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Pensée impure

Et si l'école n'était obligatoire que pour le primaire. Révisons même les programmes du primaire que pour y apprendre l'essentiel pour être fonctionnel dans la vie : lire, écrire, compter, faire du sport, avoir une saine alimentation, un peu d'anglais, un minimum d'histoire et de géographie, du civisme et un peu de moral et c'est tout. Enfin, y a-t-il autre chose de vraiment essentiel ?

Fini le primaire, le jeune a le choix. Ses parents ont le choix.
Il existe des CPE pour les jeunes enfants, pourquoi pas des CPE pour les ados ? C'est ce qu'ils veulent, c'est ce que les parents veulent, donnons-leur !

Et ainsi, les écoles deviendront des écoles.
Les apprenants pourront apprendre.
Les enseignants arrêteront de faire du travail d'éducateurs de CPE.
Et quand les élèves feront de l'ingérence, on n'aura qu'à les inviter à sortir.
Fini la prison obligatoire jusqu'à 16 ans.

Quand ils nous reviendront, ils seront avides d'apprendre.
Et s'ils ne nous reviennent pas... eh ben !!!

Mais que ferons-nous alors avec tous ces profs sans emploi ?
Hellllllllllllllo ! On est en pénurie de profs !!! C'est peut-être la solution !!!

Ce qui donne de la valeur à un bien, c'est sa rareté.
Il est temps que l'éducation retrouve sa valeur.

Commentaires

Gooba a dit…
Je vote pour. Quand présentes-tu ce projet de loi??
cabachand a dit…
Quand j's'rais grande j'veux être heureuse,
Savoir dessiner un peu,
Savoir m'servir d'une perceuse,
Savoir allumer un feu,
Jouer peut-être du violoncelle,
Avoir une belle écriture,
Pour écrire des mots rebelles
A faire tomber tous les murs !

Si l'école permet pas ça
Alors je dis : 'Halte à tout ! '
Explique-moi, Papa,
C'est quand qu'on va où ?

=====
Renaud, C'est quand qu'on va où?
Monsieur A a dit…
Je me rappelle d'avoir lancé cette idée impure lors d'un cours universitaire...

C'est, à mon avis, ce qui pourrait rendre la réforme un chef d'oeuvre! Donner un enseignement diversifié à des élèves intéressés à recevoir l'apprentissage.

J'adore cette idée!
Gilles G. Jobin a dit…
C'est aussi mon avis.
À partir de 12 ans, l'enfant devrait avoir le choix.
Et s'il __décide__ pour l'école (cette dernière n'a pas à "savoir" que c'est le choix des parents), et bien qu'on lui laisse entendre que la condition essentielle pour qu'il y reste est sa motivation à apprendre.
S'il ne veut rien savoir de l'école, qu'il s'arrange avec ses parents!

L'école secondaire, lieu d'apprentissage? Ben voyons donc !!! Elle n'est une vaste garderie, et ce depuis les années 70.

J'ai enseigné 20 ans à l'éducation des adultes __ET JE SAIS__ qu'il n'est jamais trop tard pour décider d'apprendre.
Sylvain a dit…
Intéressante perspective pour la réflexion ! Aucunement admissible (ou absolument inadmissible) pour n'importe quel administrateur du "système" qui ne jure que par les quelque 5000$ que génère une "tête de pipe", mais bon !...

Qui aura le courage de présenter ce projet sous forme de modification sérieuse à la LIP (étrange acronyme pour Loi sur l'Instruction Publique !) ?
Anonyme a dit…
Vous avez mon vote!
Missmath a dit…
Houhouhouhouhouhou...
Vous me faites peur !
Gooba a dit…
Non, non, ce n'était pas pour te faire peur. Mais si tu savais à quel point j'aurais envie de me retrouver, parfois, devant une classe auto-motivée!! C'est certain que ça fait partie de ma job de les intéresser à la connaissance, mais avec tout le reste (TC, élèves intégrés, comités, alouette), ça gruge beaucoup d'énergie! J'aimerais avoir des élèves allumés et allumants... Qui ont envie d'être là...
bibconfidences a dit…
On pourrait commencer par valoriser les autres enseignements, comme les écoles d'arts et métiers. Ce serait bien que chacun soit à l'endroit qui lui convient. Je vote pour aussi, il est où le bulletin? De vote naturellement, parce que l'autre....
Anonyme a dit…
Un autre pour! On serait enfin débarasser des urluberlus qui freinent le reste du groupe en faisant des conneries... C'est peut-être juste un peu trop radical, mais bon... ;-)
Anonyme a dit…
*débarassés
Anonyme a dit…
Je crois que peu d’enseignants peuvent se targuer de ne jamais avoir été assailli par cette pensée impure, Missmath. Toutefois, que fait-on avec ces ados? Des CPE d’ado? Qu’est-ce que ça mange en hiver un CPE d’ado? C’est un parking?

Je trouve la suggestion de Bibco intéressante. Intensifier les efforts déjà consentis pour valoriser la formation professionnelle.

Avant de modifier la loi sur l’instruction publique, il serait de nous rappeler que dans sa forme actuelle :

Elle autorise le renvoie d’un élève par une CS.

Dans un parcours sans retard scolaire, les élèves peuvent quitter dès la fin de la quatrième secondaire (la LIP stipule que la fréquentation scolaire obligatoire s’arrête le dernier jour de classe au cours de laquelle l’élève a 16 ans). Avec une seule année de retard on parle de troisième secondaire.

Si l’on s’oriente vers une telle solution, il faut se rappeler le commentaire de M. Jobin et maintenir une offre de service accessible pour tous ceux et celles qui veulent raccrocher à l’âge adulte.

Pour terminer, à 12 ans, ça m’inquiète.

« partir de 12 ans, l'enfant devrait avoir le choix.
Et s'il __décide__ pour l'école (cette dernière n'a pas à "savoir" que c'est le choix des parents), »

Désolé M. Jobin. À cet âge, l’école doit savoir et préserver le droit d’un enfant d’aller à l’école même si l’école doit aller à l’encontre de la volonté des parents. C’est ainsi actuellement et je ne crois pas que, comme société, nous devions laisser des jeunes de 12 ou 13 ans à la merci de parents dysfonctionnels. La Loi sur la protection de la jeunesse n’a pas été mise en place pour créer de l’emploi.
Gilles G. Jobin a dit…
«Désolé M. Jobin. À cet âge, l’école doit savoir et préserver le droit d’un enfant d’aller à l’école même si l’école doit aller à l’encontre de la volonté des parents»

En fait, ce que je dis c'est que l'école DOIT accepter un enfant qui veut y venir quelque que soit la volonté des parents. Mais si l'enfant ne VEUT PAS apprendre dans l'institution scolaire alors qu'il "s'arrange" avec ses parents.

Je suis d'accord que les familles dysfonctionnelles sont un problème. Mais est-ce à l'école de régler ça? Si on répond oui, il faudrait équiper l'école d'une armée de travailleurs sociaux. Je comprends bien le "instruire-socialiser-qualifier" dans le rôle de l'école, mais cela doit se faire, à mon avis, dans le cadre du programme de formation. Or si le jeune n'en veut tout simplement pas, que peut-on y faire???

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