigo facile)
En d'autres mots, par un point extérieur à une droite passe une et une seule parallèle.
En 1813, Gauss commence à douter de ce postulat.
Et si ce n'était pas vrai ?
Et s'il existait plusieurs parallèles ?
Et s'il n'en existait aucune ?
Faites votre choix, aujourd'hui tout cela est admis sans problème dans le merveilleux monde des mathématiques.
Revenons à nos moutons.
Le cours Éthique et culture religieuse ne fait pas le bonheur de certains parents.
Selon le MELS, dans ce cours :
Revenons à nos brebis égarées :
La nouvelle a choqué le monde entier.
Ils ont été nombreux mes amis blogueurs à lancer des roches au pape.
Revenons à nos agneaux.
Comme la géométrie, les religions reposent sur des postulats que l'on appelle des dogmes.
Un des dogmes de la religion catholique vient du cinquième commandement : tu ne tueras point.
Tuer signifiant "enlever la vie", il faut définir quand commence la vie, or pour les Catholiques, la vie commence dès qu'il y a fécondation.
Apporter des exceptions à des dogmes, surtout à un dogme aussi fondamental, c'est comme changer de géométrie. Ce n'est plus le même monde. Ce n'est plus la même foi.
Mais ce n'est pas non plus la fin du monde. Ce n'est pas la première foi que l'on protesterait dans l'église catholique (cf Cours éthique et culture religieuse).
Mon cher Monsieur Boucher qui a fortement influencé ma formation et mon enseignement disait à Radio-Canada lors de l'émission Second Regard consacrée à Darwin :
"Si on accepte l'hypothèse qu'il existe un dieu qui a créé le monde, le dieu que la science actuelle nous présenterait est beaucoup plus extraordinaire que le petit dieu anthropomorphe que l'on peut lire dans la Bible."
Si Dieu existe, il ne peut qu'être mathématique.
Et ce qu'il y a de plus extraordinaire, c'est que dans la religion mathématique, on accepte les cathos, les excommuniés, les athées, les protestants, les juifs, les raéliens... nommez-les, on accepte !
Note : Platon disait que la géométrie permet de se libérer de ses problèmes, de s'élever au-dessus de soi. J'espère sincèrement que cette fillette de 9 ans rencontrera quelqu'un qui saura lui faire aimer toute sa vie la géométrie.
Mais d'abord, réfléchissons à Euclide.
Signe des temps, ces dernières années, on prétend qu'Euclide, comme Dieu, n'aurait jamais existé. Il s'agirait d'un personnage inventé. Sa bible, Les Éléments, aurait en fait été rédigée par plusieurs disciples partageant une vision de la géométrie.
Essentiellement, la géométrie euclidienne repose sur des postulats dont le cinquième que certains ont mis en doute.

"Et si une droite tombant sur deux droites, fait les angles intérieurs du même côté plus petits que deux droits, ces deux droites, prolongées à l'infini, se rencontreront du côté où les angles sont plus petits que deux droits." (Source : Trigo facile)
En d'autres mots, par un point extérieur à une droite passe une et une seule parallèle.
En 1813, Gauss commence à douter de ce postulat.
Et si ce n'était pas vrai ?
Et s'il existait plusieurs parallèles ?
Et s'il n'en existait aucune ?
Faites votre choix, aujourd'hui tout cela est admis sans problème dans le merveilleux monde des mathématiques.
Revenons à nos moutons.
Le cours Éthique et culture religieuse ne fait pas le bonheur de certains parents.
Selon le MELS, dans ce cours :
Votre enfant apprend progressivement à :
* connaître la place importante du catholicisme et du protestantisme dans l'héritage religieux du Québec;
* découvrir la contribution du judaïsme et des spiritualités des peuples autochtones à cet héritage religieux;
* connaître des éléments d'autres traditions religieuses apparues récemment dans la société québécoise.
Revenons à nos brebis égarées :
La nouvelle a choqué le monde entier.
La mère d'une fillette de 9 ans a découvert la semaine dernière, en l'accompagnant à l'hôpital pour des douleurs au ventre, qu'elle était enceinte de jumeaux depuis quatre mois. Son beau-père de 23 ans abusait d'elle et de sa soeur aînée handicapée, âgée de 14 ans. Ce dernier a été emprisonné. Mais c'est l'avortement de cette petite fille qui a déclenché une véritable polémique. La loi brésilienne interdit l'interruption volontaire de grossesse, sauf en cas de viol ou de danger pour la mère. « Nous avons agi légalement, explique l'un des médecins. « La patiente (qui pèse à peine 33 kg et mesure 1,35 m) a été violée et sa vie était en danger. »
Il n'empêche, Mgr José Cardoso Sobrinho, archevêque de Recife (nord-est du Brésil) a décidé d'excommunier la mère et l'équipe médicale qui a pratiqué l'avortement. Le Vatican lui a donné raison : « L'Eglise a toujours défendu la vie et doit continuer à le faire », a affirmé le cardinal Giovanni Battista Re, responsable de l'Eglise d'Amérique latine, dans le quotidien italien La Stampa. Un point de vue critiqué par le président Lula : « En tant que chrétien et catholique, je déplore sincèrement que l'Eglise catholique ait un comportement aussi conservateur. »
Source : 20minutes.fr
Ils ont été nombreux mes amis blogueurs à lancer des roches au pape.
Revenons à nos agneaux.
Comme la géométrie, les religions reposent sur des postulats que l'on appelle des dogmes.
Un des dogmes de la religion catholique vient du cinquième commandement : tu ne tueras point.
Tuer signifiant "enlever la vie", il faut définir quand commence la vie, or pour les Catholiques, la vie commence dès qu'il y a fécondation.
Apporter des exceptions à des dogmes, surtout à un dogme aussi fondamental, c'est comme changer de géométrie. Ce n'est plus le même monde. Ce n'est plus la même foi.
Mais ce n'est pas non plus la fin du monde. Ce n'est pas la première foi que l'on protesterait dans l'église catholique (cf Cours éthique et culture religieuse).
Mon cher Monsieur Boucher qui a fortement influencé ma formation et mon enseignement disait à Radio-Canada lors de l'émission Second Regard consacrée à Darwin :
"Si on accepte l'hypothèse qu'il existe un dieu qui a créé le monde, le dieu que la science actuelle nous présenterait est beaucoup plus extraordinaire que le petit dieu anthropomorphe que l'on peut lire dans la Bible."
Si Dieu existe, il ne peut qu'être mathématique.
Et ce qu'il y a de plus extraordinaire, c'est que dans la religion mathématique, on accepte les cathos, les excommuniés, les athées, les protestants, les juifs, les raéliens... nommez-les, on accepte !
Note : Platon disait que la géométrie permet de se libérer de ses problèmes, de s'élever au-dessus de soi. J'espère sincèrement que cette fillette de 9 ans rencontrera quelqu'un qui saura lui faire aimer toute sa vie la géométrie.
Lire ainsi Leibniz, ça donne des palpitations de bonheur.
Merci au Mathoscope pour cette sublime référence.
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Merci au Mathoscope pour cette sublime référence.
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Pour ne pas cogner des clous sur l'ennuyante 417 ce matin, j'écoutais Radio-Canada. Christiane Charette y recevait le pneumologue Pierre Mayer pour discuter des troubles du sommeil.
Parlons-en du sommeil !
Je connais la cause puisque je suis très cartésienne dans le dodo !
De santé fragile, René Descartes a eu toute sa vie le privilège de pouvoir vivre dans son fuseau horaire personnel, c'est-à-dire de sortir du lit à une heure décente soit jamais avant 11 heures. Hélas, il répond à l'invitation de Catherine de Suède qui l'oblige à lui donner des leçons à 5 heures du matin. Quel vice caché ! Dans le froid, l'obscurité du nord l'hiver, épuisé par le décalage horaire imposé, il y reste à peine 5 mois, attrape un vilain rhume qui se transforme en pneumonie et meurt.
Le manque de sommeil peut être mortel.
D'accord, rien pour vous convaincre, cette histoire s'est tout de même déroulé en 1650.
Mais aujourd'hui, en 2009, voici ce que Amélie Daoust-Boisvert publie dans Le Devoir :
En fait, ce que le docteur Mayer disait ce matin à la radio, c'est que s'il vous manque deux heures de sommeil, votre état se rapproche de l'ébriété. Je peux détailler, je connais la cause : réflexe lent, difficulté de concentration, fonctionnement automatique, impression de flou.
Quand j'ai des cours à 8 heures (chose qui m'arrive hélas trop souvent), comme alors je n'ai souvent que 3 ou 4 heures de sommeil dans le corps (ça, c'est de l'ébriété), il m'arrive d'entrer en classe et de faire le concours du "plus poqués". (Les étudiants vivent le même délai de phase que moi, mais dans leur cas, c'est normal !) Quand leur nombre est significatif, on ferme l'éclairage de la classe 30 secondes avant de commencer le cours. Le "Ahhhh..." de bonheur qui en résulte est immanquable. Essayez voir.
Or, le bon docteur Mayer le disait ce matin : le moment idéal pour donner des cours au secondaire devrait être entre 13 h et 19h.
Je seconde !
Bien sûr, chers lecteurs en phase avec votre fuseau horaire, vous trouverez que ça n'a pas d'allure, comme le criaient les parents des élèves de l'école de Berthierville. Mais pensons-y un peu...
Postulats :
De nos jours, rares sont les foyers où un des conjoints restent à la maison.
Les adolescents vivent un délai de phase naturel qui les portent à se lever tard et à se coucher tard.
Un parent préfère savoir que son ado dort à la maison que son ado s'occupe à faire pfffff... je-ne-sais-pas-trop-quoi-il-n'a-jamais-de-devoir.
Changements à apporter :
- Accorder 90 minutes de pause dîner aux parents d'ados.
- Horaire des écoles secondaires et de la première année de Cégep de 13 h à 19 h.
Déduction de bonheur :
Le parent travaille en matinée pendant que son ado dort.
Si possible, il rentre à la maison pour manger avec lui. (Pas de boîte à goûter à préparer !) puis l'amène à l'école en retournant travailler
ou
L'ado se prépare sa bouffe avec ce qu'il trouve dans la maison et non dans les distributrices de vieux sandwiches de l'école ou alors, il va rencontrer ses amis au café du coin avant d'aller à l'école.
Le parent rentre du travail, se détend un peu, puis prépare le souper.
L'ado rentre de l'école dans une maison chaleureuse avec un parent qui l'attend et un bon repas.
Le temps de faire les devoirs (si devoir il y a, mais il devrait y avoir !) avant que le parent aille au lit, l'ado pouvant se lever tard, il pourra ensuite trainer... en faisant ce qu'il fait maintenant de toute façon... sauf que là, le parent n'est plus obligé de lui crier après pour qu'il aille se coucher, il pourra dormir ce qu'il a à dormir ! Et puis, compte tenu que les ados ont besoin de plus d'heures de sommeil (en moyenne 10 heures par nuit), en supposant qu'il se lève à 10 heures le matin, ça l'amène au lit à minuit... (ce que moi j'appelle se coucher tôt).
Enfin, c'est une proposition !
Sur ce, il est une heure du matin et je dois être en classe tout à l'heure à 8 heures. Le retour de l'état d'ébriété matinal (sans alcool). Car je n'ai aucun trouble du sommeil, j'ai des troubles du réveil !
Ah Descartes, dans mon pays de froid et de neige, veux-tu bien me dire pourquoi la direction de mon Cégep se prend pour Catherine de Suède ?
Pour ne pas cogner des clous sur l'ennuyante 417 ce matin, j'écoutais Radio-Canada. Christiane Charette y recevait le pneumologue Pierre Mayer pour discuter des troubles du sommeil.
Parlons-en du sommeil !
Je connais la cause puisque je suis très cartésienne dans le dodo !
De santé fragile, René Descartes a eu toute sa vie le privilège de pouvoir vivre dans son fuseau horaire personnel, c'est-à-dire de sortir du lit à une heure décente soit jamais avant 11 heures. Hélas, il répond à l'invitation de Catherine de Suède qui l'oblige à lui donner des leçons à 5 heures du matin. Quel vice caché ! Dans le froid, l'obscurité du nord l'hiver, épuisé par le décalage horaire imposé, il y reste à peine 5 mois, attrape un vilain rhume qui se transforme en pneumonie et meurt.
Le manque de sommeil peut être mortel.
D'accord, rien pour vous convaincre, cette histoire s'est tout de même déroulé en 1650.
Mais aujourd'hui, en 2009, voici ce que Amélie Daoust-Boisvert publie dans Le Devoir :
En termes de coûts sociaux, l'insomnie pèse tellement lourd sur le Québec qu'elle compétitionne avec les frais de la principale cause de mortalité, le cancer. Encore plus étonnant, la perte de productivité au travail et la consommation d'alcool des insomniaques coûtent plus cher que leurs visites chez le médecin ou que la prise de médicaments.
Selon la plus récente étude du chercheur Charles Morin, du Centre de recherche Université Laval Robert-Giffard de Québec, les troubles du sommeil privent la province de 6,6 milliards de dollars par année en coûts directs et indirects.
En fait, ce que le docteur Mayer disait ce matin à la radio, c'est que s'il vous manque deux heures de sommeil, votre état se rapproche de l'ébriété. Je peux détailler, je connais la cause : réflexe lent, difficulté de concentration, fonctionnement automatique, impression de flou.
Quand j'ai des cours à 8 heures (chose qui m'arrive hélas trop souvent), comme alors je n'ai souvent que 3 ou 4 heures de sommeil dans le corps (ça, c'est de l'ébriété), il m'arrive d'entrer en classe et de faire le concours du "plus poqués". (Les étudiants vivent le même délai de phase que moi, mais dans leur cas, c'est normal !) Quand leur nombre est significatif, on ferme l'éclairage de la classe 30 secondes avant de commencer le cours. Le "Ahhhh..." de bonheur qui en résulte est immanquable. Essayez voir.
Or, le bon docteur Mayer le disait ce matin : le moment idéal pour donner des cours au secondaire devrait être entre 13 h et 19h.
Je seconde !
Bien sûr, chers lecteurs en phase avec votre fuseau horaire, vous trouverez que ça n'a pas d'allure, comme le criaient les parents des élèves de l'école de Berthierville. Mais pensons-y un peu...
Postulats :
De nos jours, rares sont les foyers où un des conjoints restent à la maison.
Les adolescents vivent un délai de phase naturel qui les portent à se lever tard et à se coucher tard.
Un parent préfère savoir que son ado dort à la maison que son ado s'occupe à faire pfffff... je-ne-sais-pas-trop-quoi-il-n'a-jamais-de-devoir.
Changements à apporter :
- Accorder 90 minutes de pause dîner aux parents d'ados.
- Horaire des écoles secondaires et de la première année de Cégep de 13 h à 19 h.
Déduction de bonheur :
Le parent travaille en matinée pendant que son ado dort.
Si possible, il rentre à la maison pour manger avec lui. (Pas de boîte à goûter à préparer !) puis l'amène à l'école en retournant travailler
ou
L'ado se prépare sa bouffe avec ce qu'il trouve dans la maison et non dans les distributrices de vieux sandwiches de l'école ou alors, il va rencontrer ses amis au café du coin avant d'aller à l'école.
Le parent rentre du travail, se détend un peu, puis prépare le souper.
L'ado rentre de l'école dans une maison chaleureuse avec un parent qui l'attend et un bon repas.
Le temps de faire les devoirs (si devoir il y a, mais il devrait y avoir !) avant que le parent aille au lit, l'ado pouvant se lever tard, il pourra ensuite trainer... en faisant ce qu'il fait maintenant de toute façon... sauf que là, le parent n'est plus obligé de lui crier après pour qu'il aille se coucher, il pourra dormir ce qu'il a à dormir ! Et puis, compte tenu que les ados ont besoin de plus d'heures de sommeil (en moyenne 10 heures par nuit), en supposant qu'il se lève à 10 heures le matin, ça l'amène au lit à minuit... (ce que moi j'appelle se coucher tôt).
Enfin, c'est une proposition !
Sur ce, il est une heure du matin et je dois être en classe tout à l'heure à 8 heures. Le retour de l'état d'ébriété matinal (sans alcool). Car je n'ai aucun trouble du sommeil, j'ai des troubles du réveil !
Ah Descartes, dans mon pays de froid et de neige, veux-tu bien me dire pourquoi la direction de mon Cégep se prend pour Catherine de Suède ?

Le mathématicien français Adrien Douady (1935 - 2006) était le Hubert Reeves des nombres complexes.
L'Académie des sciences dit de lui :
Douady était à la fois un tombeur de problèmes ("problemkiller") et un semeur d'idées. Une conversation mathématique avec lui était toujours un régal, et il savait vulgariser les mathématiques à tous les niveaux et par tous les moyens, dont les films. [...] Il prêtait une grande attention à l'enseignement, et plus généralement à la transmission des savoirs. Il avait impulsé une bonne partie des études faites en France et dans le monde sur la didactique des mathématiques. Il était très aimé des étudiants qui appréciaient toutes les faces de son originalité et il les aimait en retour. Sa mort a causé une profonde émotion dans le milieu mathématique où il n'avait que des amis. Il était lauréat du prix Ampère (1989) et membre correspondant de l'Académie des sciences (1997).
Photo : Michel Zinsmeister
Cette suite du vidéo du billet précédent doit certainement exister en version originale française !
Durée: 15 minutes
Durée: 15 minutes
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Le jeu en ligne Math en jeu produit par l'équipe du SMAC de l'Université Laval est certainement intéressant.

Le joueur choisit un personnage et la durée d'une partie, son but est de réussir à répondre à plus de questions mathématiques que ses adversaires. Les adversaires peuvent être choisis aléatoirement parmi les participants, mais des salons peuvent aussi être crées pour jouer avec ses "vrais" amis.
À l'inscription, le joueur donne son niveau (Secondaire I à V), à l'ouverture de la partie, il sélectionne son personnage et le niveau de difficulté des questions. Il ne lui reste plus qu'à se déplacer pour ramasser des objets, mais pour bouger, il faut avoir la bonne réponse à la question et plus vous voulez aller loin, plus la question sera difficile. Les pas de géants sont pour les géants en maths !
Je me suis inscrite en mentionnant un niveau secondaire 1... le niveau fafabébé... eh bien les questions ne sont pas si "fafa" que ça ou alors ma première année de secondaire est bien bien loin dans ma mémoire... Hum... vous arrivez à décoder le mot QJTDJOF rapidement vous ?
Si le joueur peut se déplacer lorsqu'il a une bonne réponse, s'il en a une mauvaise, il doit attendre 15 secondes avant de pouvoir continuer à jouer. Pendant ce temps, on lui présente la solution et ses adversaires font des points !!!
Les parties peuvent durer 1, 3, 5, 10, 15 minutes jusqu'à une heure.
Mais le plus chouette est une primeur : Jean-Marie de Koninck, le maître du SMAC, me racontait cet après-midi que son équipe travaille à ajouter un volet professeur pour ce site. Ainsi, un professeur inscrit pourrait choisir un thème (supposons la géométrie) et convier ses élèves dans un salon réservé.
"Devoir ce soir : rendez-vous à 20 heures sur Math en jeu au salon Euler pour une partie de 20 minutes."
Les élèves n'auront alors que des questions de géométrie et le professeur, après le jeu, recevra les statistiques de ses élèves.
La banque contient actuellement plus de 3500 questions et elle s'enrichit avec le temps. La conception graphique s'améliorera aussi pour plaire aux jeunes (on pense ajouter une section de clavardage, plus de personnages...)
Trève de blablatage, allez plutôt y jouer !
Comme Monsieur de Koninck, je vous recommande fortement de vous inscrire comme élève de première secondaire... si c'est trop fafa, vous n'aurez qu'à augmenter votre niveau.
Alors, on se retrouve dans mon salon ?
Le jeu en ligne Math en jeu produit par l'équipe du SMAC de l'Université Laval est certainement intéressant.
Le joueur choisit un personnage et la durée d'une partie, son but est de réussir à répondre à plus de questions mathématiques que ses adversaires. Les adversaires peuvent être choisis aléatoirement parmi les participants, mais des salons peuvent aussi être crées pour jouer avec ses "vrais" amis.
À l'inscription, le joueur donne son niveau (Secondaire I à V), à l'ouverture de la partie, il sélectionne son personnage et le niveau de difficulté des questions. Il ne lui reste plus qu'à se déplacer pour ramasser des objets, mais pour bouger, il faut avoir la bonne réponse à la question et plus vous voulez aller loin, plus la question sera difficile. Les pas de géants sont pour les géants en maths !
Je me suis inscrite en mentionnant un niveau secondaire 1... le niveau fafabébé... eh bien les questions ne sont pas si "fafa" que ça ou alors ma première année de secondaire est bien bien loin dans ma mémoire... Hum... vous arrivez à décoder le mot QJTDJOF rapidement vous ?
Si le joueur peut se déplacer lorsqu'il a une bonne réponse, s'il en a une mauvaise, il doit attendre 15 secondes avant de pouvoir continuer à jouer. Pendant ce temps, on lui présente la solution et ses adversaires font des points !!!
Les parties peuvent durer 1, 3, 5, 10, 15 minutes jusqu'à une heure.
Mais le plus chouette est une primeur : Jean-Marie de Koninck, le maître du SMAC, me racontait cet après-midi que son équipe travaille à ajouter un volet professeur pour ce site. Ainsi, un professeur inscrit pourrait choisir un thème (supposons la géométrie) et convier ses élèves dans un salon réservé.
"Devoir ce soir : rendez-vous à 20 heures sur Math en jeu au salon Euler pour une partie de 20 minutes."
Les élèves n'auront alors que des questions de géométrie et le professeur, après le jeu, recevra les statistiques de ses élèves.
La banque contient actuellement plus de 3500 questions et elle s'enrichit avec le temps. La conception graphique s'améliorera aussi pour plaire aux jeunes (on pense ajouter une section de clavardage, plus de personnages...)
Trève de blablatage, allez plutôt y jouer !
Comme Monsieur de Koninck, je vous recommande fortement de vous inscrire comme élève de première secondaire... si c'est trop fafa, vous n'aurez qu'à augmenter votre niveau.
Alors, on se retrouve dans mon salon ?
... quand on se dit comme ça que, sur la courbe de notre vie, telle journée a été incontestablement un minimum relatif potentiellement éligible à devenir un minimum absolu.
À quoi servent les mathématiques que nous apprenons à l’école ?
La question est tout simplement brutale.
Au tout début de ma carrière, il y a quelques centaines d’année, j’ai lu un livre fort intéressant dont je n’ai hélas gardé aucune référence. Dans mon souvenir, il avait été écrit par Stella Baruk et la couverture était bleue !!! On y décrivait le mathématicien comme un schizophrène et on suggérait aux élèves de décontenancer leurs professeurs de mathématique en leur demandant à quoi cette discipline servait dans la vraie vie. Or, le mathématicien vit dans sa réalité toute mathématique. Il voit des mathématiques partout. Tout est mathématique, même Dieu ! C'est Galilée qui disait que le livre de la nature est écrit par un mathématicien.
Mais, dans les faits, concrètement, à quoi ça sert ?
Bien sûr, rares sont les recherches en sciences qui ne s’appuient pas sur des modélisations mathématiques. La mathématique devient l’outil par excellence pour la description, la simplification, l’optimisation et la prédiction de phénomènes ou de situations. Sans mathématique, on retourne loin derrière la frontière de la préhistoire. Le calcul est sans doute né bien avant l’écriture. Mais, entre nous, outre le dénombrement et les opérations arithmétiques élémentaires (addition, soustraction, multiplication, division, pourcentage, règle de trois), qu’est-il vraiment utile de savoir en mathématique ? Que ceux qui font des produits tensoriels tous les jours lèvent la main. Que tous les adultes qui résolvent des équations algébriques et en esquissent leurs graphiques toutes les semaines se lèvent. Même les ingénieurs, après avoir, lors de leur formation académique, fait des mathématiques vertigineuses avoueront que, dans la pratique, ils utilisent peu ou prou toutes ces démonstrations sur lesquels ils ont bûché pour ne pas être rejetés de leur programme. On n’envoie plus les hommes sur la lune avec des règles à calculer dans leurs bagages. L’ordinateur s’occupe de tout. Bien sûr, derrière ses programmes, il se cache quelques mathématiciens, mais ils sont trop peu nombreux pour justifier l’obligation de la formation mathématique actuelle dans toutes nos écoles, dans tous les programmes secondaires.
La formation mathématique à l’école serait-elle alors un instrument de clivage ? Pourquoi sinon seuls les étudiants manipulant avec aisance les notions de calcul différentiel et intégral, d’algèbre linéaire et de géométrie vectorielle sont-ils admis dans les programmes contingentés comme médecine dans lesquels on ne leur demandera plus par la suite que d’être capables de faire des règles de trois et d’avoir des notions élémentaires de statistique ?
Loin d’être Dieu, voilà la mathématique devenue simple femme de ménage. Rêvez, professeurs de mathématique, rêvez de votre monde parfait où les parallèles ne se rencontrent jamais, où l’infini n’est jamais atteint, où ce que l’on fait d’un côté d’une équation doit être aussi justement fait de l’autre côté, où "d'une tasse de thé on peut faire une théorie" (Citation d'Erdos). Rêvez, cela vous fera oublier que vous n’êtes rien d’autre que des tortionnaires, ceux qui fermeront les portes de l’avenir dont plusieurs rêvaient.
Les mathématiques, ça ne sert à rien.
Constatez par vous-mêmes. Prenez un échantillon de 100 personnes de diverses tranches d’âge et demandez-leur à quoi leur servent les mathématiques qu’elles ont apprises. La plupart les aura de toute façon oubliées. La preuve en est que de nombreux parents ne sont pas capables d’aider leurs enfants ou leurs ados dans leurs exercices de mathématique. Pourtant, ces parents gagnent très bien leur vie, la plupart du temps beaucoup plus confortablement que les enseignants de mathématique.
Les mathématiques, ça ne sert à rien.
Constatez par vous-mêmes. On baisse les exigences en mathématique dans les programmes où l’on manque d’étudiants, on coupe les cours de mathématique quand l’on reconstruit les programmes. Et pourquoi l’ingénieur, le physicien ne serait-il pas capable de donner les quelques notions de mathématique utiles dans ses cours ? Non seulement ces spécialistes savent-ils résoudre des problèmes mathématiques propres à leur domaine, mais en plus, contrairement aux mathématiciens, ils savent à quoi ces notions servent !
Les cours de mathématique, ça ne sert à rien.
Je suis diplômée en rêverie et professeur d’inutilité.
Parlant d’inutilité, quelle est la différence entre un dessin d’enfant que l’on mettra au recyclage en cachette et une toile de Miro ? Pourquoi le musée des beaux-arts du Canada a-t-il payé 1,8 million de dollars pour les trois bandes de Voix de feu ? Voyez, un prof de maths, ça coûte moins cher aux contribuables !
Cet après-midi, j’ai rencontré Madame Lise Lapierre. Une autre de ces rencontres bouleversantes orchestrée par Martine Saint-Germain. Dans un texte nommé La place et l’importance de l’attitude essentielle dans l’enseignement qu’elle a écrit avec Jacques Marchand, elle dit :
De la même façon qu’on n’est pas peintre simplement parce qu’on sait dessiner, on n’est pas non plus musicien simplement parce qu’on sait lire la musique et qu’on connaît suffisamment bien les techniques d’exécution de tel instrument. Être musicien, cela passe par toutes ces connaissances et exercices techniques, mais cela ne peut pas se réduire à cela. Si l’on admet que la finalité essentielle poursuivie est de devenir un véritable musicien, alors il suit de là que l’élève en musique doit comprendre avec ses profs qu’il ne peut devenir musicien sans développer une certaine attitude fondamentale qui est ni plus ni moins l’attitude essentielle de tout musicien, la manière d’être, de sentir et d’agir qui caractérise tout musicien.
Quelle est l’attitude essentielle de tout mathématicien ?
Plusieurs diront la rigueur, la logique, l’analyse. C’est vrai, mais ces attitudes caractérisent tous les scientifiques. L’ingénieur les possède et il n’est pas matheux pour autant.
Quand mes étudiants me demandent qu’est-ce qu’on fait lorsque l’on étudie en mathématique à l’université, je leur résume la chose à ceci :
Définitions, postulats, théorème, démonstration, théorème, démonstration, théorème, démonstration, théorème, démonstration...
Un matheux, c’est quelqu’un qui, avec les règles d’un jeu donné, bâtit un monde imaginaire, le décrit dans ses moindres rouages, le combine pour analyser ses structures, le compare. C’est quelqu’un qui après avoir réussi une démonstration en trois pages s’émerveille de la voir réalisée en trois lignes par un collègue. Et je ne vous raconte pas le plaisir intense qu’il ressent quand, pour un théorème donné, il arrive à trouver trois manières différentes de le démontrer. C’est quelqu’un qui se dit qu’il doit bien y avoir une astuce pour résoudre cette énigme, ce casse-tête, pour régler le cas d’un théorème. C’est quelqu’un qui ne se satisfait pas du fait que l’ordinateur n’a pas trouvé de contre-exemple à une conjecture. Il en veut la démonstration formelle. C’est quelqu’un qui, lorsqu’il fait une affirmation, se demande si c’est toujours vrai. Quelqu'un qui se demande si l'ensemble des ensembles est un ensemble. L’ingénieur et le physicien veulent savoir quel est le résultat d’un calcul pour pouvoir l’appliquer. Le mathématicien veut savoir si la solution existe, dans quels cas le calcul fonctionne, peu importe à quoi il sert, peu importe si son résultat est 5 ou 34. Le mathématicien arrête sa démonstration quand il ne reste plus qu’à “ploguer” les valeurs numériques, ce que j’appelle “faire de la job d’ingénieur”. L’important pour lui est de vérifier si la solution existe. L’ingénieur ne veut que la formule de laquelle il obtiendra les résultats pour que son projet fonctionne.
L’ingénieur ou le physicien dira à l’élève ayant une difficulté en mathématique : “Regarde, ce n’est pas comme ça qu’il faut faire, ça se fait comme ça et ça sert à ça.” Le mathématicien lui dira : “Regarde, ça ne peut pas se faire comme ça pour telle raison, mais tu peux le faire comme ça ou si tu préfères, comme ça, ou comme ça aussi, ça revient au même. De quelle façon préfères-tu le faire ? Mais je ne peux pas te dire dans la vraie vie à quoi ça sert.”
Les mathématiques, c’est plus que de la technique de résolution, c’est une attitude face au problème.
Faire des mathématiques, c’est être dépourvu devant un théorème et chercher des astuces pour le démontrer. Il faut parfois plusieurs lemmes pour s’aider. Il s’agit de trouver la combinaison gagnante, ce qui nous fera sortir de l’impasse. Combien de fois mes étudiants me disent qu’ils ont passé des heures sur un problème, bloqués. Je leur pose alors les mêmes questions : Que veux-tu montrer ? Qu’est-ce que tu sais ? Qu’est-ce qu’on peut faire à cette étape de résolution ? Où cela nous mène-t-il ? On s’approche ou on s’éloigne de notre but ? Et souvent, ils trouvent par eux-mêmes la démonstration... qu’ils concluent non pas par un CQFD, mais un “c’est rien que ça ?”.
Mais, ça ne vous fait pas penser à la résolution de problème en médecine ça ? Vous ne pensez pas qu’on démontrera que l’on peut vaincre le cancer quand on essaiera une autre façon de résoudre qu’en prenant la médecine traditionnelle ? Aucun médecin n’aura besoin de savoir que les matrices idempotentes différentes de l'identité sont toutes singulières. Mais quand il sera découragé de ne pas trouver de quoi souffre son patient, il se rappellera peut-être du bon vieux temps de son Cégep quand la vie était si facile et quand il avait essayé pendant des heures de trouver une matrice idempotente générale et que finalement la démonstration se faisait en une ligne en pensant prendre un déterminant. Bien sûr, il aura tout oublié des détails mathématiques qui sont somme toute inutiles, mais il se souviendra, peut-être inconsciemment, que la solution était là, tout près, mais qu’il n’y avait simplement pas pensé, il n’avait pas tout considéré, qu’il n’avait pas pensé que telle théorie aurait pu lui être utile. Alors, comme le docteur House, il sortira son tableau blanc, il se dira qu’est-ce que je veux, qu’est-ce que je sais, qu’est-ce que je peux faire à cette étape, où cela m’amènera-t-il, on s’approche ou on s’éloigne de notre but... et devant l’impasse, comment pourrai-je résoudre ce problème autrement, à quoi n’ai-je pas pensé. Et le patient sera sans doute fort heureux que son médecin ait appris cette gymnastique mentale en faisant des mathématiques plutôt qu’en utilisant son corps !!!
Et, le soir venu, après une journée remplie de mathématiques cachées et inconscientes, le médecin, comme son patient, s’assoira pour aider son enfant qui sera bloqué sur un devoir de mathématique et il lui dira :
“Pffff, je ne peux pas t’aider, j’ai tout oublié mes maths. Je ne sais bien pas pourquoi ils vous font faire ça à l’école, ça ne sert tellement à rien ! Tu demanderas à ton prof, je suis certain qu’il ne sait pas à quoi sert ce qu'il vous enseigne. Mais bon, s’il le faut, on te prendra un tuteur, il faut que tu passes avec une bonne note, sinon tu ne pourras pas entrer dans ton programme. Rassure-toi, après, tu n'en feras plus de mathématique."
.

Les blogues s'intéressant aux mathématiques au Québec sont rares. Si vous en connaissez, envoyez-moi leurs adresses, ça presse ! Il est donc tout à fait honteux que je ne parle ici de Jean-Marie de Koninck que maintenant. Mais, comme le dit le proverbe, vieux motard que j'aimais... euh... vaut mieux tard que jamais.
Il pourrait être intéressant de faire un "vox pop" et de demander aux gens dans la rue qui est Jean-Marie de Koninck. Je crois que la plupart vous dirait qu'il est un analyste sportif que l'on voit à Radio-Canada lors des compétitions de natation, en particulier qu'il est l'analyste officiel des épreuves olympiques de natation depuis 1976. C'est bien lui.
D'autres, des amateurs de party de Noël, vous diraient peut-être que c'est à lui que l'on doit Nez Rouge , programme qui se propage en France, en Suisse, en Belgique... au Portugal... C'est bien lui.
Les plus jeunes vous diront peut-être qu'il est le présentateur passionné par les mathématiques du projet SMAC (Science et mathématique en action). C'est lui.
Les potineurs vous diraient qu'il vient d'une famille "célèbre", fils du philosophe théologien Charles de Koninck (dont l'un des pavillons de l'Université Laval porte le nom) et dont 6 des 11 enfants deviennent professeurs dans diverses universités, il est en particulier le frère du géographe Rudolph et du philosophe Thomas qui aurait été l'inspiration du personnage du Petit Prince de Saint-Exupéry. C'est lui.
Dans le monde des mathématiciens, Jean-Marie de Koninck est un chercheur reconnu spécialiste de la théorie des nombres, passionné par les nombres premiers. Il est aussi président de l'Association mathématique du Québec (AMQ).
La première fois que j'ai entendu parlé de Jean-Marie de Koninck, c'est par un ami, Tatane de son surnom, qui l'ayant eu comme entraineur de natation, avait choisi de le suivre jusqu'à faire des mathématiques. Comment un entraineur de natation peut-il donner le goût de faire des maths à un jeune ? C'était bien la question que je me posais jusqu'à ce que j'assiste lors d'un séminaire à une présentation de Jean-Marie de Koninck. Vous savez ces présentations sur des sujets extrêmement compliqués desquelles vous ressortez en ayant l'impression d'avoir tout compris ? Pourtant, la théorie des nombres, ce n'est pas ma tasse de thé. La dernière fois que je l'ai rencontré, c'est il n'y a pas si longtemps, alors qu'il s'amusait en toute simplicité avec des clowns lors d'un show-math.
Je ne vous raconte pas l'effet qu'il a eu la foule de jeunes et de moins jeunes qui assistaient à cette conférence.
Un ambassadeur des mathématiques.
Jean-Marie de Koninck.
Si tous les enseignants avaient sa passion et sa capacité à communiquer, le décrochage scolaire ne serait pas ce qu'il est.
Les blogues s'intéressant aux mathématiques au Québec sont rares. Si vous en connaissez, envoyez-moi leurs adresses, ça presse ! Il est donc tout à fait honteux que je ne parle ici de Jean-Marie de Koninck que maintenant. Mais, comme le dit le proverbe, vieux motard que j'aimais... euh... vaut mieux tard que jamais.
Il pourrait être intéressant de faire un "vox pop" et de demander aux gens dans la rue qui est Jean-Marie de Koninck. Je crois que la plupart vous dirait qu'il est un analyste sportif que l'on voit à Radio-Canada lors des compétitions de natation, en particulier qu'il est l'analyste officiel des épreuves olympiques de natation depuis 1976. C'est bien lui.
D'autres, des amateurs de party de Noël, vous diraient peut-être que c'est à lui que l'on doit Nez Rouge , programme qui se propage en France, en Suisse, en Belgique... au Portugal... C'est bien lui.
Les plus jeunes vous diront peut-être qu'il est le présentateur passionné par les mathématiques du projet SMAC (Science et mathématique en action). C'est lui.
Les potineurs vous diraient qu'il vient d'une famille "célèbre", fils du philosophe théologien Charles de Koninck (dont l'un des pavillons de l'Université Laval porte le nom) et dont 6 des 11 enfants deviennent professeurs dans diverses universités, il est en particulier le frère du géographe Rudolph et du philosophe Thomas qui aurait été l'inspiration du personnage du Petit Prince de Saint-Exupéry. C'est lui.
Dans le monde des mathématiciens, Jean-Marie de Koninck est un chercheur reconnu spécialiste de la théorie des nombres, passionné par les nombres premiers. Il est aussi président de l'Association mathématique du Québec (AMQ).
La première fois que j'ai entendu parlé de Jean-Marie de Koninck, c'est par un ami, Tatane de son surnom, qui l'ayant eu comme entraineur de natation, avait choisi de le suivre jusqu'à faire des mathématiques. Comment un entraineur de natation peut-il donner le goût de faire des maths à un jeune ? C'était bien la question que je me posais jusqu'à ce que j'assiste lors d'un séminaire à une présentation de Jean-Marie de Koninck. Vous savez ces présentations sur des sujets extrêmement compliqués desquelles vous ressortez en ayant l'impression d'avoir tout compris ? Pourtant, la théorie des nombres, ce n'est pas ma tasse de thé. La dernière fois que je l'ai rencontré, c'est il n'y a pas si longtemps, alors qu'il s'amusait en toute simplicité avec des clowns lors d'un show-math.
Je ne vous raconte pas l'effet qu'il a eu la foule de jeunes et de moins jeunes qui assistaient à cette conférence.
Un ambassadeur des mathématiques.
Jean-Marie de Koninck.
Si tous les enseignants avaient sa passion et sa capacité à communiquer, le décrochage scolaire ne serait pas ce qu'il est.
Le Coyote dévoile aujourd'hui la bande annonce d'un nouveau film espagnol. Un suspense réunissant quatre mathématiciens (Pascal, Hilbert, Galois et Oliva) dans une pièce afin de résoudre une grande énigme. Mais laquelle ? À eux de trouver, car avec le temps, les murs de la pièce dans laquelle ils se trouvent se referment sur eux.
Voici la bande annonce en anglais, mais je vous invite à aller voir l'originale sur le site du film, car, non seulement y présente-on le film, mais on trouve le moyen de vous le faire vivre de façon un peu plus réelle. Trailer 2.0 ? Presque !
Une rumeur voudrait que l'énigme soit liée à la conjecture de Goldbach (Tout nombre entier pair supérieur à 2 peut s'écrire comme la somme de deux nombres premiers.)... Houhouhou...
J'espère seulement que ce film sera distribué de ce côté-ci de l'océan.
Voici la bande annonce en anglais, mais je vous invite à aller voir l'originale sur le site du film, car, non seulement y présente-on le film, mais on trouve le moyen de vous le faire vivre de façon un peu plus réelle. Trailer 2.0 ? Presque !
Une rumeur voudrait que l'énigme soit liée à la conjecture de Goldbach (Tout nombre entier pair supérieur à 2 peut s'écrire comme la somme de deux nombres premiers.)... Houhouhou...
J'espère seulement que ce film sera distribué de ce côté-ci de l'océan.
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